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L'obligation nourriture Depuis le 22 février 1946 (arrêté Parodi modifié par arrêté du 1er octobre 1947), un texte impose aux employeurs de la branche hôtelière de nourrir l'ensemble de leur personnel ou à défaut, de leur verser une indemnité compensatrice pour les repas non fournis. Il s'agit de la confirmation de l'existence d'un usage très ancien lié à l'importance de la nourriture comme élément de la rémunération. Le bénéfice de cette obligation est soumis à une double condition :
Ces restrictions excluent notamment les femmes de chambre à temps partiel dont le service s'est achevé avant ou a commencé après les heures de repas et aussi, le plus souvent, les veilleurs de nuit. Toutefois, la chambre sociale de la cour de cassation fait une stricte application des dispositions ci-dessus en jugeant que le veilleur de nuit qui prend son service à 20 heures, soit à l'heure normale de prise du dîner, est en droit de prétendre à une indemnité repas (Cass. Soc. du 24 janvier 2001 n°98-43.380). À part ces cas particuliers, tous les salariés quel que soit leur emploi, doivent être nourris par leur employeur. NOMBRE DE REPAS DUS AUX SALARIÉSDans le secteur, l'usage veut que l'on attribue deux repas par jour au personnel dont la durée de présence est supérieure à cinq heures par jour. Cet usage ne vaut que pour les établissements servant deux repas par jour à la clientèle ! Ainsi, pour une durée de présence répartie sur 5 jours, un salarié travaillant plus de 5 heures par jour pourra prétendre à 44 repas (2 repas x 5 jours x 52 semaines/12 mois). Selon le même calcul, nous arriverons à 48 repas pour une personne travaillant sur une base hebdomadaire de 5 jours et demi et à 52 repas pour une base hebdomadaire de 6 jours. Bien évidemment, le nombre de repas est corrigé en fonction du nombre exact de jours travaillés dans le mois considéré par le salarié ! ÉVALUATION FORFAITAIRE DES AVANTAGES NOURRITUREL'arrêté du 28 avril 2003 a supprimé, pour l'évaluation
des avantages en nature nourriture dans les cafés, hôtel, restaurant, la
distinction faite entre rémunérations inférieures ou supérieures au plafond de
la sécurité sociale.
Pour le montant du minimum garanti, consulter l'annexe «Quelques Chiffres». L'arrêté du 9 janvier 1975 cesse d'être applicable au 25/05/2003 date à laquelle les dispositions de l'arrêté du 28 avril 2003 prennent le relais pour les avantages en nature alloués à compter du 25/05/2003. Dans le cas où le salarié, bénéficiaire d'un droit à deux repas par jour compte tenu de son horaire de présence, ne consomme qu'un seul repas voire aucun repas, il y a lieu d'évaluer l'indemnité compensatrice de repas non pris. Bien qu'aucune règle ne fixe un montant spécifique, il est d'usage de recourir à l'évaluation suivante : 1 fois le MG pour un repas et 2 fois pour 2 repas (en effet, le seul texte théoriquement applicable est l'arrêté du 1er octobre 1947 qui fixait un montant de 0,06 euros mais ce texte est tombé en désuétude...).
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