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AFFIRMANT SON RÔLE DE CRÉATRICE
D'EMPLOIS
LA RESTAURATION RAPIDE SE VEUT UNE
VITRINE SOCIALE
C'est dans les
locaux du Medef, et avec la participation de son président Ernest-Antoine Seillière, que
le Syndicat national de l'alimentation et de la restauration rapide a tenu son assemblée
générale.

Jean-Paul Brayer et Ernest-Antoine Seillière. |
Jean-Paul Brayer, président de Quick France, anime
pour la première fois cette assemblée générale en tant que président. Il commencera
par remercier son prédécesseur, Philippe Labbé, ainsi que tous les agents
administratifs et permanents qui travaillent au comité technique du syndicat. Il insiste
sur le fait que le syndicat fonctionne avec des effectifs minimums pour réduire les
coûts.
Les membres du Snarr représentent plus d'une
centaine d'enseignes et un millier d'adhérents. "Si l'union fait la force, le
nombre aussi fait la force, rappelle Jean-Paul Brayer. Les pouvoirs publics n'ont
pas conscience de ce que nous représentons. Ils n'ont pas suffisamment conscience que
nous sommes des créateurs nets d'emplois. En matière de formation, nous investissons
plus de 4 % de la masse salariale dans les grandes chaînes. Nos métiers sont des
métiers d'apprentissage et de cooptation."
Ernest-Antoine Seillière ouvrira les travaux de cette assemblée générale en rappelant
la prépondérance et en mettant en avant les services au sein de l'activité économique
française.
"En tant qu'entrepreneur, je suis ravi que vous ayez choisi le Medef pour votre
assemblée générale. C'est la maison des entreprises. Cela fait maintenant pas mal de
temps que nous essayons de promouvoir l'entrepreneur et l'entreprise dans notre pays. Nous
avons voulu que tous ceux qui portent en réalité les emplois, ceux qui prennent des
risques en créant, développant, soient entendus et représentés. Nous avons 600
syndicats professionnels représentés au Medef. Nous fédérons 700 000 entreprises. Il y
a 110 bureaux du Medef à travers notre pays, ce qui nous permet d'avoir maintenant un
réseau de terrain. Aujourd'hui, le Medef défend l'entreprise quels que soient sa taille
et son métier. Nous avons besoin que les professions de services soient plus fortes dans
notre organisation. Les services créent de l'emploi : 70 % de notre économie en est
constituée. Les services sont au coeur de l'évolution de notre société. Bien entendu,
votre propre syndicat est tout a fait représentatif de ce qu'est en train de devenir
l'économie française. Puisque vous êtes en fait des adaptateurs quasi quotidiens des
besoins les plus immédiats d'une population de plus en plus disponible pour cela et de
plus en plus jeune. C'est vous qui êtes l'interface entre le consommateur dans votre
spécialité, essentielle et fondamentale. Je voudrais que vous compreniez que le Medef
est tout à fait adapté au type d'entreprise que vous représentez."
La
sûreté alimentaire au coeur des débats
Les membres du Snarr sont
régulièrement informés par leur organisation professionnelle de la réglementation
alimentaire. Cécile Gattefossé, membre de la commission Sûreté alimentaire, fait un
rappel des nouveautés en ,matière de réglementation alimentaire ainsi que des
interventions et des travaux du syndicat. Depuis le 1er janvier 2005, les
professionnels sont soumis à une obligation de traçabilité. "Nous devons
connaître la provenance des produits qui entrent dans nos entreprises et nous devons
collecter et conserver ces informations. Nous avons aussi l'obligation de mettre en place
des autocontrôles." Il est aussi prévu pour le début de l'année 2006 une
harmonisation de la réglementation d'hygiène pour tous les secteurs alimentaires, qui
donnera lieu à la rédaction d'une note explicative dans le courant l'année.
