Il est des personnages qui sont indissociables d’un lieu. Norbert Prévot en fait partie. Trente-cinq années de vie professionnelle, toutes passées entre les murs du lycée hôtelier Raymond Mondon de Metz qu’il a vu ouvrir en 1975, en ont fait un incontournable de l’établissement mosellan. À Mondon, il était un peu plus qu’un chef des travaux. Tour à tour chef d’orchestre, bras droit du proviseur, travailleur de l’ombre, gérant ici les emplois du temps, organisant là les ateliers ou encore échafaudant de nouvelles formations, de nouveaux cursus, il n’a jamais ménagé sa peine. “C’est vrai que je me suis toujours impliqué à 100 % dans la vie de l’établissement. À tel point que je le considère comme ma maison personnelle. D’ailleurs, je commettais souvent le lapsus de dire ‘maison’ quand je parlais du lycée”, s’amuse le futur retraité.
“Professionnellement, je crois que j’ai été une personne chanceuse, j’ai toujours entretenu de bonnes relations avec mes proviseurs (il en aura ‘usé’ trois, ndlr) et mes collaborateurs. Bien sûr, il y a parfois eu des tensions mais c’est le cas dans toutes les familles”, affirme-t-il quand il s’agit de dresser un bilan de sa carrière. Sa principale fierté reste la réussite des élèves. “Certains sont devenus des chefs étoilés comme Éric Maire, d’autres des restaurateurs reconnus tel Denis Stalter. Le lycée a également sorti des MOF comme Luc Gamel, qui officie aujourd’hui sur la Côte d’Azur. Et j’en oublie d’autres, qu’ils me pardonnent.”
Exigeant avec lui-même comme il l’est avec les autres, Norbert Prévot aura porté haut les valeurs de l’excellence. “J’aime beaucoup cet aphorisme d’Albert Schweitzer : ‘L’exemplarité n’est pas la meilleure façon d’influencer les autres, c’est la seule’”. À méditer.