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L'avenant
du 13 juillet 2004, entré en vigueur le 1er janvier 2005, avait
permis à la profession de continuer à travailler sur la base de
39 heures, mais en contrepartie accordait une 6e semaine de congés
payés aux salariés. Puis à la demande de la CFDT, le conseil
d'État a annulé cet accord le 18 octobre 2006 (il fallait faire comme
s'il n'avait jamais existé). Exit donc la 6e semaine de congés
payés et le paiement des heures supplémentaires à partir
de la 35e heure. Ce qui n'était pas sans conséquence pour les
employeurs comme pour les salariés. Les partenaires sociaux se sont
retrouvés autour de la table des négociations. Mais pour pallier le vide
juridique lié à cette annulation, et dans l'attente de la signature
d'un nouvel accord, l'article 15 du 21 décembre 2006 a maintenu pour
la période du 1er janvier 2005 jusqu'au 31 janvier 2007 le principe
de rester à 39 heures sans payer les heures supplémentaires mais
en continuant à accorder la 6e semaine de congés payés,
soit 3 jours de congés par mois au lieu des 2,5 prévus par le
Code du travail. Cependant, les partenaires sociaux ne parviendront à la
conclusion d'un accord que le 5 février 2007, et il faudra encore attendre
le 1er avril pour que soit finie la procédure d'extension qui
rend cet accord applicable à toutes les entreprises. Mais l'article 15, qui
sécurisait la situation des entreprises, arrêtait de s'appliquer au 31
janvier 2007. Les employeurs s'interrogeaient donc sur les règles à
appliquer entre le 1er février et le 1er avril 2007,
date d'entrée en vigueur du nouvel accord et pouvaient choisir entre deux solutions : Un temps partiel peut travailler pour un autre employeur dans le respect des durées maximums de travail
Votre salarié est embauché pour un
temps partiel de 30 heures, mais vous ne précisez pas s'il s'agit d'une durée
mensuelle ou hebdomadaire. Peu importe, il s'agit de toutes les façons d'un
emploi à temps partiel dans les deux cas. Sachez qu'un employeur ne
peut pas interdire à un salarié à temps partiel de travailler
pour un autre employeur et ce même si le contrat de travail, contient une
clause d'exclusivité. En effet, celle-ci interdit au salarié d'exercer
toute activité parallèle pour son compte ou pour celui d'un autre employeur
tant que durera l'exécution du contrat de travail. Rédigée en
termes généraux, cette clause d'exclusivité vise aussi bien des
activités concurrentielles que celles qui ne le sont pas. Cependant, un
arrêt de la Cour de cassation du 11 juillet 2000 a considéré
que la clause d'exclusivité était inopposable aux salariés à
temps partiel, car "la clause d'un contrat de travail par laquelle un salarié
s'engage à travailler pour un employeur à titre exclusif et à
temps partiel ne peut lui être opposée et lui interdire de se consacrer
à temps complet à son activité professionnelle. Une telle clause
porte atteinte à la liberté de travail du salarié". | |||||||||||||||||||
Rubrique animée par Pascale Carbillet.
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