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Un petit coin de paris en plein Moscou
Amaury Tremblay, la trentaine, a choisi Moscou pour lancer une brasserie.
Boulanger de formation, il a choisi la restauration car les investissements sont moins
lourds.

Amaury Tremblay et sa fiancée Dasha, qui travaille avec lui au Paname. |
Avant
la capitale russe, Amaury Tremblay s'était déjà essayé au business en Amérique du
Sud. D'un bref retour en France, il tire la conclusion qu'il n'y a plus rien à faire dans
son pays natal en boulangerie ou en restauration. Sur une piste avancée par son père,
qui avait travaillé avec des Russes à l'époque soviétique, il vient "jeter un
coup d'oeil". Rapidement, il se décide, récupère un local en entresol dans une
arrière-cour, un ancien club de jazz, en plein centre de Moscou.
L'investissement total s'élève à 300 000 E, avec
un partenaire russe qui détient 10 %
des parts et gère toutes les questions administratives. Quelques travaux et le Paname
ouvre en 2003. Un concept simple mais efficace. Il a recréé une brasserie parisienne
dans le mobilier comme dans le décor, avec des photos sur Paris, de la musique bien
française comme Aznavour, Piaf, Trénet

Paname, une salle de brasserie comme à Paris.
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Soirée
beaujolais nouveau
"Il y avait déjà beaucoup
de restaurants axés cuisine française à 150 E , et des chaînes à quelques
centaines de roubles, mais rien ou presque à 30 E", explique Amaury Tremblay.
C'est donc le créneau choisi. La clientèle est moitié russe et moitié expatriés.
"Il y a 5 000 Français à Moscou", ajoute-t-il. Et le Paname est devenu
un lieu de rendez-vous pour beaucoup d'entre eux. D'autant plus qu'Amaury Tremblay joue le
jeu à fond en organisant des concours de pétanque, un bal musette pour le 14 Juillet ou
le lancement du beaujolais nouveau.
Ouvert 7j/7, comme tous les restaurants à Moscou,
le Paname emploie 35 personnes, "une équipe très stable",
souligne-t-il. Et il propose assiette de charcuterie (18 E), avec des rillettes maison,
bouchée à la reine (9 E), soupe à l'oignon (4,50 E), frisée aux lardons (6,60 E),
escargots (7,50 E), cuisses de grenouille (10 E), etc. Avec du pastis pour apéritif et
des vins français. Tout cela va de 4 E l'huître (elles sont vendues à l'unité) à 15 E
l'andouillette de Troyes, et 25 E pour le tournedos Rossini, sauce à la truffe ou la sole
meunière. Pour diriger les cuisines, c'est un Russe qui a fait ses classes dans plusieurs
restaurants français.
Et les projets ne manquent pas pour Amaury Tremblay. "Il y a plein
d'opportunités, à Moscou et en dehors." Il envisage de lancer une boulangerie
et une activité traiteur. "Il y a une forte demande dans ce domaine." < zzz22v zzz99
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L'Hôtellerie Restauration n° 2953 Magazine 1er décembre 2005 Copyright © - REPRODUCTION
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