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Comment rédiger sa carte des vins
Refaisant ma carte des vins, je voudrais connaître les
mentions obligatoires qui doivent figurer sur la carte des vins, les détails
auxquels je dois faire attention, et de plus je voudrais savoir si je dois obligatoirement
mentionner le millésime ? (F.K. par courriel)
Avant de rédiger votre carte des vins,
je vous conseille de lire l'ouvrage de Paul Brunet Le vin et les vins au restaurant
édition 2005. Vous pouvez consulter cet ouvrage dans la liste des sujets
interactifs sur notre site internet
www.lhotellerie.fr
Avec le sujet interactif, vous avez aussi la possibilité de poser directement
vos questions à l'auteur qui vous répondra.
Nous vous proposons un résumé de ses conseils pour bien
rédiger une carte des vins.
La rédaction des cartes des vins est très importante,
car elle permet une bonne commercialisation des produits, mais en outre, elle doit
informer clairement le consommateur. Les indications à faire figurer sur
la carte sont les suivantes :
- L'appellation exacte sous laquelle le vin est vendu.
- La contenance : bouteille, magnum, demi-bouteille, etc.
- Les prix nets ou service compris. Dans ce dernier cas,
le taux du pourcentage du service doit être indiqué.
-
L'indication du cru.
Ces indications doivent être obligatoirement mentionnées
sur la carte. Cependant, le restaurateur donnera d'autres informations qui, si elles
ne sont que facultatives, sont malgré tout fort appréciées de la
clientèle, à savoir :
- La mise en bouteilles au château ou au domaine,
si le vin a été mis en bouteilles dans ces conditions.
- L'indication du millésime.
Il n'est donc pas obligatoire d'indiquer le millésime. Par
contre, dans la mesure où le restaurateur mentionne celui-ci sur la carte,
il est tenu de vendre la bouteille de l'année qui est inscrite et de ne pas
la remplacer par une autre année, même en cas de rupture de stock.
L'auteur en profite aussi pour rappeler les erreurs les plus fréquentes
qui sont commises lors de la rédaction de la carte des vins et qu'il faut éviter,
si vous ne voulez pas être verbalisé par les services de la répression
des fraudes.
Les erreurs à
éviter lors de la rédaction de la carte des vins :
- Ne pas faire figurer dans la liste des vins ayant une appellation
ceux qui n'en ont pas.
- Faire figurer les vins sous leur appellation exacte. Dans le
cas de vin vendu sous une marque déposée comme Mouton-Cadet, cette indication
ne suffit pas, il faut en outre préciser l'appellation : bordeaux, graves ou
médoc.
- Ne pas confondre le domicile du vendeur et l'appellation. Pour
cela, il faut reprendre le nom qui précède la mention 'appellation contrôlée'
qui se trouve intercalée entre les mentions 'appellation' et 'contrôlée',
comme, par exemple, 'appellation bordeaux supérieur contrôlée'.
- Classer les vins de table à part, et pour ces vins, n'oubliez
pas de mentionner le titre alcoométrique volumique exprimé en % (par exemple,
la cuvée du patron 12,5 % Vol). zzz66b
| Comment
payer le lundi 1er mai
Le
1er mai est le seul jour férié obligatoirement chômé
et payé en vertu de la loi. Ce qui veut dire que les salariés ne doivent
pas travailler et sont payés. Comme tout principe, il est prévu des exceptions,
notamment "pour les établissements et services qui, en raison de la nature
de leur activité, ne peuvent interrompre le travail". Cette disposition
concerne les établissements des CHR, et leur permet par dérogation de
faire travailler leurs salariés ce jour-là. L'article 26 de la convention
collective des CHR du 30 avril 1997 précise comment doivent être payés
les salariés le 1er mai.
Le 1er mai est chômé
1.
Les salariés ne travaillent pas lundi 1er mai, soit parce que le
1er mai correspond au jour habituel de fermeture de l'entreprise, soit
parce qu'il correspond au jour de repos du salarié. Dans ces deux situations,
il n'y a aucune incidence du point de vue de la rémunération :
Les salariés payés au fixe touchent leur salaire normal.
Les salariés payés au service ne perçoivent aucune
rémunération.
2.
Le 1er mai est un jour habituel d'ouverture de l'entreprise et l'employeur
décide de fermer celle-ci.
Dans ce cas, l'employeur doit verser le salaire que le salarié
aurait perçu s'il avait travaillé.
Le 1er mai est travaillé
Les salariés qui travaillent lundi 1er mai ont
droit, en plus de leur salaire correspondant à la journée travaillée,
à une indemnité égale au montant de ce salaire. Ce qui revient
en fait à dire que la journée du 1er mai travaillée
est payée double.
Pour les salariés payés au fixe, l'employeur doit verser
une indemnité proportionnelle au montant du salaire correspondant à
cette journée (les avantages en nature ne sont pas compris).
Pour les salariés payés au service, l'employeur doit
verser une indemnité égale au montant de la répartition du service
pour cette journée.
Si des heures supplémentaires sont effectuées ce jour
férié, elles sont payées à leur propre taux de 25 % ou de
50 %, mais ces taux ne seront pas doublés.
En effet, un salarié qui effectue par exemple 3 heures supplémentaires
le 1er mai aura son salaire habituel, plus l'indemnité égale
au montant de ce même salaire, et aura donc 3 heures supplémentaires
majorées à 15 %. zzz60o |
L'attestation en justice doit respecter
un certain formalisme
Je suis en litige avec une ancienne salariée qui me réclame
le paiement de repas qu'elle a consommé et que je lui ai donc déduit du
bulletin de paie. D'anciens salariés sont prêts à témoigner
que je leur servais bien un repas et qu'elle mangeait bien avec eux. Pourriez-vous
me donner un exemple de témoignage. (P.C. de Pontoise)
Si
vous voulez produire le témoignage de salariés afin de prouver votre bonne
foi, vous pouvez fournir des attestations. Mais pour être valable en justice,
une attestation doit être écrite, datée et signée de la main
de son auteur. Elle doit en outre respecter un certain formalisme imposé par
l'article 202 du Nouveau Code de procédure civile. L'auteur de l'attestation
doit en outre fournir la photocopie d'une pièce officielle d'identité
comportant sa signature.
Nous vous proposons ci-contre un modèle d'attestation :
Attestation - Témoignage en justice
Article 202 du Nouveau Code de procédure civile
Je soussigné(e) :
Nom et prénoms :
Date et lieu de naissance :
Adresse :
Profession :
Nationalité :
Le témoignage qui suit est établi en vue de sa production
en justice, et je déclare avoir connaissance qu'une fausse attestation de ma
part m'exposerait à des sanctions pénales.
Je certifie l'exactitude des faits ci-après auxquels j'ai
assisté ou que j'ai personnellement constatés : (rappeler les faits).
(Date et signature de l'auteur) zzz60u |
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