Silence ! On dort...
vendredi 13 août 2010 11:48
Luxembourg (LUXEMBOURG) La ville s'attache à réduire les nuisances sonores nocturnes. Mais il n'est pas facile de se faire entendre...
Il y a huit mois, des ‘smileys’ ont fleuri à tous les coins de rue de Luxembourg accueillant des bars et autres discothèques. Et ce, afin d’inviter les noctambules à faire preuve d’un peu plus de respect pour les riverains qui se lèvent tôt. Des manifestations ont été organisés au sein des endroits branchés, notamment ceux situés Rives de Clausen (réhabilité, l’endroit accueille de nombreux bars), et des gadgets ont été imaginés, afin de faire passer le message. Une invitation à baisser d’un ton qui a, semble-t-il, porté ses fruits dans certaines artères de la ville. Mais pas dans les zones les plus chaudes comme dans La Vallée où les fêtards comme les professionnels n’ont pas accroché sur la durée. Six mois après le lancement, le bilan n’est donc pas terrible. Mais pas question d’en rester là.
Fermeture plus tardive Dès septembre, la ville lance la seconde phase de sa campagne avec pour ambition plus précise de limiter les décibels. Une charte de la vie nocturne applicable à toute la capitale a été rédigée. Elle décline notamment l’ensemble des mesures limitant le bruit, comme la pose de triple vitrage ou la fermeture des portes et fenêtres à partir de 22 heures. Des professionnels de la nuit avancent également leurs propositions, notamment celle-ci : si les fêtards font trop de bruit à 3 heures du matin, c’est parce que tous les bars ferment leurs portes trop tôt. Il suffirait donc selon eux d’autoriser ces derniers à fermer à 6 heures pour que le public quitte les lieux progressivement et limite ainsi les désagréments nocturnes. Une analyse à laquelle le bourgmestre de Luxembourg, Paul Helminger, n’est pas insensible.
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