Journal L'Hôtellerie Restauration
Le journal des Restaurants Hôtels Cafés : actualité, emploi, fonds de commerce
 
 
Journal
Archives
S'abonner
 
 
 
Emploi
Fonds de commerce
Petites annonces
 
 
 
Newsletter quotidienne
 
 
 
Juridique et social
Gestion et marketing
Formation - écoles
 
 
 
Equipements
Produits et boissons
Recettes
 
 
 
Hygiène
Annuaires
Salons - Agenda
 
 
 
     

Le journal L'Hôtellerie Restauration










 
 
 
du 31 mars 2005
VIE PROFESSIONNELLE

LA CONFÉDÉRATION RÉUNIT SES TROUPES

LA FORMATION ET LES TPE EN ZONE RURALE AU COEUR DES DÉBATS

Chaumont (52) Le 35e congrès de la Confédération des professionnels indépendants de l'hôtellerie va se dérouler les 4 et 5 avril à Chaumont, en Haute-Marne. Lieu choisi : le Centre de formation d'apprentis interprofessionnel départemental, "pour être en contact direct avec les enseignants et les étudiants", confie Jean-François Girault, président national. Interview.
Propos recueillis par Sylvie Soubes


Jean-François Girault : "Nous devons relancer nos professions au travers de la qualification."

L'Hôtellerie Restauration : Vous avez retenu Chaumont pour ce 35e congrès. Sur quels critères ?
Jean-François Girault
: Chaumont est une ville qui a un patrimoine, une histoire, un potentiel, et elle a besoin d'être mise sous les projecteurs. En même temps, nous avons décidé de faire notre congrès au sein d'un CFA : le but est d'être en contact direct avec les enseignants et les 'étudiants professionnels'. Je préfère ce terme à celui d''apprenti', qui n'est pas perçu de manière valorisante par les jeunes et leurs parents.

Quels sont les sujets prioritaires de ce congrès ?
Nous allons développer deux axes majeurs. Le premier porte sur le développement des très petites entreprises (TPE), qui passe par la redynamisation du tourisme en zone rurale. Il est urgent de relancer cette économie touristique, basée sur un autre art de vivre. Nous voulons, avec nos petits établissements ruraux, nous positionner entre la chambre d'hôte, le gîte et l'hôtellerie traditionnelle urbaine. À Chaumont, nous allons analyser ce qui existe et chercher des solutions aux différents cas. Nous devons nous pencher sur les outils possibles et voir quels partenariats nous pouvons mettre en place avec les pouvoirs publics. Nous avons le tourisme franco-français et le tourisme étranger qui passent. Nous devons leur prouver que nous avons un savoir-faire spécifique, du charme et une palette de moments à faire découvrir. Je pense à des courts séjours de pêche, de randonnée, d'approche de la nature… Il faut qu'on se positionne dans un créneau qui apporte au tourisme une valeur ajoutée. On a chez nous, à la CPIH, un tissu de professionnels amoureux de ce qu'ils font, mais écrasés par des problèmes récurrents, qui ne sont pas l'essentiel du métier. Alors qu'à la base, leur métier, c'est de recevoir de la clientèle. Je crois qu'on peut développer un tourisme qui ne soit pas stéréotypé, grâce à ces TPE qui ont chacune leur caractère et leur personnalité. Nous devons jouer sur les racines, offrir des choses oubliées. L'autre chantier important est la formation. Le bus 'Des métiers, un avenir', auquel nous avons participé, a montré que les jeunes étaient intéressés par notre secteur. Nous devons relancer nos professions au travers de la qualification. Pour qu'une affaire fonctionne bien, il faut un personnel bien formé. En 2004, nous avons fait des avancées sociales nécessaires ; en 2005, la priorité doit être à la qualification, à travers la formation, des CQP, des VAE…

Allez-vous aussi évoquer la Constitution européenne ?
Nous allons effectivement parler de la Constitution européenne : nous devons l'appréhender pour savoir si elle est
favorable ou non à notre secteur. Il n'est pas question d'appeler à voter oui ou non suivant l'interprétation de quelqu'un. Moi, je suis pour la démocratie. Je n'ai pas à donner de consignes de vote, ce n'est pas le rôle d'un syndicat. En revanche, c'est notre rôle de comprendre, d'analyser et de décoder. Le but d'un vote ; c'est qu'il soit profitable, maintenant et dans l'avenir. Nous allons nous pencher sur les textes pour savoir si notre secteur est pris en compte. Je veux que Chaumont soit un congrès d'études. Les intervenants qui participeront ont été invités dans ce sens, pour leurs qualifications. Le but est de trouver des gens qui ont une spécificité, de façon à éclaircir les débats. Nous ne voulons pas refaire le monde, mais trouver, je le répète, des remèdes aux maux actuels. 

Comment se porte la CPIH ?
Elle continue de progresser sensiblement. Nous avons affirmé notre volonté d'aller de l'avant et d'être à l'écoute des employeurs mais aussi des salariés, qui seront demain les repreneurs d'entreprise. Avec diplomatie et fermeté, nous faisons ce qu'il faut pour que nos entreprises ne soient pas écrasées davantage par les 35 heures. Le but de notre syndicat, c'est de minimiser la casse et qu'il y ait un vrai avenir pour le secteur.

Pensez-vous toujours obtenir la baisse de la TVA ?
Je reste convaincu que nous l'aurons, quelle que soit la date. Que ce soit le 1er janvier, avant ou quelques semaines après… Si je dis avant, c'est parce que je pense que la négociation de fond va s'engager en amont. Il ne s'agit pas d'une baisse au 1er janvier d'un coup de baguette magique.

Pourquoi je suis confiant ? Tout simplement parce qu'un gouvernement qui souhaite atteindre 100 millions de touristes par an ne pourra le faire que s'il donne aux entreprises les moyens de conserver leur personnel et de continuer à embaucher. Sinon, ce sera la catastrophe assurée. La profession ne sera pas comme les étudiants, à faire du 'sitting' ou à parader dans les rues. Il y aura un vrai lobbying contre un gouvernement qui ne tient pas ses promesses. zzz74v

CFAID (Centre de formation d'apprentis interprofessionnel départemental)
1 rue Albert Camus · 52000 Chaumont · Tél. : 03 25 35 09 09

MICRO À…

Jean-Philippe Gudefin, directeur du CFAID
"Tous les jeunes de la section hôtelière sont impliqués, soit une quarantaine d'élèves en CAP, BEP et bac. Le repas du lundi 4 avril, qui compte une centaine de personnes, est entièrement préparé et servi par eux. Ils vont aussi assurer les pauses, et je vais sans doute demander à
2 jeunes de la section commerce de prendre en charge l'accueil. Nos élèves seront aux côtés des professionnels à l'hôtel Le Grand Val pour la dégustation des produits régionaux prévue le lundi soir. Ils participeront enfin au service de la soirée de gala, mardi, qui va se dérouler au château de Bligny. La section pâtisserie va fournir les canapés. L'opération sera couverte par France 3.
Ce congrès va être un grand moment, y compris pour l'équipe dirigeante. Lorsque Gérard Guy, président de la CPIH Haute-Marne, est venu me voir, j'ai trouvé l'idée excellente. J'ai réuni le personnel du CFA et tout le monde a eu envie de s'y mettre."

Article précédent - Article suivant


Vos questions et vos remarques : Rejoignez le Forum des Blogs des Experts

Rechercher un article

L'Hôtellerie Restauration n° 2918 Hebdo 31 mars 2005 Copyright © - REPRODUCTION INTERDITE