La 33° promotion de sommeliers-conseils récompensée à la veille de l’automne, rassemblait 27 personnes (21 hommes et 6 femmes) venus des différentes régions françaises mais aussi de Taiwan, du Canada, du Liban et de l’île Maurice. Pour la plupart, ils étaient issus de la restauration, du tourisme, mais aussi certains provenaient de secteurs très écartés du milieu viticole. Pour les étudiants étrangers il s’agit d’acquérir une large culture du vin, tant au niveau de sa production que sur la consommation, afin de lancer ou conforter, en particulier les vins français dans leurs pays, ce qui représente pour eux une distinction professionnelle très intéressante. De plus en plus, le système français de la formation professionnelle continue facilite les conditions de financement des études.L’enseignement, qui s’est déroulé en continu du 1er avril au 4 juillet, les a conduits à développer leur aptitudes de dégustateur et à acquérir les multiples connaissances des vins tant dans leur origine que dans leur élaboration. Comment faire apprécier le vin aux consommateurs de tout âge et de tout style ? Comment cerner les attentes du client ? Comment parler ou faire parler le vin ? Avec quels mots ? Avec quelles images ? constituaient autant d’interrogations initiales pour des gens qui se préparent à entreprendre une activité de conseiller, de caviste et bar à vin, d’animateur.“En effet, comme le rappellent les responsables de cette université, cette formation a une incidence importante sur les capacités professionnelles à mieux vendre et prescrire le vin. Les entreprises françaises, les domaines, les caves, les restaurants, les agences commerciales gagnent à disposer au sein de leur personnel, de bons communicants capables d’expliquer le vin et surtout d’initier l’art de l’apprécier et de le consommer. La formation sommelier-conseil prépare les candidats à rejoindre ces fonctions de conseillers et de prescripteurs de vins de qualité à travers les restaurants et les magasins de France, mais aussi à l’étranger dans un contexte de consommation moderne et croissant qu’ils sauront exploiter.”
Entourés des vignerons et restaurateurs de la région qui les avaient invités durant leur formation, les élèves ont reçu leur titre des mains du jury composé de Christian Saint-Roche, journaliste et écrivain gastronomique, président de l’Académie nationale des arts et sciences du goût ; Olivier Bompas, sommelier ; Renée Payan, directeur de l’Université du Vin.