La méthode du bénéfice reconstitué

Cette méthode consiste à mesurer la rentabilité d’une affaire à partir des données comptables figurant au bilan.

Pour résumer, nous partons de l’E.B.E. et nous lui ajoutons et retranchons des éléments mentionnés au bilan, pour aboutir à la vision la plus objective possible de la capacité d’une affaire à générer des bénéfices et donc à rembourser un crédit bancaire. C’est la raison pour laquelle on parle de ‘bénéfice reconstitué’ ou ‘d‘E.B.E. retraité’.

L’E.B.E. retraité correspond au résultat d’exploitation + les dotations aux amortissements et provisions + les salaires et charges des dirigeants + les grosses dépenses qui ne sont pas indispensables à l’exploitation et qui sont susceptibles de disparaître au départ de l’exploitant (dépenses de restaurants, ou de réceptions, frais d’un procès aux prud’hommes, salaires de confort, location de voiture) – les recettes exceptionnelles (reprise sur amortissements, subventions particulières…).

Mais, une fois l’E.B.E. retraité déterminé, nous ne le prenons pas forcément en considération en entier. En effet, nous lui appliquons un pourcentage compris entre 50 % et 100 %. Ce coefficient varie en fonction du niveau d’activité de l’affaire. Si l’hôtel est exploité au maximum de ses possibilités (fort taux d’occupation et prix moyen des chambres élevé), le coefficient appliqué sera faible. Si au contraire, le taux d’occupation et le prix moyen des chambres à l’unité est réduit par rapport à son potentiel de développement, le coefficient appliqué sera fort.

Ensuite, nous pondérons le chiffre trouvé en appliquant un coefficient compris entre 7 et 10, sachant que pour choisir ce coefficient nous tenons compte de plusieurs éléments, à savoir :

- L’emplacement (une affaire bien placée vaut davantage, et mérite un fort coefficient).

- La capacité de remplissage de l’hôtel (2 hôtels de confort équivalent l’un de 25 chambres, l’autre de 40 chambres ont quasiment les mêmes frais généraux de fonctionnement. Mais celui de 40 chambres a plus de chambres donc plus de possibilités de générer du bénéfice. On lui appliquera donc un coefficient supérieur à l’hôtel de 25 chambres).

- L’état général de l’affaire (une affaire luxueuse se verra appliquer un coefficient plus fort qu’une affaire défraîchie).



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