Face au reproche formulé par certains élus que la ville manquerait de chambres, les professionnels réunis au sein du club insistent : les hôtels n'affichent complet qu'une dizaine de jours par an, pour quelques grandes manifestations. Les taux d'occupation ont baissé ces deux dernières années, de 66 à 57 %. Les bons résultats de la saison touristique en Auvergne “ont surtout profité aux campings et chambres d'hôte” souligne Yves Giraud, président du club. Sans oublier la chute de la clientèle d'affaire, effet de la crise économique. Créé en 2004, le Club hôtelier clermontois regroupe 46 hôtels, soit 70 % de la capacité de l'agglomération, et 2 400 chambres.
Autre point de contention, la vétusté présumée des hôtels : “Nous investissons entre 3 et 5 % de nos chiffres d'affaires dans nos établissements”, réplique Yves Giraud.
Le Club hôtelier a remis à nouveau sur le tapis la question de l’obsolescence de la signalétique : des panneaux indiquent des maisons fermées depuis longtemps. Gênant pour l'image de la ville… La taxe de séjour reste elle à uniformiser, plaident-ils. Les communes de l'agglomération devraient s'aligner sur Clermont et instaurer une taxe de séjour. Cela permettrait de mettre des moyens financiers en face des projets.
Heureusement, des atouts existent : Vulcania, le tramway, le Zenith. Mais l'aéroport est en perte de vitesse et la promesse d'un TGV en 2020 encore trop lointaine.