Restaurateurs et grands vins de blancs moelleux
ou liquoreux

SOURCE : PHOTO CHÂTEAU D'YQUEM

Les grands vins liquoreux ont une excellente aptitude au vieillissement.

En restauration, on peut faire preuve d'originalité en proposant un verre de vin liquoreux avec un foie gras ou un roquefort. Lorsque cette prestation est incluse, dans le prix du plat ou du menu, le client, généralement très sensible aux "découvertes gastronomiques", devient souvent un adepte de cette formule.

Contrairement à la plupart des vins blancs secs, les grands vins blancs moelleux et liquoreux ont une excellente aptitude au vieillissement. Ils demandent à être servis frais, jamais glacés.

 
Ces 4 A.O.C., situées sur la rive droite de la Garonne, offrent des vins à des prix beaucoup
plus abordables que ceux du sauternais. Ce qui en fait d'excellents "vins de restaurateur".

Lors de l'exposition universelle de Paris en 1867, au cours d'une compétition restée célèbre, le Château Rayne-Vigneau, un Sauternes, fit triompher les vins français devant un vin allemand spécialement sélectionné, alors que le vin français provenait de l'ensemble de la récolte. C'est également au château Rayne-Vignaud que fut découvert un gisement de pierres précieuses. De nombreux géologues ont essayé de déterminer leur provenance, sans succès.

De tout temps, nos grands vins liquoreux ont été très prisés de la clientèle étrangère. On raconte que le grand-duc Constantin, frère du tsar de Russie, "arracha" pour un prix qualifié de démentiel, un tonneau de 900 litres de Château d'Yquem. De nos jours pour ce château, le rendement moyen à l'hectare est de l'ordre de 9 hectolitres, soit environ un verre de vin par pied de vigne. En 1985, lors d'une dégustation organisée à Bruxelles, 67 millésimes de Château d'Yquem furent dégustés (de 1867 à 1980). Certains observateurs ont estimé cette dégustation à 5 millions de francs belges...

Depuis quand utilise-t-on la pourriture noble en Bordelais ? Il est difficile de répondre avec précision à cette question, il y a plusieurs hypothèses en présence. Mais l'on raconte qu'en 1847, le marquis de Lur Saluces, propriétaire d'Yquem, rentra plus tard que prévu d'un voyage en Russie. En son absence, personne n'osa prendre la décision de faire commencer les vendanges. A son retour, la majeure partie de la récolte était atteinte de pourriture, noble bien entendu. La vendange eut lieu et chacun connaît la suite...

En Allemagne, on raconte la même chose pour le Schloss Johanisberg, propriété du Prince de Metternich...




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