Mode d'emploi du contrat d'extra
L'extra est un travailleur employé en fonction
d'une activité fluctuante, pour une tâche déterminée à l'occasion d'un surcroît
de travail momentané et irrégulier.
L'article D.1242-1 du code du travail, prévoit que dans certains secteurs
d'activité, dont l'hôtellerie et la restauration, il est d'usage constant de ne
pas recourir au contrat de travail à durée indéterminée en raison de la nature
de l'activité exercée et du caractère par nature de ces emplois. Il s'agit des
emplois d'usage.
Mais il ne suffit pas de faire partie du secteur des CHR pour pouvoir utiliser
des contrats de travail d’extra. Seuls les emplois de nature temporaires
autorisent l'utilisation de ce type de contrat.
Une circulaire DRT du 30 octobre 1990 donne des exemples de ces emplois d'usage.
Il s'agit des extras en hôtellerie et restauration, à la condition qu'ils ne
soient pas utilisés pour des tâches administratives ou d'entretien qui
présentent un caractère permanent.
L'article 14 de la convention collective des CHR du 30 avril 1997, précise les
conditions d'emploi des extras.
Un contrat à durée déterminée
Un extra est engagé pour la durée nécessaire à la réalisation de la mission. Il
peut être appelé à être occupé dans un établissement quelques heures, une
journée entière ou plusieurs journées consécutives dans le respect des règles
applicables en matière de durée du temps de travail.
Il est donc indispensable de conclure un CDD chaque fois que vous employez un
extra, en précisant sur le contrat la mention «extra-emploi temporaire par
nature».
L’article 14 de la convention collective des CHR du 30 avril 1997 vous rappelle
que vous devez établir un contrat pour chaque vacation.
Attention à la requalification
La convention collective prévoit qu'un extra qui se verrait confier par le même
établissement des missions pendant plus de 60 jours dans un trimestre civil
pourrait demander la requalification de son contrat en CDI.
Les formalités
Comme pour tous salariés, vous devez établir une déclaration préalable à
l'embauche chaque fois que vous faites appel à un extra.
Si vous faites appel 3 fois dans le mois au même extra, vous devrez donc
effectuer 3 déclarations d'embauche.
Pour alléger ces formalités administratives qui sont un peu lourdes, vous avez
la possibilité de recourir au Tese (Titre Emploi Service Entreprise) dans la limite de 700 heures ou 100 jours (consécutifs ou non) pour un même salarié par année civile. Au-delà de cette limite, vous pouvez
continuer à embaucher ce même extra, mais en effectuant vous-même les formalités
administratives.
Plus d'infos sur www.letese.urssaf.fr
Centre national TEE de Lyon
TSA 41028
69833 Saint-Priest CEDEX 9
N° Azur : 0810 123 873, choix 3 pour : obtenir les informations générales sur ce
dispositif ou demander à adhérer au centre de Lyon compétent pour les CHR.
Fax : 04 72 09 81 99
Le salaire d'un extra
Les modalités de rémunération de l'extra sont définies d'un commun accord à
l'embauche. Mais la convention collective précise que «le salaire de l'extra ne
pourra être inférieur, ni au minimum conventionnel de la catégorie
professionnelle à laquelle il appartient, ni au montant de la rémunération que
percevrait, dans la même entreprise, après période d'essai, un salarié sous
contrat à durée indéterminée de qualification équivalente et occupant les mêmes
fonctions».
Rédaction du bulletin de paie
Le bulletin de salaire sera établi en fin de mois, au moment de l'établissement
de la paie. L’article 14 prévoit que vous devez établir un contrat pour chaque
vacation. Mais il précise aussi, que si plusieurs vacations sont effectuées au
cours d’un mois civil, l’employeur peut établir un seul bulletin de paye
récapitulatif qui devra ventiler toutes les vacations sans que la nature
juridique du contrat s’en trouve modifiée.
Ce bulletin se doit d'être un récapitulatif des différentes vacations et non un
bulletin de paie mensuel.
Le salaire brut doit donc être décomposé de la façon suivante :
-
le salaire journalier, ou le taux horaire multiplié par le nombre d'heures
effectuées ;
-
l'indemnité nourriture ;
-
l'indemnité de congés payés qui est égale à 10 % de la rémunération totale brut
perçue par le salarié.
L'extra ne bénéficie pas de l'indemnité de précarité de 10 %.
Cotisations sociales
Les cotisations de Sécurité sociale sont calculées sur la base d'un plafond
journalier cumulé et non d'un plafond mensuel. Les cotisations Assedic et caisse
de retraite sont à acquitter sur la totalité du salaire de l'extra.
Sans oublier de rajouter la cotisation prévoyance applicable depuis le
1er janvier 2005. Celle-ci est répartie à parts égale entre l’employeur et le
salarié qui cotisent respectivement à hauteur de 0,40%.