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12E CONGRÈS ANNUEL DE
L'AFLYHT
VERS LA RECONNAISSANCE DES
SPÉCIFICITÉS DES LYCÉES HÔTELIERS ET DE TOURISME
La
Rochelle (17) L'Association française des lycées hôteliers et de tourisme
s'épanouit d'année en année. Réunie en congrès à La Rochelle, elle veut désormais
présenter ses spécificités afin de collaborer toujours plus étroitement avec la
profession.

Les BTS tourisme n'ont pas
été oubliés lors du congrès, et une commission a permis d'aborder les ajustements que
devront recevoir ces formations. |
L'Aflyth n'a plus grand-chose de l'Amicale des
proviseurs de lycées hôteliers qui lui a donné naissance. Avec 210 participants venus
de 90 établissements, le 12e congrès de l'association a permis de débattre
de sujets souvent techniques et de favoriser les échanges entre établissements. Chaque
congressiste avait le choix entre 5 commissions : responsabilité pédagogique et
juridique, organisation des services, conventions de stage et accueil des étudiants
étrangers, conséquences de la loi de Finances sur les établissements hôteliers,
adéquation entre besoins et formation des nouvelles formations tourisme.
Point commun de ces thèmes pointus et parfois même
très techniques : la mise en avant des spécificités des établissements hôteliers. Les
questions sur les conventions de stage en sont une parfaite illustration : la convention
de stage type existant au niveau national est ensuite déclinée par chaque lycée
hôtelier. Mieux vaut donc connaître les règles à respecter pour éviter les erreurs,
comme la prise en compte, dans le calcul de la gratification, de l'hébergement et des
repas. De plus, avec la diversification des stages à l'étranger ou des nationalités des
étudiants accueillis en France, de nouveaux problèmes apparaissent (assurances,
connaissance de la législation du travail du pays d'accueil
).
L'occasion était idéale pour faire le point également sur les BTS tourisme et leur
adéquation avec les besoins du secteur. Si la mise en place d'un second BTS a permis de
mieux coller aux demandes des entreprises, des ajustements restent nécessaires. Ainsi, le
BTS vente et production touristique semble davantage porteur d'emplois, mais avec des
salaires qui ne sont peut-être pas à la hauteur du souhait des élèves. Si le BTS
animation et gestion touristique locale ouvre vers une poursuite des études, il ne
débouche pas forcément vers des emplois durables. Les congressistes ont donc travaillé
à la mise en place d'une enquête auprès des premières promotions de ces BTS.
Ces 2 jours de congrès ont permis des
réunions de travail denses, des rencontres avec la profession et les partenaires
également présents à La Rochelle.
Élodie Bousseau zzz76v zzz68v
| AGNÈS VAFFIER,
PRÉSIDENTE DE L'AFLYHT "Convaincre
les jeunes qu'avec un CAP, on peut trouver des débouchés et progresser"
Quelle orientation avez-vous souhaité donner à ce congrès ?
Cette 12e édition est centrée sur les particularités des établissements
hôteliers parce que nous sommes une association d'établissements hôteliers. Nous sommes
soumis à des contraintes de gestion et d'organisation, déterminantes dans l'attribution
des moyens.
La profession
ne parvient pas toujours à trouver le personnel adéquat. Comment tentez-vous de
répondre à ses attentes ?
Une des réussites de notre association a été de faire se rencontrer la profession et
les lycées hôteliers sur des points précis, comme la charte du stagiaire notamment.
Ensemble, on essaye de montrer un autre visage des métiers de l'hôtellerie et de
convaincre certains jeunes qu'avec un CAP, on peut trouver des débouchés et progresser.
Travailler
sur l'image de ces métiers est-il au centre de vos préoccupations ?
Nous participons à l'amélioration de l'image de la profession. Bien sûr, nous sommes
conscients qu'il peut y avoir des problèmes de rémunération, d'organisation du travail.
Mais nous contribuons, je pense, à une bonne transmission de ce que sont les métiers de
l'hôtellerie.
Quels
sont les enjeux des lycées hôteliers pour l'avenir ?
Attirer et accueillir un grand nombre d'élèves, et s'adapter aux besoins de la
profession. Nous sommes confrontés à une connotation négative des métiers manuels dans
notre pays : c'est d'autant plus dommage que certains commencent par apprendre avec leurs
mains avant d'arriver à apprendre avec leur tête. Il est important de savoir faire et
non pas seulement
de savoir dire ou de savoir penser. Et ces métiers ont
un atout : ils comportent de nombreuses passerelles qui permettent de commencer avec un
CAP et de progresser sans cesse ! |
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L'Hôtellerie Restauration n° 2918 Hebdo 31 mars 2005 Copyright © - REPRODUCTION
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