L’Hôtellerie Restauration : Pourquoi ne trouve-t-on pas de jeunes de moins de 30 ans dans l’hôtellerie nantaise ?
Florent Cibert : L’investissement de base est très lourd, que l’on soit dans l’achat d’un fonds de commerce ou une création. Ensuite, nous sommes confrontés, à Nantes, à une très rude concurrence des résidences services (+ 20 % de chambres existantes en 2009 et 3 nouvelles créations à venir, NDLR) qui contribue à tendre fortement le marché.
Il existe néanmoins des solutions ?
Tout d’abord il faut être diplômé en hôtellerie. Lorsque j’ai acheté l'hôtel Pommeraye, je n’avais pas 30 ans, mais les banques ont été séduites par mon diplôme de l’école hôtelière de Lausanne. Aujourd’hui, elles sont frileuses avec les non professionnels. L’autre solution consiste à sortir des emplacements de choix. En ville ou à la campagne, on peut trouver de petits hôtels d’une dizaine de chambres où l’on travaille à deux sans compter pendant quelques années avant éventuellement de vendre.
Il faut aussi se démarquer des autres comme vous le faites ?
Oui, à l’hôtel nous jouons sur la qualité de l’accueil et de l’ambiance en invitant des artistes à résidence pendant un an. Cette approche permet de nous démarquer, d’attirer les médias et de fidéliser une nouvelle clientèle.