Le bruit au travail
Comment réduire ce risque ?
Cuisine et salle sont des lieux bruyants. L’exposition au bruit favorise la
fatigue et le stress.
Le niveau habituel de conversation est de 50dB(A)1 . Dans les hôtels et
restaurants, 2% des salariés sont exposés à des bruits supérieurs à 85dB(A) et
près de 20% d’entre eux sont exposés à un niveau sonore ambiant inférieur à
85dB(A) mais susceptible de nuire à la concentration2.
La réglementation fixe à 80dB(A) le seuil au-delà duquel l’employeur doit mettre
à la disposition des salariés des protecteurs auditifs individuels. Le salarié
ou le médecin du travail peut demander une surveillance médicale adaptée.
Au-delà de 85dB(A) l’employeur doit veiller à ce que les protecteurs auditifs
soient effectivement utilisés et le salarié bénéficie d’une surveillance
médicale renforcée.
Le bruit atteint la mémoire à court terme (ajoutant au risque d’erreur dans la
prise des commandes par exemple). L’exposition au bruit pendant la journée de
travail perturbe le sommeil, a fortiori si elle est cumulée avec des horaires
irréguliers, atypiques, du travail de nuit. Les troubles cardiovasculaires sont
plus fréquents chez les travailleurs exposés au bruit.
En fonction du « niveau sonore » en salle, le personnel doit faire un effort
d’audition, de compréhension, de concentration. Il devra parler plus fort pour
couvrir le bruit et communiquer avec les clients (qui ne trouveront ni la
détente, ni le calme pour un repas d’affaires). La fatigue physique et mentale
qui en résulte génère irritabilité et agressivité, négatives pour la relation avec
les clients, elle-même déjà source de stress. C’est sans parler des
établissements qui organisent des animations musicales…
1 Décibel physiologique appelé décibel A qui prend en compte le niveau de bruit
réellement perçu par l’oreille.
2 Chiffres extraits de l’enquête SUMER 2002-2003 lancée et gérée par la
Direction des relations du travail (Inspection médicale du travail) et la DARES,
Direction de l’animation et de la recherche, des études et des statistiques.
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Les questions à se poser… |
… des pistes d’action |
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Le bruit est-il un problème dans votre établissement ? |
Soyez à l’écoute des plaintes des salariés,
des clients.
Interrogez le médecin du travail |
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D’où vient le bruit ? Quels sont les postes ou les équipements bruyants
? |
Evaluez, mesurez les niveaux de bruit |
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Comment évaluer, mesurer ? |
Sollicitez le service de santé au travail,
un organisme spécialisé |
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Vous changez d’équipement (lave-vaisselle, sèche-couverts…) ? |
Informez-vous sur le niveau de bruit généré afin de privilégier le moins
bruyant |
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Vous réaménagez, construisez votre établissement ? |
Pensez à isoler, séparer, les postes de
travail ou équipements bruyants. Si cela ne suffit pas, envisagez un
traitement acoustique des locaux |
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Avez-vous envisagé les protecteurs auditifs individuels ? |
En dernier recours, s’il n’existe aucun
autre moyen de protéger les salariés, ils doivent porter ces équipements
de protection individuelle |
Pour vous aider :
Pour aller plus loin :
Que dit le code du travail ?
L'employeur évalue et, si nécessaire, mesure les niveaux de bruit auxquels les travailleurs sont exposés. (R.4433-1) :
• lorsque l'exposition au bruit dépasse 80dB(A) l'employeur met des protecteurs
auditifs individuels à la disposition des travailleurs ;
• lorsque les 85 dB(A) sont dépassés, l'employeur établit et met en œuvre
un programme de mesures techniques ou d'organisation du travail visant à réduire
l'exposition au bruit (R.4434-2), et l'employeur veille à ce que les
protecteurs auditifs individuels soient effectivement utilisés (R.4434-7) ;
• le médecin du travail exerce une surveillance médicale renforcée pour les
travailleurs exposés à des niveaux de bruit supérieurs à 85dB(A) ;
• un travailleur dont l'exposition au bruit dépasse 80dB(A) bénéficie, à sa
demande ou à celle du médecin du travail, d'un examen audiométrique préventif
(R.4435-1 et R.4435-2) ;
• l'exposition d'un travailleur ne peut en aucun cas dépasser 87 dB(A) ;
• si des expositions dépassant 87 dB(A) sont constatées, l'employeur :
o prend immédiatement des mesures pour réduire l'exposition à un niveau
inférieur,
o détermine les causes de l'exposition excessive et adapte les mesures de
protection et de prévention en vue d'éviter toute récurrence (R.4432-3 et R.4434-6).
Si vous avez des problèmes avec le bruit
Il existe aussi des solutions chez les fournisseurs de bouchons d’oreilles à usage unique :
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tarifs grossistes aux professionnels pour leur
commande par quantité.
À contacter au
04 66 21 34 11 ou sur commande
pro@centre-audition.com ;
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les laboratoires Cotral proposent des
protections auditives personnalisées en silicone
souple, hypoallergéniques,
qui sont dotées d’un filtre acoustique qui atténue le bruit sans isoler
l’utilisateur - tél. 02 31 69 36 36 ;
- traitement acoustique des locaux :
penser à tous les revêtements (sols, murs,
plafonds) qui peuvent très sérieusement améliorer
l’acoustique. Les plafonds jouent un rôle
important. On peut facilement les rénover avec
des produits comme Axiom Canopy développé par
Armstrong (www.armstrong.com) qui améliore
l’acoustique sans sacrifier l’esthétique. C’est un
système de finition en rives, destiné à créer des
plafonds flottants composés de dalles entières.
Réalisé à partir de dalles de plafond standard
et de composants prêts à monter, Axiom Canopy souligne et individualise les
zones d’accueil ;
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(tél. : 01 40 77 82 82 ou www.rockfon.fr) produit
aussi des plafonds acoustiques depuis plus de
20 ans. L’entreprise innove en permanence et
consacre des efforts particuliers à la recherche
et au développement. Rockfon est aujourd’hui l’un des principaux fabricants de
plafonds en laine de roche.