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Sondage
express L'Hôtellerie
Restauration a organisé
un sondage express du mardi 5 au mardi 12 décembre sur la page d'accueil de
son site
www.lhotellerie.fr
afin de savoir ce que les employeurs, mais aussi leurs employés, souhaitaient
voir négocier en termes d'aménagement du temps de travail dans la profession
des CHR :
35 heures avec paiement des heures supplémentaires
?
39 heures avec des jours de congé supplémentaires
?
Les employeurs ont répondu à 62
% pour
les 39 heures 31 %
pour les 35 heures 7
% sans
opinion
Les salariés ont répondu à
52 %
pour les 39 heures
43 %
pour les 35 heures
5 %
sans opinion
Contrairement aux idées reçues, les salariés
sont prêts à travailler sur la base de 39 heures et de bénéficier
en contrepartie de jours de congé supplémentaires. Sentiments aussi largement
partagés par leurs employeurs.
(429 salariés et 193 employeurs ont participé à
ce sondage express) |
APRÈS LA SIGNATURE DE
L'ACCORD SOCIAL DU 5 FÉVRIER
Les restaurateurs de la CPIH dénoncent
les contraintes imposées aux petites entreprises
Les membres du bureau des restaurateurs de la Confédération
des professionnels indépendants de l'hôtellerie (CPIH) dénoncent
la conclusion de l'accord du 5 février 2007, qui ne prend pas suffisamment
en compte la spécificité de leurs petites entreprises.

De
gauche à droite : Jean-Pierre Seguin (33), Thierry Poidras (41), Robert Touchet
(49), Claude Izard, Gérard Ryngel (44), Jean Alemany (16), Charles Peletier
(85), Philippe Lhomme (16) et Philippe Lefevre (27). |
Ils
ne sont vraiment pas contents, les membres du bureau des restaurateurs de la CPIH,
composé essentiellement de restaurateurs traditionnels indépendants implantés,
pour la plupart, dans les milieux ruraux. Ils dénoncent l'inadéquation
des mesures contenues dans les accords de février 2005 qui conduisent la profession
à travailler sur la base de 35 heures par semaine avec le paiement de 4 heures
supplémentaires. Ils déplorent la signature de cet accord par des organisations
patronales représentant les grands groupes, et des syndicats de salariés
présents dans ces grands groupes qui ne prennent pas en compte la situation
des petits établissements. Ils constatent que ces grands groupes n'auront aucune
obligation supplémentaire dans la mesure où ils pratiquent déjà
les 35 heures et accordaient les jours fériés à leurs salariés.
Ces grands établissements qui sont même favorisés, dans la mesure
où l'accord leur permet de majorer les heures supplémentaires à
10 %, comme les petites entreprises de moins de 20 salariés, alors que le Code
du travail prévoit une majoration à 25 % pour les entreprises de plus
de 20 salariés. Ils déplorent la suppression de la 6e semaine
au profit de jours fériés sécurisés qui étaient de toute
façon déjà accordés par ces grands groupes. "Il s'agit
d'un texte difficilement applicable et qui va entraîner des conflits dans
nos entreprises, précise Claude Izard, président des Cuisineries Gourmandes
des Provinces françaises. Pour nos salariés, dire qu'ils ont des
jours fériés sécurisés, cela signifie, pour eux, qu'ils ne doivent
pas travailler ces jours-là, alors que pour une grande majorité de nos entreprises, cela correspond
à leurs pics d'activité."
"Vers la mort des petits établissements"
François Effling,
président national des saisonniers, a d'ailleurs adressé un courrier à
Nicolas Sarkozy afin de lui faire part "de l'inadéquation des mesures prises
avec le fonctionnement des très petites entreprises dans le secteur de l'hôtellerie-restauration.
La Confédération des professionnels indépendants de l'hôtellerie,
qui représente les épiciers de l'hôtellerie-restauration, ne se
reconnaît absolument pas dans ces négociations. Les organisations professionnelles
qui ont signé cet avenant représentent les CHR de la grande distribution.
Par ce courrier, nous dénonçons, nous, représentants des petites
entreprises familiales, cet avenant qui avantage les grosses entreprises et qui
risque d'entraîner la mort des établissements de la France profonde que
les touristes recherchent et visitent chaque année".
Autre sujet où ces professionnels
se sentent trahis : le titre de maître restaurateur qui se trouve, selon eux,
vidé de toute substance. "Initialement, ce titre avait pour but de différencier
le restaurateur du réchauffeur. Dans le projet de décret qui nous a été
soumis, il sera possible d'attribuer ce titre à un chef d'entreprise sans
qualification dans la mesure où l'un de ses salariés bénéficie
des qualifications définies par le cahier des charges", déplore Claude
Izard. Sans parler d'une revendication vieille de plus de 20 ans : la possibilité
pour les restaurateurs de s'inscrire au Répertoire des métiers, qui ne
devrait pas voir le jour.
Pascale Carbillet
zzz74v
Voir
l'article qui suit sur le sujet :
L’accord sur le temps de
travail devrait être applicable au 1er avril (n° 3021 du 22 mars 2007)
Voir l'article qui
précède sur le sujet :
Mémo - Vers la fin du
front uni patronal ? (n° 3019
du 8 mars 2007)
Article précédent -
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L'Hôtellerie Restauration n° 3020 Hebdo 15 mars 2007 Copyright © - REPRODUCTION
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