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Classification, échelle des crusContrairement à ce qui se passe dans les autres régions françaises, la plupart des négociants champenois n'achètent pas le vin terminé, mais le raisin qu'ils vinifient eux-mêmes. D'ailleurs, en Champagne, le rendement de base n'est pas exprimé en hectolitres, mais en kilos de raisin. Avant les vendanges, le Comité Interprofessionnel des Vins de Champagne fixe le prix du kilo de raisin pour les crus à 100 %, ce qui entraîne automatiquement la fixation des prix pour l'ensemble de l'échelle des crus. En Champagne, chaque commune est répertoriée dans un document appelé "Echelle des crus" ; chacune y est classée en fonction de la qualité des vins qu'elle produit. Cette pratique n'est pas récente puisqu'elle est utilisée depuis 1920. Aux meilleures communes est affecté le coefficient 100. C'est ce qu'on appelle les crus à 100 % puis viennent les communes à 99 %, 98 %, etc. jusqu'à 80 % (voir échelle des crus en annexes). Pendant de nombreuses années, le restaurateur n'a pratiquement pas été concerné par ce classement qui servait essentiellement aux transactions entre producteurs et négociants. Mais actuellement, l'apparition de plus en plus fréquente des mentions "grand cru" ou "premier cru" sur les étiquettes oblige à se pencher sur ce classement. La possibilité de faire figurer la mention "grand cru" est réservée aux crus à 100 % (17 actuellement), "premier cru" étant réservé aux communes classées de 90 à 99. Il n'y a que 3 appellations d'origine contrôlée pour la région champenoise. Petite particularité : tout comme le cognac, eau-de-vie d'AOC, le champagne n'est pas tenu de faire figurer la mention "appellation contrôlée" sur l'étiquette. Cette exception ne s'applique qu'à ces deux produits. N.B : pour la lecture des étiquettes, voir la partie restaurateurs et vin de Champagne.
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