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Quelles sont les règles en matière de TVA pour de la vente à emporter ?
Votre question porte en fait sur la qualification de vente à emporter (soumise au taux de 5,5 %) ou de vente à consommer sur place (soumise au taux de 19,6 %). Selon l'administration fiscale, dès lors que
"la distribution de mets ou de boissons est effectuée dans les lieux, et
que l'installations offre à la clientèle la possibilité d'y consommer
sur place (tables, chaises ou bancs), on est en présence d'une vente à
consommer sur place qui sera soumise au taux de 19,6 % même si aucun service
à table n'est assuré. Cette règle ne s'applique plus depuis septembre 2000. Références : Documentation administrative de base DB3C313 du 30 mars 2001. zzz66f De l'importance d'avoir le bon code d'activité de son entreprise
Le code 55.3A correspond à la "restauration de type traditionnel", c'est-à-dire, selon la Nomenclature d'activité française (NAF), aux établissements ayant une activité principale de restauration avec un service à la table (ou libre-service de type cafétéria). Quant au code 55.3B, il correspond à la "restauration de type rapide", c'est-à-dire à la "fourniture au comptoir d'aliments et de boissons à consommer sur place ou à emporter, présentés dans des conditionnements jetables". La question du code NAF est effectivement importante dès lors qu'il s'agit d'un élément susceptible de déclencher l'application de règles différentes. Par exemple, le champ d'application professionnel des conventions collectives est souvent défini par référence au code NAF des entreprises, et en l'espèce, les codes 55.3A et 55.3B ne relèvent pas de la même convention. Même si la jurisprudence considère que ces codes n'ont qu'une valeur indicative et que seule l'activité réelle de l'entreprise détermine son assujettissement à telle ou telle convention, il est préférable que l'entreprise ait un code NAF qui corresponde à son activité réelle. Un autre exemple que l'on peut citer est celui des 'aides à l'emploi' attribuées depuis juillet 2004 aux entreprises du secteur CHRD. En effet, le montant de l'aide varie selon le code NAF de l'entreprise, et, en l'occurrence, ce montant est différent pour les établissements relevant du code 55.3A et ceux relevant du code 55.3B. Si les 2 types d'activités bénéficient d'une aide de 114,40 E par mois au titre des salariés rémunérés au Smic, l'aide attribuée au titre des salariés rémunérés au-dessus du Smic est de 67,9 E par mois pour les établissements relevant du code 55.3B alors qu'elle est de 114,40 E par mois pour ceux relevant du code 55.3A. Cet exemple démontre là encore l'utilité pour l'entreprise de bien vérifier que son code NAF corresponde à son activité, ce qui, en pratique, n'est pas toujours le cas, notamment parce que l'activité a pu évoluer. On rappelle en effet que ce code est attribué par l'Insee au moment de la création de l'entreprise, et qu'il correspond en principe à l'activité principale de l'entreprise (on parle aussi de code APE, signifiant 'Activité principale exercée'). Dans l'hypothèse où le code d'origine ne correspondrait plus à la réalité de l'activité exercée, les entreprises peuvent en changer en s'adressant au Centre de formalité des entreprises. zzz66f Comment prendre en compte les cadeaux et offerts aux clients
Les cadeaux ne posent pas de véritable difficulté du point de vue comptable : la dépense engagée pour faire le cadeau se traduit par une écriture de charge qui sera déductible fiscalement dès lors que le cadeau est offert dans l'intérêt de l'entreprise (fidélisation des clients, etc.). En revanche, la règle est plus complexe en matière
de TVA. S'il n'y a pas, par définition, de TVA à verser sur la recette
La règle à laquelle vous faite référence sur les cadeaux inférieurs à 31 E TTC concerne uniquement les biens qui sont offerts sans être consommés sur place (par exemple, stylos, porte-clés…), et non sur les prestations de services offertes (apéritifs, cafés, etc.). Pour ces biens ou objets, la règle applicable est la suivante : l'entreprise ne peut récupérer la TVA sur les achats de ces 'cadeaux' que s'il s'agit de biens de très faible valeur (art. 238 de l'annexe II et 23 N et 28-00 A de l'annexe IV du Code général des impôts). Cette valeur, qui était de 31 E jusqu'au 31 décembre 2005, a été réévaluée en 2006 à 60 E par an et par bénéficiaire. Cette règle impose donc de tenir un décompte avec l'identité des différents bénéficiaires. Si vous renoncez à récupérer la TVA sur ces cadeaux, vous pouvez éventuellement vous contenter d'un décompte global, sous réserve néanmoins de pouvoir prouver que ces 'offerts' ont été attribués dans l'intérêt de l'entreprise. Cette notion sera appréciée au cas par cas par les vérificateurs fiscaux, mais il convient que les cadeaux restent de faible valeur et que leur volume global soit raisonnable. En revanche, lorsque l'on est en présence d'une prestation offerte (service d'un apéritif ou café à consommer sur place), la règle est différente. Dans une réponse publiée au Journal officiel (Réponse Lauga JO AN 08/07/96), le ministre du Budget a précisé qu'il n'y avait pas de remise en cause de la TVA déduite sur les achats des denrées offertes par un restaurateur dans le cadre d'une prestation à titre gratuit, dès lors que l'offert est réalisé dans l'intérêt de l'entreprise, et qu'il est justifié par un double de note ou de ticket de caisse qui mentionne la nature de la prestation offerte. Cette règle renvoie à la question de la justification individuelle des offerts et à la délivrance d'une note au client. À cet égard, on rappelle qu'en principe, un hôtelier-restaurateur est tenu de délivrer systématiquement une note à ses clients pour chaque service rendu et d'en conserver le double à l'appui de sa comptabilité. Cette note doit mentionner non seulement les prestations vendues, mais également les prestations offertes… En revanche, la mention des coordonnées du client ne sera pas exigée (sauf, bien entendu, si les offerts apparaissaient disproportionnés au regard de l'intérêt de l'entreprise). zzz66f Complément d’article 2295p16 10e législature
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Rubrique animée par Frédérique Pasloix.
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L'Hôtellerie Restauration n° 2995 Hebdo 21 Septembre 2006 Copyright © - REPRODUCTION INTERDITE