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| Accueil Blog > Le départ du client, surprise au dernier acte > Incitez à réclamer |
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Titre choquant et pourtant réaliste : que les clients soient français (donc râleurs parait-il) ou d’ailleurs, seulement 4 % des clients mécontents expriment leur réclamation. Pour quelles raisons ?
Si vous avez des réponses précises, contactez-moi, je serai ravi de partager avec vous. Quoiqu’il en soit, 96 % préfèrent se taire, en parler dehors autour d’eux ou changer d’adresse : 1 client mécontent va en parler à 11 personnes autour de lui, 1 client satisfait en parlera à 4 personnes seulement. La clientèle d’un restaurant est un château de cartes bien fragile. Et pour vous rassurer, Andersen Consulting vous démontre que 68 % des clients vous quittent surtout parce que vous leur avez été indifférents et «seulement 14 %» parce qu’ils ont été mécontents.
Par contre, pour le traitement des réclamations, les pages suivantes vont tenter d’éclairer la route à suivre.
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«Un client mécontent a toujours raison... de le dire[nb]. |
C’est le moment de mettre au rebus quelques idées reçues transmises par la génération des serveurs pleins de certitudes :
[nb] Philippe Detrie – Les réclamations clients – Ed d’Organisation.
Dans une situation de conflit, tout le monde à
raison : le client a raison de s’exprimer, il attend de vous de l’écoute, une
analyse de la situation, des solutions. Parmi les solutions, il peut y avoir
votre réponse négative dès l’instant que vous savez démontrer avec diplomatie le
bien fondé du point de vue de votre entreprise.
n’a pas su traiter la réclamation : contestant la cuisson de son
plat, le client a eu une 2e raison de réclamer et de quitter définitivement le
restaurant, parce que l’assiette lui est revenue à table, accompagnée d’un geste
vengeur.
a eu raison de dire «non» à un
client exigeant une entrecôte «bien cuite» et surtout «très tendre». Après
explication, le choix final s’est arrêté sur un filet d’aloyau cuit «à point»,
le cuisinier ayant pris le soin de le tailler en 2 pour en réduire l’épaisseur,
le tout vendu au prix réel du filet.
Le restaurateur a aussi de bonnes raisons de s’intéresser réellement à ce que veut exprimer son client, il en retirera tellement d’informations sur la réalité de son produit et de sa prestation. Progresser et ne plus faire d’erreur ne sont-ils pas le quotidien des perfectionnistes ?
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"Il faut prendre sur soi, un peu comme un
pionnier qui arriverait en terre inconnue. Ecouter, beaucoup écouter, avant de
se faire entendre." |
...Solution unique : il n’y a pas d’école de réclamations, il y a surtout des comportements à adopter. Vos expériences et l’expérience des autres vous permettront d’acquérir des savoir-faire au fur et à mesure que vous y serez confrontés.
Comment étais-je, ces jours-là
ou
?
Quand l’imprévisible se produit, nous sommes tous en phase d’expérimentation et d’apprentissage :
Lorsque le client exprime une réclamation, il le fait en général de bonne foi pour obtenir réparation :
Votre rôle consiste à intervenir rapidement, car vous êtes, dans les cas exposés ci-dessus, responsable, parce que :
Et lorsque votre intervention est rapide, le client appréciera à juste titre des
excuses de votre part. De plus, parce que vous l’avez entendu et que vous avez
réagi rapidement, il restera le client de votre restaurant (dans 82 % des cas).
Ne vous contentez pas de la fuite ou des oublis de
:
«Récemment,
une serveuse expose la proportion prise par une réclamation qu’elle a oublié de
traiter dans le rush du service : une assiette d’entrée non conforme à la
commande (il suffisait de la refaire). Au moment du règlement, beaucoup de
qualificatifs ont fusé au dessus de ses épaules, le tout largement partagé avec
les autres clients. Si la proportion donnée par le client à l’incident me
semblait excessive, le client avait raison, parce qu’il n’avait pas été entendu
sur la non conformité de la commande».
