Facteurs influançant la qualité

Ils sont de deux types :

- ceux liés au milieu cultural (la nature du sol, l'orientation, le climat, etc.) sur lesquels l'homme ne peut pratiquement pas intervenir ;

- ceux sur lesquels l'homme peut intervenir (le respect du sol, le choix du cépage, le mode de conduite et le rendement, le choix de la date des vendanges, etc.).

FACTEURS LIÉS AU MILIEU CULTURAL

        DOCUMENT ANIVIT
Le sol
Il s'agit d'un élément déterminant, tant sur le plan qualitatif que quantitatif. Il n'est pas rare d'entendre dire : "La vigne doit souffrir pour fournir du bon vin". Effectivement, lorsque le sol est trop fertile, les vins présentent peu d'agrément. La vigne aime les sols caillouteux et bien drainés. Les meilleurs résultats sont souvent obtenus sur des sols pauvres car, dans ce cas, les rendements sont limités.

Il faut se souvenir que :
La silice apporte le bouquet, la légèreté, la finesse,...
Le calcaire apporte la rondeur.
L'argile apporte la fermeté, le tanin, etc.

Le sol idéal contient ces trois éléments. Certains cépages ne donnent de bons résultats que sur un type de sol bien précis. Exemples : le Gamay nécessite un sol granitique (Beaujolais villages), le Chardonnay préfère le calcaire (Champagne, Bourgogne).

Le Climat

        DOCUMENT ANIVIT
Cliquez sur l'image pour agrandir la visualisation La vigne n'aime pas les températures extrêmes.
Lumière, température, vent, humidité sont autant d'éléments qui vont intervenir sur la qualité du vin. Ils sont déterminants dans la notion de millésime. Aucune année ne se ressemble.
Certaines années, des vignobles sont détruits par le gel (Pomerol en 1956, Chablis en 1957).
De même, une sécheresse excessive est préjudiciable à la vigne surtout si elle est encore jeune.
Les températures des mois d'août et septembre sont celles qui ont le plus d'importance, car c'est à cette période qu'intervient la "maturation". Mais pendant la floraison, qui a lieu environ 100 jours avant les vendanges, des températures trop basses peuvent aussi compromettre la quantité, car les fleurs coulent.

L'orientation

La meilleure orientation est le sud-est, car elle permet un ensoleillement maximum. Elle a une grande influence dans les vignobles situés à la limite de la culture de la vigne.
L'altitude est également importante. Elle permet d'obtenir des vins frais (bien pourvus en acidité) dans des régions méridionales.

FACTEURS SUR LESQUELS L'HOMME PEUT INTERVENIR

Choix du cépage
"Le génie du vin est dans le cépage" a dit Olivier de Serres.
Pour les vins d'appellation d'origine, le ou les cépages sont fixés par décret. Mais, dans de nombreux cas, le viticulteur a le choix entre différentes possibilités (jusqu'à 13 cépages admis à Châteauneuf-du-Pape) il doit donc faire le bon choix, en tenant compte de la nature du sol, de la situation du vignoble (plaine, coteaux, vallée, etc.), du type de vin qu'il souhaite obtenir, des conditions climatiques. et des décrets qui régissent l'A.O.C.

Rappel : les Français donnent la priorité au terroir (sol, climat) pour les facteurs qualitatifs, mais dans de nombreux pays anglo-saxons, (notamment aux Etats-Unis) c'est le cépage qui est souvent l'élément déterminant.

SOURCE : DUBŒUF

Taille de la vigne

Mode de conduite et rendement
La taille et la densité de plantation (nombre de pieds à l'hectare) ont beaucoup d'influence tant sur le plan quantitatif que sur le plan qualitatif. Il faut savoir que les rendements élevés sont rarement synonymes de qualité. Une taille courte et une densité de plantation bien maîtrisée sont deux éléments favorables quant à la qualité du produit obtenu. Si, après la nouaison, la charge de raisins est trop abondante, certains vignerons pratiquent les "vendanges vertes". C'est-à-dire qu'ils suppriment des grappes pour favoriser le développement des autres. Cette opération qui demande beaucoup de courage, car on ne sait jamais ce que réserve l'avenir, doit être effectuée tôt. A proximité des vendanges, elle ne sert plus à rien.

Choix du porte-greffe et lutte contre les ennemis de la vigne : mildiou, oïdium, pourriture grise, etc.

Reconstitution du vignoble : par tranche, afin de limiter le pourcentage de vignes jeunes.

Détermination de la date des vendanges.

Conduite des vinifications.

Elevage du vin : vieillissement sous bois, conditions de stockage, etc.

Cette énumération, non limitative, montre l'importance du facteur humain dans l'élaboration des vins de qualité.

