Attila le "preneur de commandes" contre St-Francis le "vendeur"

Dans n'importe quel bar ou restaurant avec service à table, il y a deux types de serveurs, serveuses ou barmen :

  1. Les "Preneurs de commandes",
  2. Les "Vendeurs" orientés vers le service.

Lesquels choisiriez-vous en tant que serveurs ? Si vous avez choisi le type 2, vous avez la bonne réponse. Si vous avez choisi le type 1, retournez à la case départ et ne touchez pas 200 $ !

  • Les "preneurs de commandes" sont au service traditionnel ce qu'un chien est à un lampadaire.
  • Les "preneurs de commandes" ne sont que des distributeurs automatiques qui marchent.

Les "preneurs de commandes" perçoivent les clients comme une interruption de leur travail, au lieu d'en faire leur centre d'intérêt. Les "preneurs de commandes" vivent sous toutes les formes, tailles, sexes, races, couleurs ou religions. Vous pouvez les reconnaître aisément grâce à :

  1. La façon dont ils vous accueillent ("Prêts à commander ?"),
  2. La manière dont ils répondent à une simple question telle que : "Quelles sortes de bières avez-vous ?"

Le "preneur de commandes" répond en montrant du doigt une rangée de bouteilles poussiéreuses alignées sur une étagère au-dessus du bar. "Elles sont là-haut" dit-il. Puis il regarde dans le vide et il attend… pour finalement lâcher : "je vous laisse quelques minutes pour vous décider !" avant de disparaître comme un voleur.
Lorsqu'on lui demande s'il y a une carte des vins, le "preneur de commandes" répond "Bien sûr" et vous tend un exemplaire. Vous jetez un coup d'œil tandis qu'il vous regarde comme on regarde le compteur à une station-service.
Dans une salle à manger remplie de "preneurs de commandes", ce sont les clients qui sont les meilleurs "serveurs" !

Les serveurs ne sont pas nés "preneurs de commandes", ils le deviennent parce qu'être "preneur de commandes" est perçu comme la "voie de moindre difficulté". Les "preneurs de commandes" ne réalisent généralement pas que leur comportement aboutit à un mauvais service et à peu de pourboires. Le pire est qu'ils blâment le client pour l'insuffisance de pourboires et proclament haut et fort que cette fois-ci, c'est décidé, ils vont partir se chercher un "vrai" travail. Mais, ne les blâmez pas. Ce n'est pas de leur faute. Personne ne leur a appris à mieux servir et donc à mieux vendre. C'est la responsabilité du propriétaire ou de l'exploitant. (Comme nous l'avons dit plus haut, "si le fils jure, frappe le père").

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