En écoutant le client s’exprimer, vous chercherez à identifier le type de réclamation et vous l’affecterez dans l’une des cases suivantes :
| Réparable | Non réparable | |
| Justifiées | ||
| Non justifiées |
Et dans les cas où votre responsable est sollicité pour intervenir, vous veillerez à ce qu’il le fasse rapidement, c’est votre droit en application du paragraphe ci-dessus.
[nb] C’est notamment son rôle dans le restaurant.

cherche souvent à réunir les 2
contextes suivants :
Ainsi fonctionne la nature humaine, ne luttez pas, servez-vous-en.
Parmi les outils à notre disposition pour aider les équipes en contact avec les clients à résoudre les problèmes qui leur sont posés, j’utilise beaucoup la méthode Erica présentée par Philippe Détrie[nb] :
[nb] Réclamations clients – Ed d’Organisation.
[nb] Al Handerson, tir à l’arc, coach – février 91 – Objectif Le Jaune.
C’est connu, au restaurant, il suffit de
réclamer un peu pour se faire offrir un apéritif, un café. Je retrouve la même
mode lancée il n'y a pas très longtemps, au siècle dernier tout de même, qui
consistait à négocier systématiquement le prix d’une chambre d’hôtel et à
obtenir bien sûr un bon prix.
Lorsqu’un client conteste dans le seul but d’obtenir une réduction ou des
offerts, nous avons affaire à une réclamation tactique non justifiée. Quand on
sait qu’un restaurant de petite capacité fait une marge bénéficiaire de 1 à 5 %
avant impôt, alors qu’un commerçant de produit non périssable atteint 15 à 20 %
en vitesse de croisières, quelle décision devez-vous prendre pour enrayer la
fuite de vos modestes marges ?
Consommateur comme vous tous, je commande un
civet de lapin. Elevé à la campagne, je finis complètement mon assiette,
facilitant ainsi les débarrassages à la plonge. Il reste dans l’assiette
couteau, fourchette et... l’œil du lapin !
La promptitude du serveur a été stoppée par le croisement de mon regard.
Explications, excuses d’usage, il s’en va vers la plonge et fait un crochet du
côté du patron.
Restant toujours anonyme dans ces situations, je commande un café, servi
accompagné d’un coupon et du commentaire du serveur : «Vous l’avez compris,
nous avons manqué de vigilance, le patron vous remet un coupon valable pour 4
apéritifs. Vous pourrez les offrir à des amis pour leur prochain passage».
Je vous laisse philosopher sur la profondeur du
message ! Bravo !
Bien sûr, j’ai payé ma note et il n’était pas nécessaire d’offrir le café.
Dites-nous qui
vous êtes dans ces moments là !
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a |
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| 1 | «Non Monsieur... vous vous trompez» | |
| 2 | «J’ai la preuve que ce que vous dites n’est pas possible» | |
| 3 | «Si je comprends bien, vous voulez me dire que... et bien, si vous me le permettez, je vais vous expliquer ceci : ...» | |
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a |
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| 1 | «Ce n’est pas grave, ça nous arrive de temps en temps» | |
| 2 | «Ah bon ? vous n’avez pas de chance» sur un ton humoristique | |
| 3 | Vous le laissez parler pour comprendre les faits | |
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a |
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| 1 | «nous n’y sommes pour rien, nous ne pouvons pas résoudre le problème, c’est comme ça depuis 3 jours» | |
| 2 | Vous laissez le responsable négocier | |
| 3 | «quelle catastrophe, mais ne n’est pas de ma faute» | |
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a |
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| 1 | Vous répondez sur le même ton | |
| 2 | Vous partez, il n’a pas à vous parler ainsi | |
| 3 | Vous répondez d’un ton calme et serein | |
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a |
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| 1 | vous l’alignez de vote meilleur coup droit | |
| 2 | vous lui expliquez, sur un ton calme, qu’il dépasse les règles de respect | |
| 3 | vous demandez au responsable de régler le problème | |