Journal L'Hôtellerie Restauration
Le journal des Restaurants Hôtels Cafés : actualité, emploi, fonds de commerce
 
 
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Le journal L'Hôtellerie Restauration










 
 
 
du 31 mars 2005
VIE PROFESSIONNELLE

AFFIRMANT SON RÔLE DE CRÉATRICE D'EMPLOIS

LA RESTAURATION RAPIDE SE VEUT UNE VITRINE SOCIALE

C'est dans les locaux du Medef, et avec la participation de son président Ernest-Antoine Seillière, que le Syndicat national de l'alimentation et de la restauration rapide a tenu son assemblée générale.


Jean-Paul Brayer et Ernest-Antoine Seillière.

Jean-Paul Brayer, président de Quick France, anime pour la première fois cette assemblée générale en tant que président. Il commencera par remercier son prédécesseur, Philippe Labbé, ainsi que tous les agents administratifs et permanents qui travaillent au comité technique du syndicat. Il insiste sur le fait que le syndicat fonctionne avec des effectifs minimums pour réduire les coûts.
Les membres du Snarr représentent plus d'une centaine d'enseignes et un millier d'adhérents. "Si l'union fait la force, le nombre aussi fait la force, rappelle Jean-Paul Brayer. Les pouvoirs publics n'ont pas conscience de ce que nous représentons. Ils n'ont pas suffisamment conscience que nous sommes des créateurs nets d'emplois. En matière de formation, nous investissons plus de 4 % de la masse salariale dans les grandes chaînes. Nos métiers sont des métiers d'apprentissage et de cooptation."
Ernest-Antoine Seillière ouvrira les travaux de cette assemblée générale en rappelant la prépondérance et en mettant en avant les services au sein de l'activité économique française.
"En tant qu'entrepreneur, je suis ravi que vous ayez choisi le Medef pour votre assemblée générale. C'est la maison des entreprises. Cela fait maintenant pas mal de temps que nous essayons de promouvoir l'entrepreneur et l'entreprise dans notre pays. Nous avons voulu que tous ceux qui portent en réalité les emplois, ceux qui prennent des risques en créant, développant, soient entendus et représentés. Nous avons 600 syndicats professionnels représentés au Medef. Nous fédérons 700 000 entreprises. Il y a 110 bureaux du Medef à travers notre pays, ce qui nous permet d'avoir maintenant un réseau de terrain. Aujourd'hui, le Medef défend l'entreprise quels que soient sa taille et son métier. Nous avons besoin que les professions de services soient plus fortes dans notre organisation. Les services créent de l'emploi : 70 % de notre économie en est constituée. Les services sont au coeur de l'évolution de notre société. Bien entendu, votre propre syndicat est tout a fait représentatif de ce qu'est en train de devenir l'économie française. Puisque vous êtes en fait des adaptateurs quasi quotidiens des besoins les plus immédiats d'une population de plus en plus disponible pour cela et de plus en plus jeune. C'est vous qui êtes l'interface entre le consommateur dans votre spécialité, essentielle et fondamentale. Je voudrais que vous compreniez que le Medef est tout à fait adapté au type d'entreprise que vous représentez."

La sûreté alimentaire au coeur des débats
Les membres du Snarr sont régulièrement informés par leur organisation professionnelle de la réglementation alimentaire. Cécile Gattefossé, membre de la commission Sûreté alimentaire, fait un rappel des nouveautés en ,matière de réglementation alimentaire ainsi que des interventions et des travaux du syndicat. Depuis le 1er janvier 2005, les professionnels sont soumis à une obligation de traçabilité. "Nous devons connaître la provenance des produits qui entrent dans nos entreprises et nous devons collecter et conserver ces informations. Nous avons aussi l'obligation de mettre en place des autocontrôles." Il est aussi prévu pour le début de l'année 2006 une harmonisation de la réglementation d'hygiène pour tous les secteurs alimentaires, qui donnera lieu à la rédaction d'une note explicative dans le courant l'année.
Autre sujet de préoccupation : le Guide de bonnes pratiques pour la restauration rapide. La mouture finale a été soumise aux autorités administratives concernées, qui devraient répondre au mois d'avril. Le Snarr espère que la profession pourra enfin se voir doter d'un tel guide pratique en matière d'hygiène.

