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Chanson Père & Fils revendique
l'excellence, à juste titre
Bourgogne
Rachetée par le groupe Bollinger, la maison Chanson Père & Fils offre
de nouveau un panel de vins haut de gamme, digne de ses ambitions et des moyens
qu'elle se donne.
Sylvie
Soubes
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Gilles de Courcel a impulsé depuis
son arrivée chez Chanson, en 2002, une dynamique qui allie tradition et modernité,
régularité et qualité, accessibilité et excellence. Résultat
: un chiffre d'affaires passé de 4,5 ME en 1999 à plus de 7 ME. |
Impressionnant : à l'intérieur
de l'authentique bastion qui se dresse dans le centre de Beaune, des kilomètres
de chais et de caves de stockage, sur trois niveaux. En cours de restauration, cet
ouvrage militaire terminé sous François Ier a été
construit par les rois de France qui craignaient un retour des ducs de Bourgogne. |
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La force de Chanson Père & Fils : l'exigence
qualitative pour les vins du domaine, mais aussi lorsqu'il s'agit des approvisionnements
extérieurs. |
Champion du monde des vins
blancs, trophée du Meilleur chardonnay du monde, trophée du Meilleur vin
français en blanc… Le Beaune Clos des Mouches 1er
cru Chanson dans son millésime 2005 a soufflé les plus belles récompenses.
Deux hectares situés sur les coteaux du mont Saint Désiré, orientés
sud-est, en bordure des premiers crus de Pommard. La "beauté faite vin",
affirment bon nombre d'amateurs. |
L'an
dernier, Chanson Père & Fils a acquis 7 hectares sur Puligny-Montrachet,
Santenay et Chassagne-Montrachet. Ce qui porte le domaine à 45 hectares.
En propre donc : des premiers crus, en quasi-totalité. Parmi les plus beaux,
qu'ils soient sur la côte nord de Beaune ou désormais sur la côte
des blancs. Même si le domaine ne représente qu'un quart de la production
de la maison, il est bel et bien au centre de la politique adoptée. Pour cette
très ancienne maison de Bourgogne, née en 1750 et rachetée par le
groupe Bollinger en 2000, le présent et l'avenir s'inscrivent dans l'excellence
uniquement. "Notre objectif : faire avec Chanson ce que Bollinger a fait avec
ses champagnes", résume Gilles de Courcel, président de Chanson, dont
le challenge est tourné, pour la France, vers la restauration, les cavistes
et la clientèle directe. Côté vigne, Jean-Pierre Confuron est l'oenologue
de la situation. "Nous avons modifié la culture des sols, nous sommes revenus
aux labours, nous avons cessé les engrais… On vise 6 grappes de raisin
par pied pour les rouges, soit 30 à 35 hectos l'hectare. Nous sommes sur
des rendements moyens de 30 hectos. Vous savez, si on veut que le pinot noir donne
sa plus grande expression, il faut beaucoup de contrôles et une vendange à
parfaite maturité. Un rendement supérieur serait contre-productif. En
blancs, on tourne entre 35 et 40 hectos l'hectare", explique Gilles de Courcel.
De longues cuvaisons
Autres secrets de fabrication
: la vinification parcellaire systématique variant selon l'âge de la
vigne et sans éraflage en fonction des cépages, suivie par de longues
cuvaisons. À disposition, une batterie de cuves de tailles différentes.
Pour un vrai travail d'orfèvre.
D'ailleurs,
Gilles de Courcel refuse de parler de Chanson comme d'une maison de négoce.
Son métier : vinificateur de domaines. Pour lui, cela implique évidemment
un investissement total en amont. Les contrats avec les viticulteurs sont arrêtés
sur "des vignes précises et on prend le raisin". Chanson envoie
souvent ses vendangeurs sur le terrain. Et quand on évoque la maturité,
il ne s'agit pas seulement de sucre. Les experts relèvent "tous les composés
contenus dans la peau du raisin". Pour les viticulteurs, le partenariat est
"gagnant-gagnant". "Le viticulteur doit vivre de sa production. Nous lui
garantissons un revenu. Dans cet échange, chacun doit être satisfait",
souligne le président de Chanson qui, chaque année, après les vendanges,
organise une journée durant laquelle les vignerons viennent déguster les
vins réalisés à partir de leur raisin. Appréciée, l'initiative
ressert les liens et ouvre de nouveaux horizons. Interrogé sur le prix de vente
des bouteilles, Gilles de Courcel sourit : "Nous ne pouvons pas être comparés
avec ce qui se passe dans le Bordelais. Les châteaux ne sont pas maîtres
de leur production. En Bourgogne, c'est autre chose. Nous sommes producteurs et
metteurs en marché. Nous savons peut-être mieux réguler nos prix
en fonction du marché. On a toujours en tête le client final." Eh
oui ! n
domaine-chanson.com
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L'Hôtellerie Restauration n° 3079 Magazine 2 mai 2008 Copyright © - REPRODUCTION
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