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Réductions de charges sur les heures supplémentaires Après la loi TEPA (travail Emploi Pouvoir d'Achat) du 21/08/2007, et le
décret d'application, une circulaire vient expliciter les nouveaux allégements
de charges sociales auxquels donnent droit les heures supplémentaires, les
heures complémentaires et certains jours travaillés au-delà de 218 jours par an.
Dans le cadre d'un «forfait annuel», les heures effectuées au-delà de 1607 heures ou les jours de repos auxquels le salarié a renoncé au-delà de 218 jours par an.
Les heures complémentaires accomplies dans la limite de 10 % du nombre d'heures
prévues au contrat, sauf si un accord collectif fixe une limite plus élevée*.
Les heures complémentaires ne doivent pas avoir pour effet de porter la durée
totale du travail à une durée supérieure ou égale à un temps plein. IMPORTANT :
Le taux de la réduction applicable à la rémunération des heures supplémentaires ou complémentaires correspond au taux résultant du rapport entre la somme des cotisations et contributions rendues obligatoires par la loi mises à la charge du salarié au cours du mois où est effectué le paiement de la durée supplémentaire travaillée et la rémunération du même mois définie à l'article L. 242-1 du code de la sécurité sociale.
Ces contributions et cotisations sont les suivantes :
Pour les salariés affiliés au régime local d'assurance maladie d'Alsace-Moselle (article L. 242-13 du code de la sécurité sociale), le taux de la cotisation supplémentaire correspondante (1,7 % depuis le 1er juillet 2007, qui s'ajoute à la cotisation d'assurance maladie – 0,75 % – du régime de base) peut être intégré au taux de la réduction, dans la limite de 21,5 points. Lorsque l'employeur prend à sa charge tout ou partie de la part salariale des
cotisations de retraite complémentaire AGIRC-ARRCO, celle-ci n'entre pas, à due
concurrence, dans le calcul.
Taux plafonné à 21.50 %.
Le calcul de la réduction de cotisations s'effectue salarié par salarié.
Pour connaître le montant réel de la réduction de cotisations
salariales, il faut appliquer le taux à la rémunération brute exonérée d'impôt
correspondant à la durée du travail supplémentaire en cause.
Cette réduction
de cotisations s'impute sur les cotisations salariales de sécurité sociale
(assurance vieillesse et assurance maladie, y inclus le cas échéant la
cotisation propre au régime local d'Alsace-Moselle) dues sur l'intégralité de la
rémunération versée au salarié au moment du paiement des heures de travail
concernées (c. séc. soc. art. L. 241-17, II), et non pas au moment où elles sont
exécutées.
Il n'est pas possible de cumuler la réduction de cotisations salariales avec une exonération totale ou partielle de cotisations salariales de sécurité sociale, une assiette forfaitaire ou un montant forfaitaire de cotisations (circ. DSS/5B 2007-358 du 1er octobre 2007).
L'exonération d'impôt sur le revenu des heures complémentaires régulièrement effectuées n'est admise que sous certaines conditions. En particulier, si les heures complémentaires effectuées de manière régulière
ne sont pas intégrées au contrat de travail pendant la durée minimale
obligatoire (6 mois ou la durée inférieure du contrat restant à courir), elles
ne sont pas exonérées d'impôt sur le revenu et, donc, n'ouvrent pas droit à la
réduction de cotisations salariales.
L'employeur va pouvoir profiter d'une déduction
forfaitaire des cotisations patronales sur toute heure supplémentaire ou toute
durée du travail supplémentaire dont la rémunération entre dans le champ de
l'exonération d'impôt.
La déduction forfaitaire s'impute sur les cotisations patronales de sécurité sociale (assurance maladie, assurance vieillesse, allocations familiales, accidents du travail), le FNAL, le versement de transport et la contribution solidarité autonomie dus par l'employeur, au titre de l'ensemble de la rémunération versée au moment du paiement de la durée du travail supplémentaire en cause (c. séc. soc. art. L. 241-18, III ; circ. DSS/5B 2007-358 du 1er octobre 2007).
