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Les conditions de travail d'un saisonnier Le travail saisonnier est soumis aux conditions de travail définies par le code du travail mais aussi par la convention collective des CHR du 30 avril 1997 et de ses deux avenants n°2 et 2 bis du 5 février 2007 sur le temps de travail et la grille de salaire. Mais en raison de la nature de son emploi, la convention collective prévoit certains aménagements pour ces salariés. LES HORAIRES DE TRAVAIL L’avenant n°2 du 5 février 2007 applicable depuis le 1er avril 2007 prévoit que la durée conventionnelle de travail est fixée à 39 heures, soit 169 heures par mois. Par contre, les heures d’équivalences sont supprimées, ce qui veut dire que toutes les heures travaillées au-delà de 35 heures, sont des heures supplémentaires qui doivent donner lieu à majoration en rémunération ou en temps. Taux de majoration des heures supplémentaires Les heures supplémentaires s’apprécient à la semaine, elles sont soient payées soient récupérées en temps, selon les taux de majoration suivants :
Contingent d’heures supplémentaires L’article 5.3 de l’avenant n°2
du 5 février 2007 a relevé le plafond du contingent d’heures supplémentaires qui
est fixé à 90 heures par trimestre civil pour les établissements saisonniers. Durées maximales de travail Les durées maximales de travail
sont fixées en fonction de la catégorie du personnel. Ces catégories sont
légèrement modifiées par rapport à l’accord de 2004 ainsi que les durées
maximales sur la semaine.
Le repos hebdomadaire Les salariés saisonniers ont droit à 2 jours de repos hebdomadaire. Mais ces 2 jours ne sont pas accordés de façon forcément consécutive : ils peuvent être d'une journée et de 2 demi-journées sachant que la convention collective permet de suspendre tout ou partie de ce repos. Possibilité de reporter le repos hebdomadaire En effet, l’article 23.2 de la convention collective donne la possibilité à l'employeur de reporter les jours de repos de ses travailleurs saisonniers. Il doit cependant respecter les règles suivantes :
Donc, si l'on applique l'ensemble de ces dispositions, l'employeur peut demander à son saisonnier de travailler pendant 3 semaines d'affilée sans aucun repos hebdomadaire. En effet, si l'on diffère dans 1 mois les 2 journées de repos plus les demi-journées, cela fait 3 semaines consécutives de travail. Mais cela n'est possible qu'une seule fois pendant la saison ! Ce report peut donner lieu à des heures supplémentaires Attention ! En plus de cette
compensation en temps ou en argent, il peut y avoir paiement d'heures
supplémentaires lorsque le repos hebdomadaire n'est pas pris. 10 heures de repos minimum entre 2 jours de travail Pour l'ensemble du personnel,
le temps de repos entre 2 jours de travail doit être au minimum de 11 heures
consécutives. Les jours fériés Il faut au préalable distinguer le 1er mai des 10 autres jours fériés dit ordinaires (1er janvier, lundi de Pâques, 8 mai, Ascension, lundi de Pentecôte, 14 juillet, 15 août, 1er novembre, 11 novembre et Noël). En effet, le 1er mai est le seul jour férié accordé par le code du travail. Il doit en principe être chômé et payé, mais certains secteurs d’activité dont les CHR peuvent faire travailler leurs salariés le 1er mai. Le 1er mai Si un salarié travaille le 1er mai, il a droit à une indemnité égale au montant de son salaire (hors avantage en nature). Ce qui revient en pratique à payer double cette journée travaillée. Par contre, si le 1er mai tombe le jour de fermeture habituelle de l’entreprise ou du repos du salarié (mardi 1er mai cette année), celui-ci ne donne pas lieu à une compensation supplémentaire. Les jours fériés garantis L’avenant n°2 du 5 février 2007
a profondément modifié le régime des jours fériés pour les salariés. L’article
11 de cet avenant prévoit l’octroi pour les salariés de 8 jours fériés dont 5
garantis. Il faut savoir que ces 5 jours fériés garantis sont venus dans les
négociations pour remplacer la 6ème semaine de congés payés qui a été annulée
avec l’accord de 2004.
Au prorata pour les saisonniers L’article 11.2 de l’avenant
prévoit que les salariés saisonniers ont droit à ces jours au prorata de la
durée de leur contrat et à la condition d’avoir aussi un an d’ancienneté dans
l’entreprise.
Journée de solidarité Les salariés saisonniers sont
aussi redevables d’une journée de solidarité, c’est ce qu’a rappelé une circulaire de la DRT
du 16 décembre 2004. Les indemnités de fin de contrat Les travailleurs saisonniers ne bénéficient pas de l’indemnité de précarité de 10 % à la fin de leur contrat de travail. Par contre, ils ont droit à l’indemnité compensatrice de congés payés. Celle-ci représente 10 % de la rémunération totale brute perçu pendant toute la durée de leur contrat. Nous rappelons à nos lecteurs que du 1er janvier 2005 au 31 janvier 2007, cette indemnité de congés payés était fixée à 12 % pour les saisonniers, car elle incluait la 6ème semaine de congés payés qui n’existe plus. Donc c’est bien sur la base de 10 % qu’il faut calculer cette indemnité de congés payés. Notre conseil :
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