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LA CONFÉDÉRATION RÉUNIT SES
TROUPES
LA FORMATION ET LES TPE EN ZONE RURALE
AU COEUR DES DÉBATS
Chaumont (52)
Le 35e congrès de la Confédération des professionnels indépendants de
l'hôtellerie va se dérouler les 4 et 5 avril à Chaumont, en Haute-Marne. Lieu choisi :
le Centre de formation d'apprentis interprofessionnel départemental, "pour être
en contact direct avec les enseignants et les étudiants", confie Jean-François
Girault, président national. Interview.
Propos recueillis par Sylvie Soubes

Jean-François Girault : "Nous devons relancer nos professions
au travers de la qualification." |
L'Hôtellerie Restauration :
Vous avez retenu Chaumont pour ce 35e congrès. Sur quels critères ?
Jean-François Girault : Chaumont est une ville qui a un patrimoine, une
histoire, un potentiel, et elle a besoin d'être mise sous les projecteurs. En même
temps, nous avons décidé de faire notre congrès au sein d'un CFA : le but est d'être
en contact direct avec les enseignants et les 'étudiants professionnels'. Je préfère ce
terme à celui d''apprenti', qui n'est pas perçu de manière valorisante par les jeunes
et leurs parents.
Quels sont
les sujets prioritaires de ce congrès ?
Nous allons développer deux axes majeurs. Le premier porte sur le développement des
très petites entreprises (TPE), qui passe par la redynamisation du tourisme en zone
rurale. Il est urgent de relancer cette économie touristique, basée sur un autre art de
vivre. Nous voulons, avec nos petits établissements ruraux, nous positionner entre la
chambre d'hôte, le gîte et l'hôtellerie traditionnelle urbaine. À Chaumont, nous
allons analyser ce qui existe et chercher des solutions aux différents cas. Nous devons
nous pencher sur les outils possibles et voir quels partenariats nous pouvons mettre en
place avec les pouvoirs publics. Nous avons le tourisme franco-français et le tourisme
étranger qui passent. Nous devons leur prouver que nous avons un savoir-faire
spécifique, du charme et une palette de moments à faire découvrir. Je pense à des
courts séjours de pêche, de randonnée, d'approche de la nature
Il faut qu'on se
positionne dans un créneau qui apporte au tourisme une valeur ajoutée. On a chez nous,
à la CPIH, un tissu de professionnels amoureux de ce qu'ils font, mais écrasés par des
problèmes récurrents, qui ne sont pas l'essentiel du métier. Alors qu'à la base, leur
métier, c'est de recevoir de la clientèle. Je crois qu'on peut développer un tourisme
qui ne soit pas stéréotypé, grâce à ces TPE qui ont chacune leur caractère et leur
personnalité. Nous devons jouer sur les racines, offrir des choses oubliées. L'autre
chantier important est la formation. Le bus 'Des métiers, un avenir', auquel nous avons
participé, a montré que les jeunes étaient intéressés par notre secteur. Nous devons
relancer nos professions au travers de la qualification. Pour qu'une affaire fonctionne
bien, il faut un personnel bien formé. En 2004, nous avons fait des avancées sociales
nécessaires ; en 2005, la priorité doit être à la qualification, à travers la
formation, des CQP, des VAE
Allez-vous
aussi évoquer la Constitution européenne ?
Nous allons effectivement parler de la Constitution européenne : nous devons
l'appréhender pour savoir si elle est favorable ou non à notre secteur. Il n'est pas question d'appeler à voter oui
ou non suivant l'interprétation de quelqu'un. Moi, je suis pour la démocratie. Je n'ai
pas à donner de consignes de vote, ce n'est pas le rôle d'un syndicat. En revanche,
c'est notre rôle de comprendre, d'analyser et de décoder. Le but d'un vote ; c'est qu'il
soit profitable, maintenant et dans l'avenir. Nous allons nous pencher sur les textes pour
savoir si notre secteur est pris en compte. Je veux que Chaumont soit un congrès
d'études. Les intervenants qui participeront ont été invités dans ce sens, pour leurs
qualifications. Le but est de trouver des gens qui ont une spécificité, de façon à
éclaircir les débats. Nous ne voulons pas refaire le monde, mais trouver, je le
répète, des remèdes aux maux actuels.
Comment se
porte la CPIH ?
Elle continue de progresser sensiblement. Nous avons affirmé notre volonté d'aller de
l'avant et d'être à l'écoute des employeurs mais aussi des salariés, qui seront demain
les repreneurs d'entreprise. Avec diplomatie et fermeté, nous faisons ce qu'il faut pour
que nos entreprises ne soient pas écrasées davantage par les 35 heures. Le but de notre
syndicat, c'est de minimiser la casse et qu'il y ait un vrai avenir pour le secteur.
Pensez-vous
toujours obtenir la baisse de la TVA ?
Je reste convaincu que nous l'aurons, quelle que soit la date. Que ce soit le 1er
janvier, avant ou quelques semaines après
Si je dis avant, c'est parce que je pense
que la négociation de fond va s'engager en amont. Il ne s'agit pas d'une baisse au 1er
janvier d'un coup de baguette magique.
Pourquoi je suis confiant ? Tout simplement parce
qu'un gouvernement qui souhaite atteindre 100 millions de touristes par an ne pourra le
faire que s'il donne aux entreprises les moyens de conserver leur personnel et de
continuer à embaucher. Sinon, ce sera la catastrophe assurée. La profession ne sera pas
comme les étudiants, à faire du 'sitting' ou à parader dans les rues. Il y aura un vrai
lobbying contre un gouvernement qui ne tient pas ses promesses. zzz74v
CFAID
(Centre de formation d'apprentis interprofessionnel départemental)
1 rue Albert Camus · 52000 Chaumont · Tél. : 03 25 35 09 09
| MICRO À
Jean-Philippe
Gudefin, directeur du CFAID
"Tous les jeunes de la section
hôtelière sont impliqués, soit une quarantaine d'élèves en CAP, BEP et bac. Le repas
du lundi 4 avril, qui compte une centaine de personnes, est entièrement préparé et
servi par eux. Ils vont aussi assurer les pauses, et je vais sans doute demander à
2 jeunes de la section commerce de prendre en charge l'accueil. Nos élèves seront aux
côtés des professionnels à l'hôtel Le Grand Val pour la dégustation des produits
régionaux prévue le lundi soir. Ils participeront enfin au service de la soirée de
gala, mardi, qui va se dérouler au château de Bligny. La section pâtisserie va fournir
les canapés. L'opération sera couverte par France 3.
Ce congrès va être un grand moment, y compris pour l'équipe dirigeante. Lorsque Gérard
Guy, président de la CPIH Haute-Marne, est venu me voir, j'ai trouvé l'idée excellente.
J'ai réuni le personnel du CFA et tout le monde a eu envie de s'y mettre." |
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L'Hôtellerie Restauration n° 2918 Hebdo 31 mars 2005 Copyright © - REPRODUCTION
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