L'employeur peut appliquer
cette déduction forfaitaire à condition de rémunérer l'heure supplémentaire au
moins comme une heure normale. L'employeur ne peut donc recourir au repos
compensateur de remplacement que pour le paiement de la majoration de salaire,
sauf à perdre le bénéfice de la déduction.
Le montant de la déduction forfaitaire est de 0,50 € par heure supplémentaire dont la rémunération est exonérée d'impôt sur le revenu (c. séc. soc. art. D. 241-24). Dans les entreprises employant au plus 20 salariés, la déduction est majorée
d'1 €, pour atteindre 1,50 € pour une heure supplémentaire dont la rémunération
est exonérée d'impôt sur le revenu.
Pour bénéficier de la majoration d'1 €, les entreprises d'au plus 20 salariés doivent respecter la réglementation européenne sur les aides de minimas (c. séc. soc. art. L. 241-18, IV ; règlt CE 2006-1998 du 15 décembre 2006). Concrètement, il faut vérifier que le montant de la déduction forfaitaire et des autres aides entrant dans le champ de ce règlement européen n'excède pas, sur une période de 3 exercices fiscaux (dont l'exercice en cours), le plafond fixé par ce règlement (200 000 €).
Les salariés en forfait annuel jours sont exonérés
d'impôt sur le revenu pour la rémunération des jours travaillés, sous certaines
conditions, au-delà de 218 jours par an.
L'effectif est apprécié au 31 décembre, tous
établissements confondus, en fonction de la moyenne au cours de l'année civile
des effectifs mensuels au dernier jour de chaque mois, calculés selon les règles
prévues en droit du travail (c. séc. soc. art. D. 241-26 et circ. DSS/5B
2007-358 du 1er octobre 2007). C'est cet effectif qui détermine si l'entreprise
a ou non droit à la déduction forfaitaire majorée pour l'année civile suivante.
S'agissant d'une entreprise qui se crée en cours d'année, c'est l'effectif à la date de création qui donne droit ou non à la déduction majorée pour l'année de la création. Pour l'année suivante (année N + 1), l'effectif est apprécié au 31 décembre de l'année N, en fonction de la moyenne des effectifs de chacun des mois d'existence de la première année (c. séc. soc. art. D. 241-26, al. 3).
La déduction forfaitaire est également fixée à 1,50 €, jusqu'au 31 décembre 2008, pour les entreprises qui comptent aujourd'hui plus de 20 salariés mais qui pouvaient prétendre, jusqu'au 30 septembre 2007, à l'ancien régime dérogatoire fixant un taux légal de 10 % de majoration pour les 4 premières heures supplémentaires (celles qui avaient 20 salariés ou moins au 31 mars 2005 mais qui ont depuis dépassé ce seuil).
La déduction forfaitaire est cumulable avec des
exonérations de cotisations patronales de sécurité sociale (y compris la
réduction Fillon), dans la limite des cotisations patronales de sécurité
sociale, du FNAL, du versement de transport et de la contribution solidarité
autonomie restant dus par l'employeur au titre de l'ensemble de la rémunération
du salarié concerné (c. séc. soc. art. L. 241-18, IV ; circ. DSS/5B 2007-358 du
1er octobre 2007).
La rémunération des heures (ou, le cas échéant, des jours) supplémentaires et des heures complémentaires effectuées qui remplissent les conditions requises est exonérée d'impôt sur le revenu.
Les charges salariales déductibles sont constituées par :
En pratique, par rapport à une paye habituelle, cela revient à considérer que la CSG (0,50 %) et la CRDS (7,50 %) dues sur la rémunération exonérée d'impôt sont, par exception, intégralement déductibles, la réduction de cotisations salariales est réintégrée dans le net imposable.
L'entreprise doit tenir à disposition des agents des impôts et des URSSAF des informations sur le nombre d'heures. Par ailleurs, des données relatives à la réduction de cotisations salariales et à la déduction forfaitaire de cotisations patronales doivent être reportées sur le document justificatif de la réduction Fillon.
La DADS à produire au 31 janvier 2008 comprendra des zones spécifiques, visant à permettre le pré établissement des déclarations de revenus.
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