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RÉFORME DES CLASSEMENTS DES
HÉBERGEMENTS DE TOURISME
Jean-François Girault : "On recherche
la cohérence, pas l'harmonisation bête et méchante."
Chantier lancé en octobre 2007 par Luc Chatel, secrétaire
d'État chargé de la Consommation et du Tourisme, le travail sur la réforme
des classements des hébergements de tourisme se poursuit. Vers quoi nous dirigeons-nous
? Le point avec Jean-François Girault, président du groupe de travail
sur les 'critères physiques' de la commission et président de la Confédération
des professionnels indépendants de l'hôtellerie (CPIH).

Jean-François
Girault. |
Les
travaux de réforme des classements des hébergements de tourisme se poursuivent.
Lancés en octobre dernier par Luc Chatel, secrétaire d'État
chargé de la Consommation et du Tourisme, ils portent sur la modernisation
des critères et des procédures de classement. L'idée est "d'adapter
les critères physiques des classements existants à l'évolution
de la demande, tout en prenant en compte la réalité économique,
explique Jean-François Girault, président du groupe de réflexion
sur les critères physiques et président national de la CPIH. Au final,
pour le consommateur, qu'il soit français ou étranger, le dispositif
doit être clair, facilement lisible." Pas simple à mettre en
oeuvre.
Près de 300 critères ont été identifiés par la commission
menée par le chef de file de la rue Barye. En parallèle, les autres groupes
constitués planchent sur la création de nouveaux critères de classements
liés à l'accessibilité, au développement durable, à
la qualité de service et à un classement éventuel des chambres
d'hôte. "Prenons l'accessibilité, c'est un thème transversal.
Mais il doit prendre en compte les caractéristiques
du type d'hébergement et en même temps les nouvelles obligations instaurées
par la loi de 2005 sur l'égalité des droits et des chances sur la participation
et la citoyenneté des personnes handicapées.
Préconisations et
non-obligations
En ce qui concerne le
développement durable, il s'agit d'abord de préconisations et non d'obligations.
Sauf qu'elles seront fortement conseillées. L'aspect qualitatif ne doit pas
être comparé aux démarches de certifications existantes. Le dispositif
vise la recherche d'une équivalence avec ce qui se fait au niveau européen.
Là encore c'est une notion
de
lisibilité qui est recherchée. En fait, l'objectif n'est pas d'établir
une harmonisation bête et méchante des normes, mais une cohérence."
Les rédacteurs du projet se dirigent vers un schéma allant du 1 à
5 étoiles, pour l'hôtellerie et les terrains de camping. "Plusieurs
fédérations estiment qu'il faut aujourd'hui des critères obligatoires
et des critères optionnels. On laisserait par exemple la possibilité entre
un lit de 160 cm ou de 180 cm. Autre détail : imposer une cabine téléphonique
à un établissement 2 étoiles ne veut plus dire grand-chose aujourd'hui.
C'est tout ça qui est repensé, rediscuté." Normalement, la
copie devrait être rendue fin février. Avec un peu de retard sur le calendrier
initial. De nombreux audits ont dû être effectués auprès des
groupes hôteliers ou d'hébergements touristiques, auprès des acteurs
associés à la filière comme les transports ou auprès de personnalités
étrangères. "Vous savez, beaucoup de choses se superposent. Cette réforme
était réclamée, et elle est attendue avec impatience. Quitte à
faire les choses, autant les faire bien. Tout le monde sera gagnant." Très
juste.
Sylvie
Soubes
zzz74v
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L'Hôtellerie Restauration n° 3066 Hebdo 31 janvier 2008 Copyright © - REPRODUCTION
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