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METRO MISE SUR LES PRODUITS
DU TERROIR
LES LÉGUMES DU POTAGER
D'ALAIN PASSARD
Dans son restaurant 3 étoiles L'Arpège à
Paris, Alain Passard régale ses convives avec des mets réalisés à partir des
légumes de son potager. Mais certains sont également proposés aux
restaurateurs dans 4 Cash & Carry Metro France.
Bernadette
Gutel

Un
quart du jardin potager d'Alain Passard est réservé à la production
de légumes oubliés pour le groupe Metro. |
Bien
des chefs adorent cuisiner les légumes et le font avec talent, mais Alain Passard
- comme certains d'entre eux d'ailleurs - est allé jusqu'au bout de sa passion.
Voici quatre ans, il a acheté le Château du Gros Chesnay, un domaine
de 4 hectares situé dans la Sarthe tout près du Mans, à Fillé-sur-Sarthe.
Là, son jardinier Alain Picard cultive divers légumes oubliés,
selon une méthode ancestrale. "Je n'utilise ni engrais, ni pesticide, explique-t-il.
Pour enrichir les sols, je fabrique de l'engrais vert à partir de compost
animal qui provient d'une ferme bio et de compost végétal que je produis
sur place. J'alterne les cultures pour éviter d'épuiser le sol et le développement
d'insectes nuisibles ou autres parasites. Je désherbe à la main et uniquement
lorsque c'est nécessaire, c'est-à-dire au moment où les plantes
sont en phase de croissance. Et je laboure avec ma jument percheronne, une jument
bien calme et bien docile qui respecte la terre." Résultat, le potager
d'Alain Passard n'est pas tiré au cordeau. Il a plutôt un aspect naturel,
voire 'sauvage'. C'est un potager qui accueille en plus des plantes potagères,
des arbres fruitiers et des fleurs d'ornement tels que le phlox ou la reine-marguerite,
mais aussi de 'bonnes' et de 'mauvaises' herbes. "Je suis très content de
voir que de nombreux oiseaux (qui mangent des insectes), mais également des belettes (qui attrapent les mulots),
des coccinelles (qui se nourrissent de pucerons) et bien d'autres insectes y ont
trouvé refuge, confie Alain Picard. Ce potager montre bien tout l'intérêt
de respecter la biodiversité."
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| Alain Passard. |
Alain
Picard, le jardinier du potager du Gros Chesnay, cultive les légumes
d'une façon ancestrale. |
Pour le restaurant L'Arpège...
Dans ce potager qui comprend
une parcelle de 1 hectare réservée au groupe Metro, Alain Picard, avec
l'aide de six autres personnes, cultive tout au long de l'année plus de 400
variétés de légumes. La production annuelle de 5 tonnes se décline
en 2 tonnes de tomates, 1 tonne de betteraves et 850 kg de courgettes, carottes,
tomates cerise, navets, radis, oignons doux, asperges, rhubarbe, fèves…
Sur ces 5 tonnes, Alain Passard en cuisine 1,8. Le reste est fourni au groupe Metro.
Toutes les variétés cultivées sont des variétés traditionnelles,
anciennes, voire oubliées qu'Alain Picard, le jardinier, se procure auprès
de plusieurs associations de défense de la biodiversité des cultures végétales
telle Kokopelli. "Sur plus de 25 % de la parcelle que je me suis réservée,
explique Alain Passard, nous cultivons des variétés que je ne connais
pas. Ainsi, j'ai fait planter une quinzaine de variétés de pommes de terre
telles la petite oeil de perdrix ou la très grosse Terra gold. Dès leur
récolte, je les testerai en cuisine afin de sélectionner les deux ou trois
variétés qui me paraîtront les plus intéressantes du point
de vue gastronomique. Nous faisons la même chose avec les tomates, les carottes,
les fèves… L'objectif étant de ne retenir pour chaque légume
que 2 ou 3 variétés."
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La
jument Devine du jardinier Alain Picard.
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et pour certains clients de Metro
La parcelle réservée
à la production de légumes pour le groupe Metro comporte 2 serres dans
lesquelles sont cultivées des tomates. À l'heure actuelle, se développent
de 15 à 18 variétés, dont la Cornue jaune, la Cornue rouge, la
Coeur de boeuf, la Marmande, la Banana Legs, la Raf, la Noire de Crimée, la Rose
japonaise, la Rouge libanaise… mais les 3/4 des variétés sont en
test. Sur le reste de la parcelle, Alain Picard cultive d'autres légumes dont
les variétés sont celles sélectionnées par Alain Passard pour
L'Arpège. "En proposant des légumes cultivés autrement, selon
la philosophie d'Alain Passard, nous avons fait un véritable pari, explique
Michel Arnoult, président de Metro France. Nous voulons montrer à
nos clients restaurateurs que Metro Cash & Carry est en mesure de leur proposer
de véritables légumes de terroir, produits en très petites quantités
avec passion et attention, et bien sûr, en respectant les saisons. Nous n'utilisons
pas l'image d'Alain Passard pour vendre ces légumes. Cette expérience
est plutôt une expérience pilote qui nous aide à développer
ce type d'offre avec d'autres petits producteurs locaux qui ne cultivent pas forcément
de façon aussi ancestrale, mais qui sont en mesure de nous fournir des produits
de très haut de gamme. Car il faut savoir que malgré sa taille (3,7 milliards
d'euros en 2006), Metro Cash & Carry, travaille beaucoup avec des fournisseurs
locaux et régionaux afin d'assurer la qualité et la variété
de son assortiment : sur nos 8 500 fournisseurs référencés, 7 500
sont des PME, voire de très petites PME."
zzz44h
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Les
légumes du Gros Chesnay
Proposés
dans les Cash & Carry Metro de Nanterre, Vitry-sur-Seine, Chennevières
et Colmar
En été
Assortiment de tomates rondes et longues, rouges, roses,
jaunes, noires…
Assortiment de tomates cerise rouges, jaunes, blanches,
noires
Assortiment de courgettes longues ou rondes, vertes et
jaunes
En automne/hiver
Navets Boule d'or
Assortiment de betteraves rouges, jaunes, blanches, italiennes
(marbrées de blanc à la coupe)
Assortiment de carottes rondes et longues, blanches, rouges,
orange, jaunes
Radis d'hiver : violets, longs noirs, ronds noirs, asiatiques
Printemps et automne
Mesclun |
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Tests de mise en oeuvre et dégustations
dans la Cuisine d'essai Metro
En avril, Metro inaugurait à Nanterre
son École de Métier, un centre de 860 m2 comprenant une Cuisine
d'essai. Deux jours par semaine, Metro y teste les produits. Le reste du temps
est consacré à la formation de ses équipes.