CULTURE BIODYNAMIQUE ET CULTURE BIOLOGIQUE

SOURCE : DUBŒUF

Brûlage des sarments.
SOURCE : BRUNET

Vendanges vertes effectuées trop tard.

Depuis longtemps déjà, certains vignerons ont pris conscience du danger que représente l'usage abusif de certains traitements chimiques. Pour beaucoup de consommateurs, les producteurs "bio" ou ceux travaillant en "biodynamique" étaient considérés comme de "doux rêveurs". Le grave problème de la vache folle a provoqué une prise de conscience. Maintenant, nombreux sont les consommateurs qui recherchent des produits avec un minimum de traitements chimiques. Deux possibilités leur sont offertes : la biodynamique ou la culture biologique.

          
Vins issus de culture biologique.

Culture biodynamique

Les principes de cette méthode, qui découlent d'un système de pensée appelé "anthroposophie", ont été énoncés dès 1924 par Steinert pour répondre aux inquiétudes des agriculteurs de l'époque.

Cette méthode consiste à :
w valoriser le sol et la plante dans son milieu naturel grâce à des préparations issues de matières végétales, animales et minérales (bouse, corne, ortie, valériane, camomille, écorce de chêne, etc.).
w appliquer ces préparations en tenant compte des saisons, du soleil, de la lune...
w privilégier le travail du sol par des labours et des griffages effectués à des moments très précis.

Liste non limitative.

Selon le Syndicat International des Vignerons en Culture Biodynamique, dont le siège est à Tain L'Hermitage : "Le but du viticulteur biodynamique au travers de sa culture spécifique de la vigne est de produire un vin de haute qualité avec ses caractéristiques propres issues des éléments uniques qui forment le terroir de chaque domaine. Le vin en sera l'expression car ainsi les qualités et les particularités de ce terroir seront respectées".

Vin issu de raisins de l’agriculture biologique

De plus en plus de consommateurs recherchent des produits dits bio ; le vin n’échappe pas à cette demande.

Précisons tout d’abord que l’on ne devrait pas parler de «vin biologique», mais de «vin issu de raisins de l’agriculture biologique». C’est cette mention qui devrait figurer sur les cartes des vins. C’est d’ailleurs celle qui est présente sur les étiquettes, où elle est accompagnée de la référence de l’organisme certificateur.

Un vin issu de l'agriculture biologique est un vin élaboré à partir d’un mode de production spécifique, caractérisé par la non-utilisation de produits chimiques de synthèse et d’OGM.

Pour ces vins, un cahier des charges très strict impose notamment :

  • la certification de l’exploitation par un organisme certificateur agréé par les pouvoirs publics pour sa compétence, son indépendance et son impartialité ;
  • des contrôles stricts et systématiques dans les vignes et dans les caves ;
  • des prélèvements et analyses, si besoin.

En forte progression ces dernières années, la viticulture ‘bio' concerne toutes les régions de France et tous les types de vins : blancs, rouges, rosés, effervescents, liquoreux…

Contrairement à ce que l’on entend parfois, ce type d’élaboration n’altère en rien les caractères organoleptiques des vins, bien au contraire. Ce sont des vins à promouvoir en restauration.

Culture biologique

Précisons tout d'abord que l'on ne doit pas parler de "vins biologiques" mais de vins "issus de l'agriculture biologique".
Ce sont deux professeurs suisses qui ont, les premiers, proposé les bases d'une agriculture biologique. Cette dernière ne découle pas d'un projet de société comme celui de Steinert, mais elle se présente comme une technique pour répondre aux problèmes causés par l'agriculture moderne.
Reconnue officiellement en 1980, elle est soumise à des conditions de production très strictes.
L'U.E a officialisé l'agriculture biologique depuis juin 1991.
En France, une fédération nationale interprofessionnelle des vins biologiques a été créée en 1998.
Qu'est-ce qu'un vin issu de l'agriculture biologique ?
C'est un vin issu de vignes cultivées selon les règles conformément au règlement de 1991 de l'U.E.
Les vignes doivent être cultivées sans emploi de produits chimiques de synthèse. Elles doivent être fertilisées à l'aide d'engrais verts, de composts, pour stimuler l'activité biologique des sols.
Pour lutter contre les maladies et les insectes nuisibles, de simples sels sont utilisés (souffre et cuivre), des algues, des extraits végétaux ou des techniques modernes de lutte biologique.
Le vin est élaboré en limitant très strictement l'emploi d'additifs. Les doses limites maximales de SO2 sont les plus faibles possible.


7 degrés d'alcool acquis,
3 degrés d'alcool en puissance,
alcool total : 10° ou 10 % Vol.




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