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mettre en place une badgeuse
COMPTABILISER CORRECTEMENT
LE TEMPS DE TRAVAIL DANS L'ENTREPRISE
Pointeuse ou badgeuse sont
des mots qui ont toujours été bannis du langage et des usages des
professionnels du secteur de l'hôtellerie-restauration. Mais la
réglementation sur le temps de travail ne s'accommode plus d'approximations,
surtout avec les nouvelles dispositions de la loi Tepa sur les heures
supplémentaires, qui vous imposent un décompte précis de ces heures.
L'époque de l'à-peu-près
concernant les horaires pratiqués par les salariés du secteur de
l'hôtellerie-restauration est révolue. Les services prolongés en cas d'afflux de
clientèle non prévue, compensés par les "il n'y a pas beaucoup de clients, tu
peux rentrer chez toi", ne sont plus de mise. La réglementation impose aux
entreprises de mettre en place des relevés individuels d'horaires pour chaque
salarié. Relevés qui doivent être contresignés par ces derniers, comme le
rappelle d'ailleurs la convention collective nationale du 30 avril 1997 dans son
article 21 alinéa 6 relatif à l'affichage et au contrôle de la durée du travail.

Le système est simple : un
petit badge est accroché au porte-clés de chaque salarié et un simple clic
sur le boîtier suffit. Horaires
collectifs ou individuels
Les obligations
à respecter en matière d'affichage et de contrôle hebdomadaire de la durée du
travail vont dépendre de l'organisation du temps de travail ; elles
seront différentes si l'entreprise pratique des horaires collectifs ou des
horaires individuels.
Dès lors que les salariés d'un
même service travaillent tous selon les mêmes horaires, il s'agit d'horaires
collectifs, et, dans ce cas, l'affichage des horaires dans le service est
suffisant.
Mais le plus
fréquemment dans la profession, il s'agit d'horaires individualisés,
c'est-à-dire quand les salariés n'arrivent ni ne partent à la même heure. Dans
ce cas, il faut mettre en place trois types de contrôle :
• chaque jour,
il faut enregistrer les horaires de travail de chaque salarié (c'est-à-dire
contrôler l'heure d'arrivée et de départ de chacun) ;
• chaque semaine,
il vous faut ensuite effectuer un récapitulatif des horaires de travail
réellement accomplis par le salarié,
afin de voir si celui-ci a
effectué ou non des heures supplémentaires. Ce récapitulatif devra être signé
par le salarié ;
• à la fin du mois, il
vous faut établir un document mensuel qui sera annexé au bulletin de paie.
Nous vous
rappelons que le fait de ne pas mentionner sur le bulletin de paie les heures
supplémentaires effectuées par le salarié est assimilé à du travail dissimulé,
passible d'amende, sans parler du recours exercé par le salarié en rappel de
salaires et des six mois de dommages-intérêts qui peuvent lui être accordés.
Pascale
Carbillet
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La solution proposée par Equalog |
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La société Equalog vous
accompagne pour mettre en place une bonne gestion du temps de travail dans votre
entreprise ; elle vous conseille, vous forme et vous propose des logiciels
paramétrés et surtout adaptés aux spécificités du secteur de
l'hôtellerie-restauration.
Ces logiciels présentent une grande simplicité d'utilisation et ne
nécessitent pas que vous soyez un professionnel de l'informatique pour les
utiliser. L'ergonomie du système a été élaborée avec des professionnels qui
privilégient une présentation claire.
•
eQuacyon
Ce logiciel vous permet d'effectuer
l'émargement des temps de travail, la planification des horaires, le
contrôle de présence, la gestion de l'activité et la gestion du
personnel. Grâce au premier module de l'offre eQuacyon, le chef
d'établissement ou le responsable va réaliser un planning prévisionnel de
travail. Le logiciel va évaluer le temps de travail effectif. Ensuite,
le salarié valide ou annote les changements éventuels et signe, en fin de
semaine, le planning. Le logiciel va permettre de faire
un historique du temps de travail
effectif en déduisant automatiquement les pauses et les repas, ainsi que les
heures supplémentaires et les heures de nuit. Il vous permet de décompter
les repos et gérer éventuellement les débits ou crédits d'heures en cas
d'aménagement du temps de travail.
Le deuxième module de l'offre eQuacyon permet
d'automatiser l'historique et le suivi des temps de travail. Concrètement,
chaque salarié dispose d'un badge individuel. À chaque entrée ou sortie de
l'entreprise, le salarié badge sur un boîtier. Chaque semaine, eQuacyon récupère ces données.
Un troisième module permet la gestion et
l'optimisation du temps de travail et la planification par l'édition de
ratios.
eQualog
- ZAC Saint-Martin - 23 rue Benjamin-Franklin · 84120 Pertuis
Tél. : 04 90 07 51 68 · Fax : 04 90 68 01 85
- contact@equalog.fr -
equalog.fr |
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EN0607
la badgeuse, le juge de paix
Exemples concrets ci-dessous •
un restaurant gastronomique •
un hôtel •
une brasserie
La mise en place d'une badgeuse
entraîne, au départ, presque autant de réticences de la part de l'employeur que des salariés. À l'usage, les deux parties
se déclarent satisfaites de ce 'juge de paix' qui contrôle et permet de mieux organiser le temps de travail.
Trois témoignages à suivre. P. C. |
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•
Au restaurant Le Moutardier en Avignon (84) Établissement gastronomique
situé sur la place des Papes. De 8 salariés en hiver, il passe à 28 employés en
saison estivale. Deux jours de repos consécutifs. "Nous avons pris la
décision de mettre en place cette badgeuse dans le restaurant à la fin de
l'année 2001, précise Bruno Perrin, créateur du restaurant.