L'ouverture 7 jours sur 7 n'est toujours pas réglée
Jean-Paul Brayer rappelle que le problème d'ouverture 7 jours sur 7 est toujours d'actualité. "Nous sommes toujours préoccupés par ce problème. En effet, bien que notre métier de restaurateur ne soit pas remis en cause, certains arrêtés préfectoraux interdisent l'ouverture 7 jours sur 7 de certains de nos établissements qui sont aussi dépôts de pain. Ce problème est dû à l'action des boulangers, obligés de fermer un jour par semaine en raison de loi sociale. Cette dernière entraîne des problèmes de concurrence." En attendant une clarification de la part des pouvoirs publics sur le sujet, le syndicat propose comme solution de vendre du pain uniquement 6 jours sur 7 pour ne pas avoir à fermer toute l'unité de restauration rapide.

Un régime de prévoyance sous haute surveillance
Un régime de prévoyance a été mis en oeuvre dans le cadre de la convention collective de la restauration rapide en 1998. L'analyse des résultats de fin d'année a conduit l'ensemble des partenaires sociaux à demander un audit sur la gestion par Isica de ce régime de prévoyance. Principaux constats : une absence de maîtrise des adhérents du Snarr, une carence dans la façon de gérer, et des frais de gestion trop importants. Après réflexion, les partenaires sociaux ont décidé - plutôt que de dénoncer les relations avec Isica - de continuer mais d'être plus exigeants quant à la qualité qu'ils en attendent. Ce qui s'est traduit dans un premier temps par un appel de cotisation ramené à 75 % ainsi que la création d'une réserve de stabilité et une diminution des frais de gestion.
Quant au fonds d'action social géré également par Isica, il a aussi été demandé un audit. Ce fonds a été créé dans le but de venir en aide aux salariés qui se trouvent en grande difficulté sociale. Si le montant des fonds reste stable, par contre, le nombre des dossiers est en constante augmentation. Ce qui va entraîner une réflexion sur l'évolution de ces fonds avec les partenaires sociaux, en gardant comme objectif que ces fonds gardent leur caractère social.

Santé au travail
L'accord interprofessionnel sur la santé au travail et la prévention des risques professionnels du 13 septembre 2000 impose aux branches d'activité d'ouvrir un dialogue sur les thèmes relatifs à l'analyse des risques. Un décret du 5 novembre 2001 impose aux entreprises de mettre en place un document unique d'évaluation des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs. Les entreprises ont l'obligation de mettre à jour ce document une fois par an, et ce, depuis le 8 novembre 2002.
Bruno Bazelle, membre de la commission Ressources humaines, insiste sur le fait que la cotisation accident du travail est la seule sur laquelle les entreprises peuvent agir en contribuant à diminuer les arrêts dus aux accidents du travail, et par conséquent, diminuer les taux de cotisation. Le taux de cette cotisation est de 2,10 % pour la restauration rapide, et pour la livraison à domicile, de 2,20 ou 2,90 % de la masse salariale brute.
Afin d'aider les entreprises de la restauration rapide, constituées de 3 branches d'activité (hamburgers, sandwiches et livraison à domicile), à mettre en place ce document unique, un guide de prévention des risques professionnels spécifique a été élaboré entre des représentants du Snarr, de l'INRS (Institut national de recherche et de sécurité) et de la Cramif (Caisse régionale d'assurance maladie d'Île-de-France). Tous les participants à cette assemblée se sont vu remettre un exemplaire.

P. C. zzz74v

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L'Hôtellerie Restauration n° 2918 Hebdo 31 mars 2005 Copyright © - REPRODUCTION INTERDITE