Comment embaucher une personne de nationalité étrangère ?
Les formalités d’embauche varient selon la nationalité du travailleur
Nationalité |
Formalités d’embauche |
Obligation d’un titre de séjour autorisant à travailler |
Taxes à payer à L’OFII lors de l’embauche lors de la première entrée en France ou de la première admission en séjour en tant que salarié |
Membre de l’UE :
Allemagne, Autriche, Belgique, Chypre, Danemark, Espagne, Finlande, France, Grande-Bretagne, Grèce, Irlande, Italie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Portugal, Suède ;
+ depuis le 1.07.2008 : Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Slovénie, Slovaquie et République tchèque
Ainsi que les ressortissants de :
- Islande, Norvège, Liechtenstein (membres de l’Espace économique européen (EEE) )
- La Suisse, qui sont totalement assimilés aux ressortissants communautaires (accord UE-Suisse du 4 avril 2002, JOCE n° L. 114 du 30 avril 2002). |
1.Vérification d’identité avec la production d’un document d’identité
2. Accomplir les mêmes formalités que pour un ressortissant français : DUE + contrat de travail
|
Non |
Taxes dues par l'employeur :
Pas de taxe
Pas non plus de taxes dues par l'étranger pour la délivrance ou le renouvellement, ni de taxe due par le conjoint.
Plus d’infos : Plus d’info : http://www.immigration-professionnelle.gouv.fr |
Ressortissants bulgares ou roumains (membres de l’UE mais en période transitoire jusqu’en 2012 ou 2014) ou ressortissants Non-européens |
1. Le travailleur vous présente un titre de séjour l’autorisant à travailler :
- demandez-lui de produire l’original. Cela vous permettra de vérifier si les informations mentionnées concordent avec la personne (âge, taille, physionomie).
- adressez à votre préfecture par LRAR ou par email une copie du titre de séjour remis par le candidat pour qu’elle vérifie son authenticité (R.5221-41 et .42 du CDT). En l’absence de réponse dans les 2 jours ouvrables suivant l’envoi de votre demande, a priori, le titre de séjour est valide.
2. Le travailleur ne possède pas titre de séjour l’autorisant à travailler
Vous devez demander une autorisation de travail auprès de la Direction Départementale de Travail et de l’Emploi.
Pour les salariés bulgares et roumains, la procédure est simplifiée et plus rapide si le poste est l’un des postes figurant sur la liste des 150 postes en pénurie de main d’œuvre. Dans les CHR il s’agit de : employé d’étage, cuisinier, employé polyvalent restauration et serveur en restauration.
|
Oui.
Ce titre peut prendre la forme de :
1. Certains visas de long séjour valant autorisation de travail pendant leur durée de validité (3 mois-1 an). Ex : "étudiant", dans la limite de 60 % de la durée annuelle du travail, "salarié", accompagné du contrat de travail visé par l'administration, "travailleur temporaire", accompagné du contrat de travail visé par l'administration ou, pour les salariés détachés en France, de la demande d'autorisation de travail visée , "vie privée et familiale" délivrés aux conjoints de Français.
2. Certaines cartes de séjour valant autorisation de séjour. Ex : la carte de résident ou de "résident de longue durée - CE" , la carte de séjour "compétences et talents", dans le cadre du projet défini par l'étranger, la carte de séjour temporaire "étudiant", dans la limite de 60 % de la durée annuelle du travail, la carte de séjour temporaire "salarié", la carte de séjour temporaire "travailleur temporaire", la carte de séjour temporaire "travailleur saisonnier".
3. Certaines autorisations provisoires. Ex : le récépissé de première demande ou de demande de renouvellement d'un titre de séjour autorisant à travailler.
Plus d’infos : http://vosdroits.service-public.fr/F2728.xhtml
|
Taxes dues par l'employeur
Pour un contrat de travail temporaire d'une durée de plus de 3 mois et de moins de 12 mois :
70 € pour salaire inférieur ou égal au SMIC,
200 € pour salaire inférieur ou égal à 1,5 fois le SMIC,
300 € pour salaire supérieur à 1,5 fois le SMIC.
