Restaurateurs et vins de
Touraine
SOURCE
: MAISON DES VINS DE TOURAINE.

Bouteilles "Touraine".
Les vins de cette région n'occupent pas toujours la place
qu'ils méritent, ils sont pourtant très faciles à vendre en restauration. En effet, ils
proviennent d'une région que beaucoup de personnes ont déjà visitée ou rêvent de
découvrir. Une petite référence à l'histoire suffit souvent à capter l'attention. Qui
plus est, certaines AOC comportent le nom d'un château célèbre dans l'intitulé de leur
appellation.
Les vins blancs issus de Chenin doivent être servis entre 10 et 12 °C. C'est
à cette dernière température qu'ils s'expriment vraiment. Ne les servez jamais glacés
! Ceux issus de Sauvignon entre 8 et 10 °C.
Attention, la plupart des vins rouges de Touraine doivent
être servis frais. À la température d'une bonne cave, c'est-à-dire aux environs de
12 °C. Seuls les Chinon et les Bourgueil les plus corsés et ayant quelques années
de bouteilles se servent de 15 à 17 °C.
Lorsque les Vouvray et Montlouis-sur-Loire figurent à la carte, il est indispensable
de préciser s'il s'agit d'un sec, d'un demi-sec ou d'un moelleux. En effet, un client
peut ne connaître que le moelleux et être dérouté en présence d'un vin sec ou
inversement.
Pour les vins rouges,
particulièrement pour les Chinon et les Bourgueil, au moment de l'achat, il faut savoir
si le vin doit être mis rapidement à la carte ou si au contraire il est destiné au
vieillissement. Dans le premier cas (consommation rapide), il faut acheter un Chinon des
bords de la Vienne (provenant d'un sol de gravier mêlé de sable) ou un Bourgueil de
graves. Dans le second cas, un Chinon provenant du plateau ou des coteaux argilo-calcaires
ou argilo-siliceux et un Bourgueil de tuffeau. Votre fournisseur doit être en mesure de
vous indiquer la provenance.
Une partie des vins commercialisés sous l'A.O.C. Touraine est vinifiée en primeur.
Ces vins légers, à boire jeunes, peuvent être mis à la consommation à partir de
novembre, comme les Beaujolais primeurs.

Existe en sec et en moelleux comme le Vouvray.
Savez-vous
qui a appris aux hommes à tailler la vigne ? Un âne, et pas n'importe quel âne
puisqu'il s'agissait de celui de Saint Martin, évêque de Tours au VIe siècle (célèbre
pour avoir partagé son manteau avec un pauvre).
Saint Martin ayant attaché la brave bête à un arbre, celle-ci se détacha pour
aller brouter la vigne toute proche. Désolation de notre évêque, jusqu'au moment où
l'on constata que la vigne ainsi broutée donnait des raisins de bien meilleure qualité
que celle qui n'avait pas subi les "outrages" de la bête. Evidemment, il ne
s'agit que d'une légende, que l'on raconte différemment dans d'autres régions (en
Grèce, par exemple). Mais pourquoi n'en aurait-il pas été ainsi ? |
LE BRETON
Pourquoi le Cabernet Franc porte-t-il le nom de
"Breton" en Touraine ? Plusieurs hypothèses sont proposées : l'une d'elles
suppose que ce cépage aurait été rapporté du Bordelais par l'abbé Breton, intendant
du Cardinal de Richelieu, qui résida en Touraine où une ville porte encore son nom.
Cette explication peut paraître plausible, mais en 1600, le Cardinal n'avait que 15 ans
et déjà, aux environs de 1530, Rabelais mentionne ce vin en ces termes dans Gargantua
"ce bon vin Breton, lequel ne croist point en Bretaigne mais en pays Véron (Pays
Véron : région de Chinon)". Il paraît donc difficile de retenir cette
explication...
PHOTO : BRUNET.
Cabernet Franc dit "Breton" en Touraine. |