C'est sans doute en constatant que l'évolution des prix dans l'hôtellerie restauration est particulièrement sage que les pouvoirs publics ont décidé d'augmenter la TVA en considérant que cette modération accorde des marges de manoeuvre sur la fiscalité indirecte. C'est sans doute vrai si l'on fait référence aux résultats particulièrement significatifs du mois d'octobre.
Ainsi, au cours du dernier mois connu, l'ensemble de la rubrique "Hôtellerie,cafés, restaurants" affiche un trés honorable -0,3%, contre un indice général à +0,2%, les "boissons alcoolisées et tabac" un inquiétant +1,6%, les produits alimentaires +04%.
Sur les trois derniers mois,le différentiel est encore plus affirmé en faveur de la profession:-3,1%, en raison,il est vrai, de la variation saisonnière des prix de l'hébergement, contre un indice général à +0,7%.
Enfin, sur les 12 derniers mois, l'indice général accuse une inflation de 2,3%,entraînant automatiquement une revalorisation du SMIC au 1er décembre(avant la revalorisation légale du 1er janvier!),alors que la profession reste en dessous à +1,8%.