Quand on était en feuille manuelle, on se battait pour que les salariés prennent
leur pause déjeuner. À présent, vu qu'elle est déduite automatiquement de leur
temps de travail, ils la prennent."
La mise en place de la badgeuse dans le restaurant n'a pas été forcément bien
accueillie par les salariés. Pour beaucoup d'entre eux, cela constituait un
retour en arrière, une taylorisation du travail pas vraiment compatible avec
ce métier de services. Mais les salariés ont vite été rassurés sur leur
façon de travailler, sur la réalité des heures effectuées : avant, ils avaient
toujours l'impression de se faire voler.
De son côté, l'employeur n'était pas plus
rassuré,
par peur de constater que ses salariés faisaient beaucoup plus d'heures que
celles inscrites sur leur contrat de travail. La badgeuse lui a permis de
découvrir que dans certains cas, ses employés faisaient moins d'heures que ce
qu'il pensait. Le logiciel permet de réaliser les plannings horaires
de chacun des salariés, et la pointeuse offre la possibilité de réajuster
les horaires d'un salarié qui fait trop ou pas assez d'heures. Un
récapitulatif hebdomadaire permet de réajuster les horaires.
Chaque salarié dispose de son badge.
L'appareil - un petit boîtier - est posé sur le comptoir du bar, passage obligé
de tous les employés avant de se changer. Le pointage ne démarre qu'une fois
qu'ils sont habillés et prêts à travailler. Le plus difficile
a été de faire accepter le pointage au salarié qui avait le plus de
responsabilités dans l'établissement - comme le directeur de salle ou de
cuisine -, ce dernier considérant que son salaire est un salaire forfaitaire et
non pas un salaire horaires.
Guillaume, le chef de cuisine, a été
agréablement surpris de découvrir la pointeuse quand il est arrivé dans
l'entreprise : "Lors de mes huit ans d'expérience professionnelle, je ne
pourrais pas dire le nombre d'heures supplémentaires que j'ai effectué sans être
jamais payé. C'est un système honnête, autant pour l'employeur que pour
le salarié." Et de préciser qu'il n'est pas possible
de tricher : "Celui qui arrive avec quinze minutes de retard verra
automatiquement ce quart d'heure décompté, ce qui n'était pas le cas avec la
feuille d'émargement."
Pour Youssouf, le maître
d'hôtel, "le système du pointage est plus juste, et nous n'entendons plus 'on
travaille trop, nos heures ne sont pas payées…'. Cela permet de calmer
le jeu en donnant la réalité sur les heures."
La pointeuse a permis de donner une crédibilité
à l'entreprise sur sa gestion du personnel.
Résultat : 95 % des saisonniers reviennent dans
l'entreprise la saison suivante. |
• À
l'Hôtel de l'Horloge en Avignon (84) Ce bâtiment du XIXe
siècle, situé en plein centre-ville, propose 66 chambres et une salle
de séminaire. Il voit son effectif de 14 salariés passer à 22 en saison.
L'établissement est géré par Tian Régis,
qui a repris et développé l'entreprise familiale. Mais cette structure n'a pas
empêché le gérant à instaurer une véritable politique de gestion du
personnel en mettant en place une grille de salaires, un accord
d'intéressements, puis la badgeuse à la fin de l'année 2002. Grâce au logiciel
Equalog, Gaëlle Le Louarn-Fortin, directrice de l'hôtel, organise les
plannings des salariés sur cinq semaines avec deux jours de repos continu.
"Ce qui permet aux salariés d'être prévenus à l'avance des modifications. Mais
aussi de bien veiller au respect du temps de repos dans la journée ainsi
qu'entre deux jours de travail." Mais par-dessus tout, la badgeuse a
permis de stabiliser l'équipe et de fidéliser les salariés embauchés en
saison. "Notre turn over a fortement diminué, ce qui nous a permis de
mettre en place une nouvelle équipe, beaucoup plus stable", précise la
directrice.
Concrètement, la badgeuse se trouve dans le
bureau de l'assistante de direction, Loubna Ho. Chaque salarié à son
arrivée dans l'entreprise va pointer dans le bureau. Il badge non seulement
à son arrivée et à son départ de l'entreprise, mais aussi pour la pause
déjeuner qui est de 40 minutes. Les salariés sont donc présents 8 h 08 pour 7 h
48 minutes de travail effectif.
Le système est simple : un petit badge est
accroché au porte-clés de chaque salarié et un simple clic sur le boîtier
suffit. L'entreprise n'a pas mis en place d'aménagement du temps de travail,
mais comptabilise les heures supplémentaires qui sont récupérées en
temps. |
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•
Vali
Les Restaurants du Soleil en Avignon (84) Cet établissement, à la fois
brasserie, bar, briocherie, situé dans un centre commercial, emploie jusqu'à
34 salariés en plus du couple d'exploitants.
Patrice Manier a décidé de mettre en
place la badgeuse en 2001. "On a commencé avec des feuilles d'émargement,
mais il fallait l'écriture de chacun des employés, ça n'était pas facile à
gérer avec parfois des pointes à 43 salariés… d'autant que tous avaient des
horaires particuliers."
Quand on est venu lui proposer Equalog, ça lui
a permis non seulement de remplacer les feuilles d'émargement, mais aussi
d'organiser les plannings de ses salariés. Seul petit désagrément : la mise en
place de la badgeuse a nécessité de tirer un câble pour installer le boîtier
à proximité du passe-plat, endroit stratégique (passage obligé du personnel de
salle et de cuisine).
En raison de l'activité saisonnière de son
entreprise, Patrice Manier en a aussi profité pour annualiser le temps de
travail. zzz60t JS0607 |
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L'Hôtellerie Restauration n° 3068 Hebdo 14 février 2008 Copyright © - REPRODUCTION
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