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Classifications des vins de Bordeaux
Avant de parler de classification, il paraît
indispensable de donner la définition du mot "château" en Bordelais. Vins rouges :
Soit 62 crus au total. Dès sa publication, cette classification a été contestée (c'est à cette époque que le Château Mouton Rothschild a pris pour devise : "Premier ne suis, second ne daigne, Mouton suis"). 150 ans après, la contestation est toujours à l'ordre du jour... Etant donné les polémiques qu'elle soulève, il est difficile à l'auteur de ces lignes de prendre parti. Cette classification existe, les clients la connaissent et le restaurateur n'a pas le droit de l'ignorer. L'expérience prouve que, dans l'ensemble, les vins qui y figurent, le méritent. Faut-il revoir la hiérarchie ? C'est possible, mais pour quels crus et selon quels critères ? En revanche, de nos jours, certains vins non classés en 1855 y auraient certainement leur place, mais pour différentes raisons, une refonte paraît peu probable. Une seule modification est intervenue en 1973, de deuxième cru, le Château Mouton Rothschild est passé premier cru. D'autre part, en 1932, pour le Médoc, ont été créés les crus bourgeois, les crus artisans et les crus paysans. De nos jours, certains crus bourgeois sont vendus aussi chers que des crus classés en 1855. Le consommateur rectifie donc de lui-même les éventuelles injustices de ce classement. Le reproche le plus grave que l'on peut faire à cette classification de 1855, qui porte le nom de "Classification officielle des grands vins de la Gironde", c'est d'être limitée aux seuls vins du Médoc et du Sauternais (une seule exception: le Château Haut-Brion qui est un Graves). Plusieurs raisons sont données pour tenter d'expliquer l'absence des St-Emilion, Pomerol, Graves,... mais elles ne sont pas toujours convaincantes. Ne pouvant bénéficier de cette classification, ces différentes régions ont créé la leur :
Cela devient souvent source de malentendus dans l'esprit des consommateurs et constitue un casse-tête pour les restaurateurs ! En effet, du point de vue qualitatif, il est difficile de comparer, en se référant aux différents classements existants, un deuxième cru du Médoc, un cru classé des Graves, un St-Emilion grand cru et un Pomerol, sachant que pour cette dernière région, il n'existe pas de classement officiel. En conclusion, il est possible de donner à l'acheteur le conseil suivant : lorsqu'une classification existe, elle établit en principe une hiérarchie à l'intérieur d'une région précise, voire d'une appellation, mais aucune échelle de valeur ne permet de passer d'une classification à une autre.
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