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baromètre
bdo mg hôtels & tourisme pour le 1er trimestre 2006
L'HÔTELLERIE FRANÇAISE
ACCROCHE LE TRAIN DE LA REPRISE
Au terme du premier trimestre 2006, les indicateurs
sont globalement encourageants. À commencer par ceux concernant l'hôtellerie
haut de gamme parisienne dont le RevPAR a grimpé de 14,5 %. En revanche, le
milieu de gamme a davantage souffert, notamment les 2 étoiles. Du côté
de la province (hors Côte d'Azur), les performances s'avèrent satisfaisantes.
TO : Taux d'occupation
RMC : Recette moyenne chambre louée
(uniquement recettes
hébergement) exprimée en euros HT
RevPAR : Revenu par chambre disponible |
Beaucoup
espéraient davantage. Les performances réalisées par l'hôtellerie
française (hors Côte d'Azur) au terme du premier trimestre 2006 sont
néanmoins globalement de bon augure. Ce qui n'empêche pas de constater
des disparités en fonction des familles et zones géographiques étudiées.
Pour ce qui concerne l'hôtellerie parisienne, le mois de mars s'est ainsi
achevé par une 'nette cassure' entre le marché haut de gamme et celui
du milieu de gamme (2 et 3 étoiles).
Concrètement, les établissements 4 étoiles
ont enregistré une hausse sensible de leur revenu par chambre disponible
(RevPAR) de 11,8 % à 162 E. Une croissance tirée pour l'essentiel
par la fréquentation qui a bondi de 8,8 % à 73,5 % contre 67,6 %
un an auparavant. La demande a été particulièrement soutenue,
notamment pour les 4 étoiles supérieur (+ 13,9 %) tandis que les 4 étoiles
de charme affichaient une progression de leur taux d'occupation plus modeste (+
5,6 %). S'agissant des prix moyens chambre (RMC), ils ont augmenté de 2,8 %
en mars dernier passant de 215 à 221 E.
Pas de quoi crier victoire. Tout de
même. La reprise semble bel et bien au rendez-vous. D'autant qu'au cours des
3 premiers mois de l'année, l'hôtellerie haut de gamme de la capitale
est finalement parvenue à concilier hausse de l'occupation et de la RMC.
Cette dernière s'est d'ailleurs améliorée de 2,9 % en résultats
cumulés à fin mars. Associé à un niveau de remplissage soutenu
(+ 11,3 %), le RevPAR a crû au final de 14,5 % sur le premier trimestre 2006.
Une bonne surprise qui ne profite pas
à l'hôtellerie milieu de gamme parisienne. Le mois de mars a ainsi
été assez décevant pour les unités 2 et 3 étoiles de la
Ville lumière. Le RevPAR des 2 étoiles a chuté de 4,2 % à
52 E alors que celui des 3 étoiles standard dévissait de 7,9 % à
63 E.

"La baisse de la demande pour le milieu de gamme parisien
résulte en majeure partie de la morosité économique sur le
marché national."
Baisse de la demande
dans l'hôtellerie milieu de gamme parisienne
"Ces baisses s'expliquent
avant tout par le positionnement de l'hôtellerie milieu de gamme qui est davantage
tournée vers le marché national", souligne le cabinet BDO MG Hôtels
& Tourisme. La croissance européenne a en effet augmenté de 0,6 %
au premier trimestre 2006 contre 0,3 % au 4e trimestre 2005. Mais l'économie
française reste globalement morose. "Ajoutons que l'actualité sociale
a aussi lourdement pesé sur la demande française", estiment les
analystes de BDO.
De fait, les manifestations
répétées à propos du retrait du Contrat première embauche
(CPE) n'ont sans doute pas incité les hommes d'affaires et autres touristes
à se déplacer vers la capitale. En revanche, l'hôtellerie de province
(hors Côte d'Azur) a plutôt bien tiré son épingle du jeu au
cours du premier trimestre 2006. Mars s'est ainsi traduit par une hausse de 2,8
% du RevPAR pour l'hôtellerie haut de gamme. Les 2 étoiles ont, eux,
gagné 1,3 % et les 3 étoiles 1,4 %.