Autre sujet de préoccupation : le Guide de
bonnes pratiques pour la restauration rapide. La mouture finale a été soumise aux
autorités administratives concernées, qui devraient répondre au mois d'avril. Le Snarr
espère que la profession pourra enfin se voir doter d'un tel guide pratique en matière
d'hygiène.
L'ouverture
7 jours sur 7 n'est toujours pas réglée
Jean-Paul Brayer rappelle que le
problème d'ouverture 7 jours sur 7 est toujours d'actualité. "Nous sommes
toujours préoccupés par ce problème. En effet, bien que notre métier de restaurateur
ne soit pas remis en cause, certains arrêtés préfectoraux interdisent l'ouverture 7
jours sur 7 de certains de nos établissements qui sont aussi dépôts de pain. Ce
problème est dû à l'action des boulangers, obligés de fermer un jour par semaine en
raison de loi sociale. Cette dernière entraîne des problèmes de concurrence."
En attendant une clarification de la part des pouvoirs publics sur le sujet, le syndicat
propose comme solution de vendre du pain uniquement 6 jours sur 7 pour ne pas avoir à
fermer toute l'unité de restauration rapide.
Un
régime de prévoyance sous haute surveillance
Un régime de prévoyance a été
mis en oeuvre dans le cadre de la convention collective de la restauration rapide en 1998.
L'analyse des résultats de fin d'année a conduit l'ensemble des partenaires sociaux à
demander un audit sur la gestion par Isica de ce régime de prévoyance. Principaux
constats : une absence de maîtrise des adhérents du Snarr, une carence dans la façon de
gérer, et des frais de gestion trop importants. Après réflexion, les partenaires
sociaux ont décidé - plutôt que de dénoncer les relations avec Isica - de continuer
mais d'être plus exigeants quant à la qualité qu'ils en attendent. Ce qui s'est traduit
dans un premier temps par un appel de cotisation ramené à 75 % ainsi que la création
d'une réserve de stabilité et une diminution des frais de gestion.
Quant au fonds d'action social géré également par
Isica, il a aussi été demandé un audit. Ce fonds a été créé dans le but de venir en
aide aux salariés qui se trouvent en grande difficulté sociale. Si le montant des fonds
reste stable, par contre, le nombre des dossiers est en constante augmentation. Ce qui va
entraîner une réflexion sur l'évolution de ces fonds avec les partenaires sociaux, en
gardant comme objectif que ces fonds gardent leur caractère social.
Santé
au travail
L'accord interprofessionnel sur la
santé au travail et la prévention des risques professionnels du 13 septembre 2000 impose
aux branches d'activité d'ouvrir un dialogue sur les thèmes relatifs à l'analyse des
risques. Un décret du 5 novembre 2001 impose aux entreprises de mettre en place un
document unique d'évaluation des risques pour la santé et la sécurité des
travailleurs. Les entreprises ont l'obligation de mettre à jour ce document une fois par
an, et ce, depuis le 8 novembre 2002.
Bruno Bazelle, membre de la commission Ressources
humaines, insiste sur le fait que la cotisation accident du travail est la seule sur
laquelle les entreprises peuvent agir en contribuant à diminuer les arrêts dus aux
accidents du travail, et par conséquent, diminuer les taux de cotisation. Le taux de
cette cotisation est de 2,10 % pour la restauration rapide, et pour la livraison à
domicile, de 2,20 ou 2,90 % de la masse salariale brute.
Afin d'aider les entreprises de la restauration rapide, constituées de 3 branches
d'activité (hamburgers, sandwiches et livraison à domicile), à mettre en place ce
document unique, un guide de prévention des risques professionnels spécifique a été
élaboré entre des représentants du Snarr, de l'INRS (Institut national de recherche et
de sécurité) et de la Cramif (Caisse régionale d'assurance maladie d'Île-de-France).
Tous les participants à cette assemblée se sont vu remettre un exemplaire.
P. C. zzz74v
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L'Hôtellerie Restauration n° 2918 Hebdo 31 mars 2005 Copyright © - REPRODUCTION
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