Accueillir ses hôtes en anticipant leurs moindres désirs, telle est la marque de fabrique de Catherine Spieth Ducret, la directrice du Cézanne. Alors pour atteindre ses objectifs, celle-ci aime à prendre le contre-pied de ce que font les autres. C’est-à-dire mettre à disposition dans la salle des ordinateurs des claviers anglo-saxons, offrir des petits-déjeuners d’exception - omelette aux truffes, pancake au melon… - jusqu’à midi, disposer dans chacune des 55 chambres une carte postale timbrée, ou bien encore donner accès gratuitement au minibar. Rien de pire en effet comme dernier contact que la note des consommations.
Pédagogie et dialogue
Passer de 3 à 4 étoiles constitue donc une suite logique pour cet établissement qui cultive sa différence. Suite à d’importants travaux achevés en 2008, seules quelques adaptations ont été nécessaires. “Dès que j’ai eu connaissance de cette nouvelle nomenclature, je me suis précipitée sur l’occasion, précise Catherine Spieth Ducret. Je communique pour le moment davantage sur le concept.” Un peu de pédagogie et de dialogue vont en effet être nécessaires, car beaucoup de clients assimilent prix à étoile. Et si le Cézanne était jusqu’à présent le plus cher des trois étoiles, il devient désormais le moins cher des quatre étoiles.