Sensibilisation aux
perceptions olfactives
La dégustation des vins permet d'entrer dans le monde fabuleux des
parfums, des odeurs, des senteurs... Cependant, il apparaît très rapidement que, si dans
l'ensemble, nous n'avons pas de problèmes au niveau des perceptions visuelles ou
acoustiques, il en va tout autrement pour l'olfaction. Nous sommes pratiquement tous
"handicapés". Que de fois entend-on : "je connais cette odeur, mais je
ne trouve pas son nom" ou encore : "Non, je ne perçois rien."
Quelle est la raison de cette faiblesse ? Elle est simple : nous oublions de faire
travailler notre nez ! Il s'agit pourtant d'un "attribut" très important pour
la dégustation. Rappelons que Jean Lenoir un Bourguignon, a mis au point des coffrets de
petits flacons qui permettent de "faire ses gammes" et d'apprendre à
reconnaître les principaux arômes rencontrés dans le vin. Chacun de nous peut obtenir
des résultats honorables sur le plan olfactif en s'imposant de petits exercices très
simples, qui peuvent être réalisés quotidiennement à peu de frais. Il suffit par
exemple d'aller dans un jardin pour apprendre à y sentir les fleurs. Ceux qui ne
possèdent pas de jardin peuvent lors d'une promenade, à la campagne ou en forêt,
ramasser quelques fleurs sauvages, des herbes, de la mousse, des feuilles mortes, de la
fougère, etc., et les porter à leur nez.
Dans la cuisine, pourquoi ne pas ouvrir les petits flacons
renfermant noix de muscade, thym, laurier, sauge, etc. et essayer de mémoriser ces
odeurs. Ces exercices ne permettront pas de rivaliser avec les "nez"
responsables de l'élaboration des parfums dans la région de Grasse, mais ils sont
absolument indispensables pour obtenir de bons résultats en dégustation. Il ne peut
s'agir que d'un travail personnel. Mais n'est-ce-pas le meilleur moyen pour retrouver le
tilleul dans un vin blanc du Val de Loire, le genêt sur un Jurançon, la cerise
sur un Morgon, ou le litchee sur un Muscat de Beaumes-de-Venise ?
Remarque : dans les lycées hôteliers, la mise en
évidence des saveurs de base et l'identification des arômes peuvent constituer
d'excellents exercices dans le cadre des cours de technologie appliquée, aussi bien en
salle qu'en cuisine.
SOURCE
: JEAN LENOIR
CARNOUX-EN-PROVENCE

Le nez du vin : 54 arômes.
L'anosmie
est peu compatible avec le métier de sommelier.
Il s'agit, en effet, d'une diminution ou de la perte complète de l'odorat. |