Le Vin de Cahors est l'un des plus
anciens d'Europe. Sa naissance se situe cinquante ans avant Jésus-Christ, lorsque les
Romains plantèrent de la vigne dans le Quercy. Dès le VIIe siècle, Saint Paul Évêque
de Verdun remerciait Évêque de Cahors Saint Didier pour son envoi de succulent Vin de
Cahors. En 1152, le mariage d'Aliénor d'Aquitaine avec Henri II, roi d'Angleterre, donne
une formidable impulsion au vignoble de Cahors. En 1325, le Pape Jean XXII (enfant du
Quercy) en fait son vin de table et de messe en Avignon. En 1531, François 1er devient un
grand amateur de Vin de Cahors. Il fait même planter une vigne avec le cépage
"Cahors" à Fontainebleau et demande l'intervention à la cour d'un expert
vigneron, un nommé Rivais, qui se rend surplace avec 30 mulets et 30 pièces de vin. A
son retour, il sera surnommé "Lou Prince", dénomination qui reste encore à sa
descendance.
Apprécié en France, le Vin de Cahors jouit d'une grande notoriété
à l'étranger. Dès le XIIIe siècle, l'Eglise Orthodoxe russe l'adopte comme vin de
messe. Le Tsar Pierre Le Grand soignait son estomac au Vin de Cahors. Aujourd'hui, le
Cahors est encore le vin de messe des Popes. Il existe en Russie un vin appelé
"Caorskoié vino". On trouve aussi des cépages lotois en Azerbaïdjan.
Il fut le vin préféré du Président de la république Georges
Pompidou , lotois qui, mis au courant du blocage de ce dossier, fit promulguer le décret
de classement en AOC en avril 1971.