A la suite des excès commis par certains sites qui fondent leur fréquentation sur la critique anonyme et sans contrôle des établissements, les hôteliers envisagent une action auprès des instances de l'Union européenne pour mettre un terme à des agissements dommageables pour la profession.
Bob Cotton, chef exécutif de la "British Hospitality Association" confirme que de nombreux hôteliers en Europe sont entrain d'essayer de persuader la Commission Européenne de revoir les règles de fonctionnement des sites concernés, afin de garantir l'identification des auteurs des "posts" et d'empêcher des manoeuvres déloyales à l'égard de concurrents.
Réunis récemment à Barcelone, plusieurs dirigeants d'hôtels ont appelé les responsables de l'industrie hôtelière à adopter les standards d'identification en vigueur en Allemagne.
M.Cotton a indiqué qu'à la suite de discussions à Bruxelles, il apparait que le fonctionnement de certains sites doit être sérieusement rééquiilbré en faveur des professionnels.
D'autres hôteliers ne sont pas disposés à attendre, et envisagent des actions contentieuses, notamment à l'encontre de Trip Advisor, dont le dernier "exploit"-une liste des "hôtels les plus sales"- est susceptible de poursuites pénales, la seule défense des animateurs du site étant d'affirmer que les résultats de ce classement reposent sur "un algorythme approprié", des "outils automatiques "étant chargés de détecter les usages abusifs.
Pas sur que ces explications apportent une réponse satisfaisante à tous les hôtels et les restaurants victimes de pratiques abusives . Il est temps que les organisations professionnelles françaises se joignent à l'ensemble de leurs collègues pour appuyer une démarche commune auprès de Bruxelles.
Sans attendre les effets de la seule bonne nouvelle de ce dossier: selon le site "hotelmarketing.com", qui reprend un rapport de Forrester Research, l'usage des sites de réservations en ligne devrait considérablemnt se ralentir d'ici 2014 en raison de l'absence d'innovation dans les services apportés à la clientèle.