“Mon arrière-grand-père pensait que l’ouverture de la route du Galibier entraînerait du passage, c’était un visionnaire”, relate Régine Tonone, dont l’aïeul Nicolas Magnin, avec son épouse Hélise Falcoz, a fondé le Grand Hôtel de Valloire et du Galibier en 1890.
Aujourd’hui, l’édifice se niche au cœur de la station de sports d’hiver, au pied des pistes. Depuis 1992, après sa grand-mère et sa mère, Régine Tonone dirige l’hôtel avec son époux, Gilles Tonone, cuisinier et fils d’hôtelier. Le bâtiment marque ainsi l’histoire de la station depuis quatre générations. “J’ai été élevée dans ce milieu, j’ai toujours su que je reprendrai l’affaire”, explique la responsable. Après des études dans l’hôtellerie, Régine Tonone part travailler à Paris, Arcachon... “Il me semblait indispensable d’aller faire mes armes ailleurs. C’est ce que je conseillerai à mes enfants, dont l’un a intégré une école hôtelière.”
Aujourd’hui, le Grand Hôtel de Valloire et du Galibier (Logis 3 cheminées, 3 cocottes) accueille deux sortes de clients. L’hiver, les skieurs, à 95 % Français, affluent. L’été, ce sont les vacanciers sillonnant la route des Alpes qui font étape à Valloire. Le passage du Tour de France - qui attire beaucoup d’étrangers - est également une aubaine pour les hôteliers.
Ouvert de mi-juin à mi-septembre et de mi-décembre à avril, la fréquentation des 40 chambres ressemble à celle de toutes les régions montagneuses : “Nous sommes tributaires du temps”, explique Régine. La fidélisation de la clientèle revêt alors une importance vitale : “Malgré toute la promotion que l’on peut faire, le bouche à oreille reste notre meilleure publicité.”