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DES JEUNES PROFESSIONNELS DU
CAFÉ TRÈS PROMETTEURS
Le lycée hôtelier d'Illkirch
conserve le trophée Malongo
Nice (06) Connaître et appréhender le café
dans sa richesse et sa diversité : tel est le principal objectif du concours
Malongo, dont la 12e édition vient de se dérouler au lycée
Paul Augier de Nice. Un challenge de haut niveau, destiné aux élèves
des écoles hôtelières. La finale 2006 a été remportée
par Franck Steinle, du lycée Alexandre Dumas d'Illkirch, établissement
déjà vainqueur l'an dernier. Chapeau bas.

Jean-Pierre
Blanc, d.g. de Malongo, lors de la remise du trophée à Franck Steinle
qui gagne, avec son professeur, un voyage dans un pays producteur de café. à
droite, Vincent Pateux. |

Plusieurs salles ont été mises à
disposition par le lycée pour une parfaite organisation. Coup de chapeau
au proviseur, Michel Prosperi et au chef de travaux, Jean-Paul Gravelle.
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Tenue
sombre pour la plupart. Sur les visages, quelques sourires avant un dernier regard
en direction des professeurs qui doivent maintenant se retirer. Il est 14 h 30 ce
mercredi 12 avril : la finale du 12e concours du Jeune professionnel
du café Malongo va commencer au lycée Paul Augier de Nice. 27 candidats
en lice, de niveaux bac et BTS. Pour la première fois, le meilleur des BEP,
dont le parcours s'arrêtait jusque-là avec les demi-finales régionales,
tente l'aventure. C'est une jeune femme, Johanna Brochard. À ces garçons
et filles représentant 18 lycées professionnels s'ajoute la participation
de Bin Wen, 24 ans. Ce responsable de bar dans une chaîne de restaurants de
Chengdu a remporté le tout premier challenge 'café' organisé l'an
dernier par Malongo en Chine (lire encadré ci-dessous). Début de la compétition
: chacun doit justifier par écrit sa carte des cafés, préalablement
réfléchie et confectionnée depuis les demi-finales. Un argumentaire
commercial est demandé. Un café, puisé dans la carte, doit être
aussi associé à un ou plusieurs desserts d'une liste établie par
le jury. Une heure pour rendre la copie… Les minutes s'échappent ; les
traits se crispent. L'épreuve terminée, 2 autres séries attendent
nos aspirants. À tour de rôle, cette fois. Paola, du département
formation de Malongo, veille sur la reconnaissance des arômes. 5 au menu.
Derrière la grande cloison qui sépare la salle, Stéphane Sterne,
commercial CHR Malongo Paris, suit l'identification à l'aveugle de 3
crus de café. Dans les tasses, sans indication : Ethiopie Moka Sidamo, Kenya
AA et Colombie Supremo. À mi-chemin de l'épreuve, un seul a le tiercé
en main. "Ils n'écoutent pas assez leur première impression", constate
Vincent Pateux, en charge du département formation du torréfacteur. Une
seule candidate, Cécile Coiffard, va réussir à discerner correctement
la totalité des arômes et des crus. Mais elle ne le sait pas encore.
Malgré l'incertitude, la tension retombe au dîner, gourmandise oblige.
Élèves, professeurs et organisateurs sont conviés au Capelina,
l'un des restaurants d'application
du lycée. Dans les assiettes, Petits nems de gambas, Filet de cabillaud en
bohémienne, Crème catalane et Petit sablé précèdent un
café Grande Réserve. Que du bonheur aussi pour la délégation
chinoise qui fait dédicacer les menus. Jeudi 13 avril, 8 heures. Tout le monde
est sur le pied de guerre pour la visite des 2 sites de l'usine Malongo. Stockage
du café vert, torréfaction en direct, rencontre avec le pôle CHR
de Malongo… Une matinée pédagogique entre détente et sérieux.
Volontairement. 13 h 45, de retour au lycée Paul Augier, Vincent Pateux dévoile
le peloton de tête. Ils ne sont désormais plus que 13 en course. Nouvelle
session d'épreuves. 6 échantillons de café vert et 6 étiquettes
portant des noms de crus. À mettre dans le bon ordre. Dans la foulée,
les candidats s'attellent à l'analyse sensorielle d'un cru avec dégustation
et notation du corps, de l'acidité, de l'amertume et de la rémanence.

