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Une régularisation plus simple pour les salariés sans-papiers
Le 24 novembre 2009, le ministre de l'Immigration Éric Besson publiait une circulaire qui donnait une ligne de conduite aux préfectures concernant les éléments à prendre en compte pour régulariser les étrangers exerçant une activité salariée sans titre de travail légal. Cette circulaire était accompagnée d'un document de synthèse à l'attention des services instructeurs, dans le but de fixer des règles précises d'acceptation des dossiers. Dans le même temps, le ministère se déclarait toujours opposé aux régularisations massives de sans-papiers, mais précisait que les textes permettraient un examen minutieux des dossiers. Ces textes, présentés comme une avancée pour la régularisation des salariés sans-papiers, se sont révélés beaucoup plus restrictifs, car ils ont rajouté des conditions supplémentaires. 6 000 travailleurs sans-papiers, soutenus par de nombreuses associations et syndicats, avec en tête la CGT, se sont alors mis en grève. Le 18 juin, lors d'une réunion au ministère de l'Immigration avec une délégation comprenant des représentants de la CGT, de la CFDT, de la FSU, de Solidaires, de l'Unsa et du ministère du Travail, le Gouvernement a finalement accepté un réajustement pour harmoniser les critères de régularisation par le travail. En fait, la circulaire du 24 novembre 2009 n'est pas modifiée. Un addendum a été rajouté aux guides de bonnes pratiques qui complète cette circulaire. Les ajustements apportés Le texte prévoit, dans ce cas, l'obligation systématique de
délivrer au demandeur une autorisation provisoire de séjour (APS) de trois mois,
éventuellement renouvelable, permettant à ce dernier de travailler. Toutefois,
la délivrance de ce titre provisoire ne préjuge en rien de l'issue finale du
dossier. Elle permet seulement de donner une sécurité juridique au salarié comme
à son employeur pendant cette période d'instruction du dossier. Harmonisation pour les métiers
en tension De même, le salarié sans-papiers pourra se prévaloir de la liste des métiers mentionnés dans les annexes d'un accord de gestion concertée des flux migratoires conclu entre la France et son gouvernement. Ce nouveau dispositif sera évalué
trimestriellement par un groupe de travail piloté par la direction de l'immigration
en association avec la direction générale du travail. Seront entendus
les syndicats, mais pourront aussi l'être les employeurs ou leurs organisations
représentatives. Pour Gérard Hernot, conseiller en relations sociales
qui intervient notamment lors de conflits opposant la CGT à certains restaurants
ayant découvert dans leurs effectifs des salariés sans-papiers légaux,
ce texte "est un compromis qui a pour principal objectif de mettre fin au conflit
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