Origines et bref historique du vignoble

L'URSS "troisième pays producteur de vin du monde". Cette affirmation, bien qu'avérée, a longtemps fait sourire. Mais il faut savoir qu'au début des années 1980, les surfaces plantées en vigne, dans ce qui était alors l'URSS, ont dépassé 1 300 000 ha, soit une superficie nettement supérieure à celle du vignoble français ou italien ! Il ne faut jamais oublier que l'ex-URSS ne se limitait pas à la Sibérie et aux pays Baltes. À l'époque, c'était le plus vaste État du monde. Il avait quarante fois la superficie de la France, il s'étendait sur onze fuseaux horaires, 160° en longitude et 60° en latitude.

De nos jours, on ne parle plus de l'URSS, mais de pays indépendants : Russie, Ukraine, Moldavie, Géorgie, etc.

La culture de la vigne est très ancienne dans de nombreux pays qui composent aujourd'hui la C.E.I. mais ce n'est qu'après la Seconde Guerre mondiale que l'ex-URSS est devenue un gros producteur de vin. À cela deux raisons essentielles : l'annexion de nouveaux territoires essentiellement viticoles comme la Moldavie, la Crimée, la Géorgie… et l'encouragement à la consommation de vin pour enrayer celle des alcools forts.

Il existe peu de précisions sur l'origine de certains vignobles. En revanche, on sait avec certitude que la vigne était déjà présente près de la Mer Caspienne et de la Mer Noire 1 000 ans av. J.-C. Cinq siècles avant notre ère, les vins d'Arménie étaient déjà très appréciés.

À la fin du XIXe siècle, comme partout en Europe, les vignobles ne furent pas épargnés par le phylloxéra.

À la fin de l'époque tsariste, la vigne n'occupait qu'un peu plus de 200 000 hectares. Comme nous l'avons vu précédemment, ce n'est qu'après la Seconde Guerre mondiale que la viticulture a connu une extension très rapide.

Pendant la période "soviétique" et la collectivisation qui en a découlé, de nombreuses petites exploitations ont disparu au profit d'immenses fermes d'état. L'élaboration du vin a été encouragée pour lutter, sans succès d'ailleurs, contre la consommation abusive de vodka. Le seul objectif était le rendement, les plantations intensives dans les zones faciles à travailler mécaniquement se sont multipliées, les cuveries sont devenues de véritables usines. Le "bloc soviétique" a longtemps absorbé ces vins "sans vice, ni vertu".

Depuis l'indépendance, plusieurs états à vocation vitivinicole sont revenus à des pratiques traditionnelles et élaborent à nouveau des vins dignes de figurer sur les meilleures tables. On trouve de plus en plus de bons vins, surtout parmi les vins de dessert et les vins effervescents. Quant aux vins classiques, certains sont tout à fait remarquables.



Poser une nouvelle question
Nom : Vous pouvez utiliser un pseudonyme pour rester anonyme
Titre :
Message : 
Email : Pour être alerté des nouvelles réponses
Votre email ne sera utilisé que par L'Hôtellerie Restauration
Je déclare accepter l'éthique des blogs des experts

Protection de vos données  -  Signaler un contenu illicite


© Copyright L'Hôtellerie Restauration - Tous droits réservés - REPRODUCTION INTERDITE