Dernière
épreuve pour les finalistes du concours, dans l'amphithéâtre du
lycée en présence notamment d'Olivier Antonioli, directeur du Louis XV
à Monaco. |
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Visite des stocks de cafés verts à
l'usine de Carros. |
Voyage à la clé
Dernière ligne droite
: l'atelier réalisation espresso, emmené par Gérard Bonnet, responsable
formation technique au sein de la société niçoise. Moulin à
moitié rempli, torchon sur la machine, bec vapeur encrassé : les pièges
vont bon train. Sans oublier l'élaboration de 2 cafés, à présenter
sur un plateau. 17 heures. Seuls les 3 meilleurs de chaque catégorie (bac et
BTS donc) peuvent prétendre au titre. Pour les départager, une table est
dressée dans l'auditorium du lycée. Le jury, présidé par Jean-Pierre
Blanc, directeur général des cafés Malongo et composé notamment
d'Olivier Antonioli, directeur du Louis XV à Monaco, représentant Alain
Ducasse, président d'honneur du jury, et de Jean-Pierre Rous, Maître
sommelier de France, pose les ultimes questions. Pourquoi ce café à
votre carte ? Que pensez-vous
du Blue Montain ? Quelles sont les façons d'obtenir un café décaféiné,
ou encore, à quoi correspond le label Max Havelaar ? Le tout, sous les feux
des projecteurs. Ce 12e concours est 'costaud'. Et les participants,
impressionnants. Les résultats sont annoncés en soirée, lors d'un
repas de gala de haute volée sur le thème de la Guadeloupe, pays producteur
de cafés et qui a été la destination du voyage remporté par
la gagnante du concours et son professeur en 2005. Des résultats 2006 placés
sous la promotion Pierre Massia. Un hommage à celui qui, pendant 15 ans,
a porté la bonne parole en faveur du café dans les écoles hôtelières.
Podium : Franck Steinle, du lycée Alexandre Dumas d'Illkirch-Graffenstaden
(67). Suivi par (ex æquo) : Julien Drevon du lycée Voltaire à
Nîmes (30), et Bastien Paniez, du lycée du Château Montvilliers
de Bazeilles (08).
Sylvie Soubes zzz14 zzz68v

Philippe Godemert entouré du jeune Wen Bin et Zong Lirong,
collaborateur de Malongo en Chine. |
Un
concours Malongo en Chine
Malongo
a fait ses premiers pas en Chine à l'initiative du directeur général
de la société, Jean-Pierre Blanc, voici 4 ans. Un marché à
plusieurs horizons : les Jeux olympiques de Pékin en 2008 et l'exposition universelle
de Shanghai en 2010. Pour cela, Philippe Godemert, directeur 'nouveaux projets' chez
Malongo, parcourt le territoire et pose des jalons là où l'univers du
coffee shop se développe. L'an dernier, Malongo a aussi mis en place le 1er
concours de 'baristas', dont les épreuves ont eu lieu dans 3 villes chinoises.
Le vainqueur, Wen Bin, était l'invité du torréfacteur à Nice
la semaine dernière à l'occasion de la 12e finale du concours
du Meilleur jeune professionnel du café. En Chine, le concours Malongo version
2006 passe la vitesse supérieure. Les éliminatoires sont prévues
d'ici à la fin mai à Pékin, Shanghai, Tianjing, Shengdu,
Chang Sha, Kunming, Chang Shun et Dalien. Objectifs de Malongo en Chine : "S'implanter
durablement et devenir un acteur principal du café tant en CHR que sur le marché
domestique." Bien parti au regard du concours ou encore par sa récente
association avec le groupe Kempinsky, qui développe un étonnant complexe
hôtelier au pied de la grande muraille. Le projet immobilier est actuellement
présenté à Beaubourg à Paris. Le coup d'oeil sur la maquette
vaut le déplacement. À terme encore, un large réseau de Malongo
Café. |
Le
palmarès 2006
Le
12e concours du Jeune professionnel du café Malongo, promotion Pierre
Massia, a été remporté par Franck Steinle (BTS) du lycée hôtelier
Alexandre Dumas d'Illkirch-Graffenstaden (67). Un nouveau succès pour l'établissement
et son professeur Pascal Obrecht, qui obtient la 1re place du podium
pour la 2e année consécutive. Sont arrivés 2e
ex æquo Julien Drevon (bac), du lycée Voltaire à Nîmes (30),
et Bastien Paniez (bac), du lycée du Château Montvilliers à Bazeilles
(08). Viennent ensuite Cécile Coiffard (BTS), du lycée de la Francophonie
à La Rochelle (17), Stéphanie Delaval (bac) du lycée Le Renouveau
à Saint-Genest-Lerp (42), et Charles Donnadieu (BTS), du lycée Voltaire
de Nîmes (30). On retrouve également en tête de la catégorie
BEP Johanna Brochard, du lycée Sainte-Anne à Saint-Nazaire (44). La
plus belle carte des cafés revient à Julien Drevon (Nîmes). |
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L'Hôtellerie Restauration n° 2973 Hebdo 20 avril 2006 Copyright © - REPRODUCTION
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