Restaurateurs et vins de Provence

Comme nous l'avons déjà vu, les rosés de cette région ont longtemps été considérés comme des "vins de vacances". Depuis quelques années, de gros efforts ont été accomplis par les vignerons de la région pour offrir des vins rosés qui ont leur place sur toutes les tables y compris les plus prestigieuses.
D'autre part, Il faut se souvenir que le vignoble provençal ne se limite pas aux seules Côtes de Provence. Certes, les vins de Bandol, et dans une moindre mesure, ceux de Cassis, figurent assez souvent à la carte des vins, mais Coteaux d'Aix, Coteaux varois, Coteaux de Pierrevert, etc. sont trop souvent oubliés. On trouve pourtant sous ces appellations d'excellents vins de restaurateurs (bon rapport qualité/prix).
Les vins rosés et les vins blancs se servent entre 8 et 10 °C. Les rouges légers et souples à 14/15 °C, les vins de garde entre 16 et 18 °C.
Pour la carte des vins, l'erreur à éviter est de présenter les Côtes de Provence rosés sous la dénomination "rosé de Provence".
Ici, comme dans la plupart des vignobles méridionaux, en raison du climat, la notion de millésime a moins d'importance que dans les régions septentrionales.

Mais la Provence, c'est aussi Pagnol.....

 

LES VIGNES DE MADAME DE SÉVIGNÉ

Au Moyen-Age, les vins de Provence comptaient parmi les plus prestigieux de France. Le bon Roi René, angevin de naissance et provençal de cœur, affectionnait les vins de Provence. Sous l'impulsion d'une ambassadrice de haut rang - Eléonore de Provence qui deviendra Reine d'Angleterre, ils s'imposèrent même à la Cour de Londres. A cette époque, la vinification se faisait encore principalement en rosé. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, ils furent très appréciés à la Cour de France, où leur notoriété bénéficia de la plume alerte de Madame de Sévigné qui effectuait de fréquents séjours à Entrecasteaux près de Draguignan (source : C. I. des Côtes de Provence)

Veni, vidi, vici. C'est avec la domination romaine que le vignoble provençal connait son véritable essor. Subjugués par le climat, décurions et centurions sont de plus en plus nombreux à délaisser le glaive pour le sécateur.
Ils organisent de grands domaines, introduisent de nouveaux cépages (dont la fameuse Syrah encore présente aujourd'hui), améliorent la vinification, si bien que les vins de Provence ne tardent pas à devenir l'un des plus grands crus de l'Antiquité. Jules César ne devait pas être le dernier à les apprécier, puisqu'il leur consacra plusieurs passages dans ses "Commentaires" (source : C. I. des Côtes de Provence).
Le célèbre circuit du Castellet se situe à l'intérieur de l'A.O.C. Bandol.



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