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| LES PROFESSIONNELS
RÉCLAMENT L'ÉGALITARISME DANS LES CONTRÔLES
En raison de la floraison des nouveaux
règlements applicables aux industries hôtelières ,
certains professionnels de ce secteur, souvent les plus dynamiques
ayant pignon sur rue, sont confrontés depuis plusieurs mois à une
avalanche
de contraintes administratives et de contrôles croissants
qui leur sont imputables comme
la prévention de lutte contre les incendies, l'hygiène et la sécurité
alimentaire, la publicité des prix, les conditions d'embauche du personnel,
la tenue comptable de l'entreprise, etc.
Dans un État de droit comme le nôtre, il est légitime
que les services officiels de contrôle veillent au respect de l'application
des divers textes par les professionnels, mais les récentes multiplications
des investigations administratives
dans certains secteurs géographiques exaspèrent les assujettis contrôlés.
En effet, un grand nombre de professionnels
hôteliers s'estiment victimes de leur notoriété par rapport à
d'autres activités de bouche,
dont la vie s'avère chaotique, comme les saisonniers ambulants ou non sédentaires
au professionnalisme très relatif, les tables d'hôtel et les fermes-auberges.
De ce constat pénalisant, les chefs cités dans les différents
guides destinés au grand public, référençant leur établissement
comme répondant à des critères gastronomiques, n'acceptent plus
cette situation préjudiciable à une profession ayant ses lettres de
noblesse, et demandent une reconnaissance
de qualité par les institutionnels.
Là où le bât blesse,
c'est qu'il est évident que le rythme de certaines opérations de contrôle
ciblées est décidé à la limite de l'arbitraire par les chefs
de service, le plus souvent
en accord avec leur administration centrale.
En effet, les restaurants connus (encarts publicitaires dans la
presse, publicités diverses), souvent situés dans un site urbain ou réputé
touristique, subissent une fréquentation de contrôles plus importante
que ceux situés en zone rurale sans pour autant désigner ces établissements
comme irrespectueux de la loi.
Pour mémoire, l'exemple de Jacques
Mestre, président régional
de l'Umih, qui a récemment dénoncé les contrôles
réguliers des services administratifs
effectués dans son établissement. 14 contrôles fiscaux en 30 ans
d'activité commerciale sans compter les 24 contrôles subis par les autres
services administratifs (DDCCRF, DDTEFP, DSV, SDIS).
On peut interpréter cette situation comme du harcèlement administratif
aussi condamnable que le harcèlement moral qui est, quant à lui,
légiféré, et se demander si ce harcèlement ne serait pas dû à son
engagement syndical qui aurait, de toute évidence, des conséquences
négatives.
Patrick
Gérolami zzz66r
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POUR UNE RÉGLEMENTATION DES
HEURES D'OUVERTURE
DES RESTAURANTS
Je suis restauratrice depuis 20 ans (petite
restauration avec 2 employés), et je ne comprends pas très bien le problème
des heures supplémentaires.
Pour moi, c'est le client qui est responsable : celui qui vient
après 13 h 30 ou 21 heures (c'est de plus en plus une habitude chez le consommateur).
Le refuser, c'est quelquefois, depuis l'ouverture à 19 heures, avoir une
salle quasiment vide… Donc pas de rentrée d'argent bien que les employés
soient présents. Alors que le client refusé nous traite de fainéant
ou de gens qui n'ont pas besoin de travailler, comme ils disent.
Ce dernier est persuadé que l'on ne travaille que lorsqu'il
arrive ; on arrête dès qu'il part ? Et surtout, depuis les 35 heures
(les gens arrivent tard : constatation).
Sans parler du problème des chaînes qui travaillent
beaucoup en brigade et qui servent - si ce n'est pas toute la journée - au
moins jusqu'à 23 heures.
Bien sûr, en comparaison avec les petites structures comme
la nôtre…, on commence en tant que 'patron' vers 5 h 30 du matin 2 fois
par semaine pour les courses, ensuite la préparation, le ménage, la mise
en place, le temps du service...
et nous arrivons facilement à 10 heures de travail par jour.
Avec les 39 heures dans notre corporation, vous devez bien comprendre
qu'avec le temps d'ouverture que la clientèle nous impose, nous avons besoin
de plus de temps pour nous consacrer à la préparation si l'on ne veut
pas travailler les produits industriels déjà préparés... C'est
vrai qu'il est difficile de ne pas dépasser les 39 heures.
Si je dois payer des heures supplémentaires, dois-je majorer
mes prix après 13 h 30 et 21 heures ? Comment les financer ? Est-ce vraiment
commercial ? Si les clients arrivent aux heures normales de service mais restent
à table jusqu'à 15 h 30 pour le midi et 22 h 30 pour le soir (ajoutez
le temps de nettoyage après leur départ…), dois-je les mettre dehors
? L'argent ne tombe pas du ciel.
Doit-on réglementer les heures d'ouverture pour tous les
restaurants de France (y compris les fast-foods) ? Comme tous les autres
commerces qui ont, eux, une heure précise de fermeture. Eh bien je dis oui, et
le problème des heures supplémentaires sera réglé !
E.
Q. de La Flèche
zzz22v
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L'Hôtellerie Restauration n° 3011 Magazine 11 janvier 2007 Copyright © - REPRODUCTION
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