Le Club Louis XIII est un endroit privé et très sélect. Seuls peuvent le fréquenter les personnes affichant leur carte de membre, des chefs d’entreprise fortunés des environs qui, selon Eric Mansfeld, le directeur du club Louis XIII, payent le plus souvent sans même regarder la note en fin de soirée. “Ce club est l’antichambre de leur bureau, poursuit Eric Mansfeld, Rien de commun avec les clubs de cigares qui privatisent un restaurant le temps d’une soirée. Ici, c’est leur lieu. Ils ont leur casier personnel, sur lequel est inscrit leur nom et celui de leur entreprise.”
Si les adhérents peuvent apporter leurs cigares, le plus souvent ils préfèrent se laisser guider par Eric Mansfeld, qui propose une sélection haut de gamme. En professionnel, l’homme dispense des initiations aux néophytes. La carte des spiritueux joue aussi dans le registre du luxe. Les cognacs sont millésimés, de même que les vins. Loi Evin oblige, les contraintes techniques pour accueillir la clientèle sont draconiennes : la pièce dispose d’un passe-plat et d’extracteurs de fumée puissants. Les canapés sont confortables, les lumières tamisées, les tons ambrés, la musique douce, à l’image des fameux clubs anglais.
Soirées à thèmes
Le Club Louis XIII est ouvert uniquement le soir, du mardi au vendredi. Des soirées festives à thèmes sont prévues à partir de la rentrée : démonstration d’une rouleuse de cigares, présentation des plus prestigieux spiritueux ou bien encore de montres d’exception… L’établissement accueille également un bar lounge et le Fétiche, un restaurant semi-gastronomique. Actuellement le club ne compte qu’une dizaine de membres, mais le propriétaire et gérant, le décorateur et restaurateur Ludovic Nadjar, communique intensément sur cette création. Car si la clientèle pouvant s’offrir ce genre de luxe est restreinte, elle a en revanche un très fort pouvoir d’achat.