Sur l'ensemble du premier trimestre
2006, l'hôtellerie haut de gamme de province a maintenu son chiffre d'affaires
hébergement avec un RevPAR en amélioration de 1,1 % (65 E). Scores identiques
pour les 3 étoiles (44 E). Quant à l'hôtellerie économique
(2 étoiles), son RevPAR s'est affiché en hausse de 2,4 % à 30 E.
Claire
Cosson avec BDO MG Hôtels & Tourisme
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Prix moyens en hausse sur Nantes Métropole
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La tendance des performances hôtelières
pour le premier trimestre 2006 s'avère positive sur Nantes Métropole.
Les RevPAR ont grimpé grâce à une hausse généralisée
des prix : + 5,3 % pour les 0/1 étoile, + 4,4 % pour les 2 étoiles et
enfin + 4,9 % pour les 3 étoiles. Celle-ci est liée en grande partie au
mouvement de rénovations que connaît le parc hôtelier depuis quelques
mois.
Par contre, le bilan est plus mitigé en termes de fréquentation.
Les hôtels 'budget' et 2 étoiles ont ainsi constaté une stagnation
de leur niveau de remplissage tandis que les 3 étoiles ont connu une chute
de 3 % en résultats cumulés par rapport à 2005. Le deuxième
trimestre pourrait être plus meilleur. D'ores et déjà, les hôteliers
nantais se disent plutôt satisfaits du mois d'avril boosté par le dynamisme
de la demande d'affaires, mais aussi en raison d'événements tels que la
foire internationale et le festival 'Juste pour Rire'. À suivre…
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Un premier
trimestre contrasté sur la Côte d'Azur |
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Mars 2006 aura, dans son ensemble, été satisfaisant
pour les professionnels de l'hôtellerie azuréenne. En témoignent
les résultats communiqués par le cabinet BDO MG Hôtels & Tourisme.
L'hôtellerie haut de gamme a vu son taux d'occupation moyen progresser de
6,3 % sur la période, passant de 47,6 % en mars 2005 à 50,6 %. Parallèlement,
la RMC a bondi de 2,8 % à 179 E. Résultat : le RevPAR a gagné
9,3 %. Une hausse encourageante qui profite également aux hôtels 3 étoiles
(+ 39 %) alors que les 2 étoiles
ont,
eux, réussi à améliorer leur RevPAR de 5,6 %.
Reste que ces chiffres doivent être considérés
avec une certaine prudence. "Ils cachent de très fortes disparités
entre les 3 principaux pôles de la Côte d'Azur. Cette croissance est
en effet surtout tirée par les excellents scores réalisés par l'hôtellerie
niçoise", précise le cabinet BDO MG Hôtels & Tourisme.
De fait, Nice a enregistré les meilleurs résultats en matière de
RevPAR en mars 2006 pour le 4 (+ 49,6 %) et 3 étoiles (+ 50,4 %). "Des performances
liées à l'organisation de 2 nouveaux congrès dans la ville
et au débordement du Mipim à Cannes",
indique Florent Daniel de BDO. Finalement, au cours du premier trimestre 2006, l'hôtellerie
azuréenne haut de gamme a vu son RevPAR fléchir de 5,6 % à 71 E
contre 75 E l'année
précédente. Celui des établissements économiques a reculé
de 2,4 %. Seuls les 3 étoiles ont observé une progression de 8,4 %. Une
hausse qui provient uniquement de la fréquentation (+ 8,4 %).
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Complément d'article
2977p10 : tableaux détaillés de Nice, cannes, Monaco...


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L'Hôtellerie Restauration n° 2977 Hebdo 18 mai 2006 Copyright © - REPRODUCTION
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