Les aspects financiers du bail :
loyers, taxes, charges

Un bail commercial est un contrat synallagmatique par lequel les cocontractants s’obligent réciproquement les uns envers les autres.

En appliquant les dispositions du Code civil au bail commercial, il est possible d’analyser ce dernier comme étant le rapport juridique par lequel le bailleur met un local commercial à la disposition d’un locataire et s’engage à permettre à celui-ci d’en jouir paisiblement pendant un certain temps tandis que le locataire s’engage à user de la chose louée en bon père de famille suivant la destination qui lui a été donnée par le bail et à payer le prix du bail, le loyer, aux termes convenus.

La contre-partie financière de la jouissance du local commercial apparaît donc comme l’un des éléments essentiels du bail et la pratique témoigne du fait que le loyer et les modalités financières du bail sont de loin les conditions les plus discutées entre bailleurs et locataires.

Les premiers espèrent obtenir une rentabilité la plus élevée possible pour leurs biens tandis que les seconds, dont le coût du loyer est une charge d’exploitation, cherchent à minorer le poids du loyer afin de permettre à leur entreprise de dégager une marge bénéficiaire plus importante.

Cafetiers, hôteliers et restaurateurs sont dans une même logique commerciale lorsqu’ils négocient le montant de leurs loyers, ils cherchent, afin de préserver leur marge, à le diminuer. Que ce soit lors de la prise d’effet du bail ou lors des renouvellements dudit bail, il est de l’intérêt du locataire d’obtenir la fixation du loyer au montant le moins élevé possible et surtout, pour les loyers des baux renouvelés, éviter un déplafonnement, généralement synonyme de hausse importante du loyer.

Le loyer connaît cependant, une évolution inéluctable au cours du bail.

S’il est en effet fixé à un montant librement négocié lors de la prise d’effet dudit bail, le loyer évolue parfois chaque année par le jeu d’une indexation annuelle appelée clause d’échelle mobile, et au minimum tous les trois ans par la révision triennale si elle est mise en jeu par l’une des parties.

Enfin lors du renouvellement du bail, soit en général au bout de neuf ans si le bailleur ou le preneur se manifeste, le loyer évolue dans certaines proportions et sous certaines conditions, qu’il est important pour le bailleur et le preneur de connaître parce qu’elles conditionnent la fixation du loyer pour la durée du bail renouvelé.

La présentation ci-dessous opérée réservera plusieurs développements particuliers aux établissements hôteliers dont le caractère monovalent, c’est-à-dire affectés de part la configuration de leur construction à une seule destination, les soumet à un mode particulier de calcul du loyer du bail renouvelé, appelé méthode hôtelière.



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