Existe-t-il de mauvais millésimes ?

La carte publiée et mise à jour chaque année par la Compagnie des courtiers Jurés-Experts piqueurs de vins de Paris doit retenir l'attention. Elle peut être obtenue contre une petite participation aux frais en s'adressant au siège de la Compagnie (voir page suivante et annexe).

Avec les progrès de l'œnologie, il n'existe plus de mauvais millésimes. Mais ils ne sont pas tous exceptionnels! Il y a souvent une alternance : très bon, bon, moyen, petit. Evidemment, chacun ne souhaiterait boire que des millésimes exceptionnels. Mais ces années-là, les grands vins sont chers et il faut savoir les attendre (surtout pour les grands vins rouges et certains vins liquoreux). Actuellement, les "petits" millésimes sont trop souvent négligés, voire condamnés. Ils présentent pourtant l'avantage d'évoluer rapidement et d'être à des prix abordables. N'est-ce pas une bonne chose pour le restaurateur ? Il faudrait arriver à faire accepter cette idée au client. Très souvent celui-ci goûte le vin, le trouve excellent, demande l'année, consulte sa carte des millésimes. S'il constate alors qu'il ne s'agit pas d'une grande année, il nuance son jugement... C'est alors le rôle du restaurateur de lui expliquer que le vin est à maturité et de lui faire découvrir que si l'on n'attend pas trop, il est possible de "se faire plaisir" en dehors des grands millésimes. 1994, petite année pour les Bordeaux rouges, en est une excellente illustration. Des crus classés, achetés à des prix très abordables, ont permis à quelques initiés de déguster des vins d'un excellent rapport qualité/prix. Bien entendu, il ne fallait pas attendre vingt ans avant de les boire.

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    SOURCE : CIE DES COURTIERS JURÉS-EXPERTS PIQUEURS DE VINS DE PARIS.

Il y a incontestablement des différences sensibles d'un millésime à l'autre. Mais la règle d'or est de ne pas généraliser, ce qui arrive trop souvent. Il existe presque toujours d'excellents vins dans des millésimes réputés moyens. De même, il peut y avoir des déceptions dans un grand millésime. N'oublions jamais le facteur humain. Pour beaucoup de personnes l'année 1975 a représenté un grand millésime. Cela est vrai pour certains Bordeaux, en Bourgogne au contraire, 1975 a donné de piètres résultats. Beaucoup plus près de nous, 1997 a été un excellent millésime pour les Côtes du Rhône septentrionales et un bon millésime sans plus pour les Bordeaux rouges. Même à l'intérieur d'une région, des différences sensibles sont souvent constatées, d'un cépage à l'autre, d'un type de vin à l'autre. En Bordelais, 1990 est considérée comme une année prestigieuse pour les vins rouges ; en revanche, les vins blancs secs sont généralement de qualité moyenne. L'année 1997 fut un bon millésime pour l'ensemble des vins français, mais en Alsace où, en raison de la date tardive des vendanges et d'une très belle arrière-saison, 1997 est classée comme un millésime exceptionnel.
Ces quelques exemples montrent qu'il ne faut pas généraliser.

DURÉES MOYENNES DE CONSERVATION DES VINS

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SOURCE : SOPEXA.




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