Thomas Le Bouler est en apprentissage au Florimond (Paris, VIIe), l'établissement de Pascal Guillaumin depuis un an. "Je suis parti une fois d'un restaurant. Il était en pleine ouverture. Nous faisions des horaires en continu avec à peine une heure de pause. Mais j'aurais pu continuer si l'ambiance avait été bonne." Car pour ce jeune de 19 ans comme pour beaucoup d'autres, la communication est au coeur de la réussite de l'apprentissage. "J'apprécie les relations claires et fluides, l'esprit d'équipe et la possibilité de partager des idées." Thomas attend aussi d'un maître d'apprentissage qu'il s'intéresse à ses études et à ce qu'il apprend en cours. Si, sous la pression du coup de feu, des explications un peu vives on été échangées, l'important est de pouvoir s'expliquer plus tard. Thomas a connu plusieurs maîtres d'apprentissage et tous ne s'y engagent pas avec la même force. "On sent que certains ont réellement envie de transmettre." D'autres accompagnent bien leur apprenti sur le plan technique mais ne communiquent pas assez. Et puis, il y a ceux qui conseillent et soutiennent le jeune dans ses projets d'avenir. "Le rôle d'un maître d'apprentissage est aussi de nous guider dans nos choix professionnels." C'est ainsi que Thomas a confié à Pascal Guillaumin son désir de partir à l'étranger pendant un an avant de reprendre d'autres études pour, peut-être, créer sa propre affaire. Encouragé et encadré par son maître d'apprentissage, Thomas se sent ainsi plus fort pour se lancer dans la vie professionnelle.