![]() |
|
| Accueil Blog > Mode d'emploi du contrat à temps partiel |
|
Mode d'emploi du contrat à temps
partiel
Le titre V de l’avenant n°2 du 5 février 2007 de la convention collective des CHR du 30 avril 1997 prévoit les règles applicables au temps partiel et surtout permet aussi à la profession de mettre directement en place le temps partiel modulé. Qu’est-ce qu’un temps partiel ?Comme le rappelle l’article 13 de l’avenant du 5 février 2007, sont considérés comme horaires à temps partiels, les horaires qui sont au moins inférieurs à la durée légale de travail, c’est-à-dire qui sont inférieures à 35 heures par semaine. Mais un horaire à temps partiel peut aussi s’apprécier dans le cadre du mois, il doit alors être inférieure à 151,67 heures par mois. Il peut aussi s’apprécier à l’année dans le cadre du temps partiel modulé, et doit être inférieur à 1607 heures par an. Pas de durée minimale La loi ne prévoit pas de durée minimale pour un contrat à temps partiel. Un contrat peut être conclu pour quelques heures seulement de travail par semaine ou par mois. Donc il est parfaitement possible de conclure un contrat à temps partiel pour 3 heures de travail par semaine, mais cela peut être aussi un contrat de 10 heures ou de 20 heures, mais sans jamais dépasser 34 h 50mn. Sauf en cas de coupure supérieure à 2 heures En effet, l’article 13.5 de l’accord prévoit effectivement
une durée minimale de contrat de 24 heures par semaine mais uniquement dans le
cas où l’employeur prévoit une coupure entre deux séquences de travail dans une
même journée, supérieure à deux heures et dans la limite de 5 heures. Il nécessite un contrat écrit Un contrat à temps partiel peut être conclu pour une durée
indéterminée (CDI) ou à durée déterminée (CDD). Qui doit comporter certaines mentions obligatoires L’article 13.2 de l’accord du 5 février 2007 rappelle que le contrat à temps partiel doit contenir au minimum les mentions suivantes :
Bien préciser la répartition du travail Vous ne pouvez pas vous contenter de mentionner uniquement la durée hebdomadaire ou mensuelle du travail. Vous devez aussi préciser la répartition de la durée du travail entre les jours de la semaine ou les semaines du mois. Cette distinction entre une répartition à la semaine ou au mois laisse le choix aux parties de répartir entre les différents jours de la semaine ou entre les différentes semaines du mois. Choisir un cadre hebdomadaire C'est plus rigide, car s’il est possible de
choisir une répartition différente des horaires de travail entre les jours de la
semaine, en respectant les durées maximales de travail, chaque semaine doit
comporter une répartition identique des horaires journaliers. Il ne faut pas
confondre la répartition du temps de travail qui est une mention obligatoire
avec les horaires de travail qu’il n’est pas obligatoire de préciser. Choisir un cadre mensuel Cela permet une répartition plus souple des horaires de
travail puisque celle-ci peut être inégale, à la fois suivant les jours mais
aussi suivant les semaines du mois. Il est possible de modifier la répartition du travail Vous pouvez être amené à vouloir modifier cette répartition des horaires. Si le code du travail permet une telle modification, il prévoit aussi que le contrat de travail doit définir les cas dans lesquels une modification éventuelle de cette répartition peut intervenir ainsi que la nature de cette modification. Vous pouvez par exemple, reprendre les cas prévus par l’accord à l’article 19.3 sur le programme indicatif des horaires, à savoir :
Exemple : vous pourrez être amené à travailler les après-midi ou le mercredi si ce salarié ne travaille pas habituellement ce jour. En respectant un délai minimum d’information Une fois que vous avez prévu dans le contrat les modalités
ainsi que les cas de changement de la répartition des horaires de travail,
sachez que toute modification de cette répartition doit être notifiée au salarié
7 jours au moins avant la date à laquelle elle doit avoir lieu. Ce délai de 7
jours se décompte en jours ouvrés. Une modification qui doit se produire le
jeudi 26 avril doit être annoncée au plus tard le lundi 16 avril, dans la mesure
où ce salarié ne travaille pas le samedi et dimanche. 7 jours entiers séparent
ces deux dates. Exemple : votre salarié travaille 5 heures par jour en matinée, les lundis,
mardis, mercredis, jeudis et vendredis et il est en repos le samedi et le
dimanche. Un salarié peut refuser un changement d’horaire Dans certains cas, même si vous avez bien prévu dans son
contrat de travail la possibilité et les modalités de ces changements, le
salarié peut refuser ces modifications. L’utilisation des heures complémentaires est limitée Tout d’abord sachez que lorsque vous demandez à un salarié à
temps partiel de faire des heures au-delà de la durée prévue sur son contrat de
travail, on parle alors d’heures complémentaires. La possibilité de faire
effectuer des heures complémentaires à votre salarié doit être prévue dans le
contrat ainsi que le nombre d’heures que vous pourrez éventuellement lui
demander. En sachant que le nombre d’heures complémentaires que vous pouvez
demander à votre salarié est limité par deux plafonds. Exemple : un salarié bénéficie d’un contrat à temps partiel de 24 heures par
semaine. Vous pouvez prévoir dans son contrat la possibilité d’effectuer 8
heures complémentaires, (ce qui correspond au 1/3 de la durée initiale du
contrat fixée à 24 heures). Ce qui permet d’augmenter le nombre d’heures de ce
salarié à 32 heures. Un salarié peut-il refuser de faire des heures complémentaires ? Un salarié peut refuser d’effectuer des heures complémentaires, sans que cela constitue une faute ou justifie un licenciement dans les cas suivants :
En dehors de ces cas, c’est-à-dire si le salarié refuse d’effectuer des heures complémentaires dans les limites légales et contractuelles alors qu’il a été informé plus de trois jours auparavant, il commet une faute qui peut éventuellement justifier un licenciement. Toutes les heures complémentaires sont majorées Il s’agit d’une des innovations de cet accord. Désormais,
toutes les heures complémentaires sont majorées. Dans l’accord précédent, seules
celles qui dépassaient le 10ème de la durée initial du contrat bénéficiaient
d’une majoration.
Exemple : pour un salarié embauché sur la base de 24 heures qui effectue 8
heures complémentaires. Attention à l’utilisation systématique d’heures complémentaires En effet, la loi tend à protéger le salarié contre le recours
systématique des heures complémentaires en intégrant ces heures régulièrement
effectuées dans la durée prévue initialement dans le contrat. Coupures Pour éviter aux salariés à temps partiel des journées à
rallonge avec peu de périodes de travail effectif, la loi a prévu que la journée
de travail d’un salarié à temps partiel ne peut comporter qu’une seule coupure
qui doit être de 2 heures maximum. Cependant, la loi permet aux accords de
branche de déroger à cette règle et de pouvoir fixer la durée de la coupure
jusqu’à 5 heures.
Poser une nouvelle question Protection de vos données - Signaler un contenu illicite |