Les palaces parisiens se livrent à une surenchère : l'ouverture du Mandarin Oriental, du Shangri-La, la rénovation du Bristol, l'ouverture prochaine du Peninsula..."La concurrence est rude, il faut sans cesse se mettre au niveau", explique Charlotte Pruvost, assistante à la direction de la restauration du Meurice.
L'établissement, dans le giron de Dorchester Collection (le groupe joyau du Sultan de Brunei qui possède entre autres le Plaza Athénee à Paris et le Dorchester à Londres), n'est pas en reste. Il a lui-même été rénové par le designer Philippe Starck en 2007 et s'est vu attribuer le nouveau label palace, dans le cadre de la réforme du classement hôtelier.
Une quête perpétuelle de l'excellence qui plaît à cette Chartraine de 29 ans. Début 2010, elle se présente à une journée de recrutement au Plaza-Athenée, munie de son C.V. On lui propose un travail d'hôtesse au restaurant gastronomique du Meurice. Elle est surqualifiée. Diplômée d'un Master en traduction, elle a travaillé comme interprète à l'école de cuisine du Ritz, maîtrise parfaitement la langue de Shakespeare ainsi que trois autres langues. Mais elle veut travailler rapidement et accepte.
Un an plus tard, son dynamisme a été récompensé par une promotion à la direction de la restauration. Elle gère la coordination des quatre points de ventes : le restaurant gastronomique, le contemporain, le bar et le room service. En quoi consiste son travail ? Elle analyse les chiffres de chaque point de vente, rédige et envoie des rapports en anglais au siège londonien du groupe. Ses fonctions vont de la traduction des recettes et menus pour les différents services, à la rédaction de devis pour les événements, la relation avec les couturières pour les uniformes, etc.
Au fil de l'eau, Charlotte a pu affiner son projet de carrière. À terme, elle voudrait allier le travail de terrain et de bureau, au service banquets par exemple. "Ce service permet d'innover et de faire preuve de créativité."