La
Cuisine d'essai Metro. |
En complément des analyses physiques, chimiques et bactériologiques
que la direction hygiène et qualité faisait réaliser jusqu'alors
sur les produits alimentaires, Metro a décidé d'aller plus loin dans les
contrôles. "Dans le cadre de la Cuisine d'essai Metro, nous avons entrepris
de tester les produits en les travaillant selon les techniques culinaires de nos
clients et dans des conditions réelles : stocker, peser, cuire, griller, frire,
remettre en température, assaisonner, dresser…, explique Benoît
Feytit, directeur des achats alimentaires. Un regard critique est également
porté sur le packaging (encombrement, facilité d'usage, recyclage…),
et bien sûr, les produits alimentaires sont dégustés. Nous avons
pour cela formé 30 de nos collaborateurs à la dégustation."
Ces tests, gérés par la direction Hygiène et Qualité, sont réalisés
sous la conduite de Marie Naël, chef de cuisine formatrice et animatrice de
la Cuisine d'essai, avec la collaboration des chefs-conseils partenaires de Metro
: David Zuddas de L'Auberge de la Charme à Prenois et Christophe Bacquié
de La Villa à Calvi. D'autres sont également sollicités pour leur
expertise : c'est ainsi que Joël Robuchon est venu mettre en oeuvre certains
produits japonais dont l'utilisation est encore mal connue des chefs français.
"Nos 3 principaux objectifs, poursuit Benoît Feytit, sont de mettre
en place un label Cuisine d'essai pour identifier les produits testés par la
cuisine ; de faciliter le référencement et le suivi produit, et de créer
un historique de données comparatives afin de garantir encore plus de fiabilité
dans la sélection et l'évaluation des gammes 1er prix, de notre
gamme à marque propre, dans la mise en place de filières produits ou
de solutions 'à la carte' et dans le référencement de produits
innovants." "Tous ces tests nous permettent de comprendre le dumping tarifaire
effectué par certains fabricants, explique Pascal Gayrard, directeur général
Metro. Nous n'allons pas toujours au plus offrant. Nous voulons que le restaurateur,
même s'il utilise des produits d'entrée de gamme, soit fier de ce qu'il
sert à ses clients. Nous ne sommes donc pas forcément les moins chers,
mais nous garantissons toujours un certain niveau de qualité qui permet à
nos clients d'être toujours gagnants." |
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L'Hôtellerie Restauration n° 3035 Hebdo 28 juin 2007 Copyright © - REPRODUCTION
INTERDITE

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