Pour un contrat de travail d'une durée de 12 mois ou plus :
50% du salaire mensuel brut dans la limite de 2,5 SMIC.
Contrat saisonnier :
50 € par mois d’activité salariée |
Sanctions encourues par l’entreprise en cas d’emploi d’un travailleur sans autorisation de travail
Jusqu’à 15.000 € d’amende + 5 ans d’emprisonnement pour une personne physique, jusqu’à 75 000 € pour les personnes morales. (art L8256-2 - L8256-7 du code du travail)
+ éventuellement une contribution représentative des frais de ré-acheminement de l’étranger dans son pays d’origine.
+ contribution spéciale due à l’Ofii (Office français de l’Immigration et de l’Intégration) par les entreprises employant des sans-papiers : Cette contribution est désormais au moins égale à 5 000 fois le taux horaire du minimum garanti (contre 1 000 fois auparavant) et, en cas de réitération, à 25 000 fois ce même taux (contre 5 000 fois auparavant- art.L8253-1 du code du travail).
Que faire si le salarié disposait de ses papiers lors de l’embauche, mais que l’autorisation de travail n’a pas été renouvelée
Vous avez le choix entre deux attitudes :
Si vous licenciez votre salarié en raison du non-renouvellement de son titre de séjour, vous devez lui verser les sommes dues en cas de licenciement pour cause réelle et sérieuse (indemnité de licenciement, indemnité de congés-payés). Par contre, le préavis ne sera pas dû, vu qu’il est dans l’impossibilité de l’exécuter.
Vous devez en outre lui verser une indemnité forfaitaire égale à 1 mois de salaire pour le cas des salarié en CDI (art.L.852-2 du code du travail). Si le salarié était en CDD, l’employeur devra verser des indemnités équivalentes au salaire qu’il aurait du percevoir jusqu’au terme de son CDD ainsi que l’indemnité de fin de contrat.
L’employeur est condamné pour licenciement sans cause réelle et sérieuse s’il refuse de délivrer tout document permettant au salarié de régulariser sa situation (preuves de la présence dans l’entreprise, promesse d’embauche et, paiement de la redevance à l’OFFI).
Attention ! Pour certains ressortissants bulgares et roumains, "Les personnes, admises au travail en France pour une période ininterrompue d'au moins 1 an, ne sont pas soumises à renouvellement de leur autorisation de travail, si elles souhaitent continuer à exercer une activité salariée à l'expiration de leur titre de séjour » (http://vosdroits.service-public.fr/F13526.xhtml#N101B0). Donc avant de licencier, il est prudent de contacter la Préfecture pour être certain de la situation irrégulière ou non de votre salarié. Si vous n'avez pas la PREUVE de sa situation irrégulière, vous ne pouvez pas la licencier pour ce motif.
Pour cela le mieux est de vous adresser directement à la DDTEFP ou à la préfecture. Sachez que vous devrez remplir certains documents Cerfa téléchargeable sur le sur site : http://www.immigration.gouv.fr/spip.php?page=dossiers_them_res&numrubrique=384
Lire aussi : « Travailleurs en situation irrégulière : quelle attitude adopter »
Que faire si le salarié a présenté une autorisation de travail en règle, mais appartenant à quelqu’un d’autre ?
Si vous apercevez de cela en cours de contrat, vous devez licencier le salarié en question sinon, vous vous mettez vous-même en situation irrégulière. Mais, en cas de litige, il vous faudra être en mesure de prouver que vous ne saviez pas que l’autorisation de travail ne concernait pas le salarié.
Liens utiles :
http://www.immigration-professionnelle.gouv.fr
http://migration-conseil.fr/
www.questionsdetrangers.com
http://www.prefecturedepolice.interieur.gouv.fr/Vos-demarches/Ressortissants-etrangers
http://www.immigration.gouv.fr/spip.php?page=dossiers_them_res&numrubrique=384
Dernière mise à jour : octobre 2011