Marcel Brouzes était éleveur sur le plateau de l’Aubrac quand sa femme, Maria, a eu l’opportunité d’acheter un hôtel en 1964. “On n’était pas du métier mais on s’est pris au jeu. On a assis notre réputation en faisant manger les maquignons les jours de foire et en vendant la viande de notre exploitation au restaurant”, souligne le propriétaire.
L’établissement, sobrement baptisé L’Aubrac, qui disposait de 6 chambres, en compte 32 aujourd’hui. Le bar précède deux salles de restaurant et un jardin. Aux beaux jours, les clients y pique-niquent en dégustant la viande achetée sur place.
Jusqu’à 40 salariés
Emmanuela, l’une des deux filles, a repris en 2005 l’affaire avec son mari, Vincent Favier, lui aussi aveyronnais, dont la famille exploite depuis trois générations deux brasseries-tabacs à Paris. Sandra, sa plus jeune sœur, travaille également dans l’établissement tandis que Sébastien, leur frère, a succédé à leur père à la tête de l’exploitation agricole.
“On développe les séminaires, les séjours à thème, on travaille avec des tour-opérateurs. On dispose de 5 gîtes sur l’exploitation agricole et on emploie jusqu’à 40 salariés suivant la saison”, déclare Vincent Favier. Marcel Brouzes, bien que retraité, assure tous les matins à 6 h 30 l’ouverture du bar.